| [ Jeudi 23 novembre 2006 ] | par Stéphane Kauffmann |

Dans l’encombrement, le Samsung ne se distingue pas d’un lecteur DVD traditionnel. La finition est impeccable et le look devrait plaire au plus grand nombre. L’association noir et argent est réussie avec le dégradé sur la façade. Les lumières bleues qui illuminent l’avant sont suffisamment discrètes pour ne pas être gênantes. La télécommande est également assez jolie, similaire à celles des téléviseurs de la marque. En revanche, elle s’avère peu pratique à l’usage car la disposition et la hiérarchie des boutons ne sont pas idéales. On se mélange les pinceaux dans les fonctions de lecture. Les menus à l’écran sont simples et on se repère facilement. Il faut dire aussi que les réglages sont très limités et que vous n’aurez pas à y aller souvent. L’écran en façade affiche les renseignements classiques ainsi que la résolution.

Au dos de l’appareil, on retrouve une connectique traditionnelle et complète. En vidéo et dans l’ordre décroissant de qualité, il s’agit du HDMI, YUV, S-Vidéo et cinch. Il n’y a pas de Péritel ce qui peut paraître curieux. D’un autre côté, celui qui achète un Blu-Ray à 1300 euros pour le brancher sur un téléviseur basse résolution... Cela s’explique sans doute par la grande similitude avec le modèle américain. Pour l’audio, il y a évidemment des sorties numériques optique et coaxiale pour se relier à un ensemble home cinéma. Sinon, on trouve aussi le traditionnel cinch stéréo et une sorte 5.1 analogique pour brancher des enceintes amplifiées sans décodeur.

Petit plus, le lecteur intègre sous la trappe un lecteur de cartes mémoire multi-format et un port USB-host. Il sera ainsi possible de lire des musiques au format MP3 et d‘afficher des photos JPEG sans avoir à les graver au préalable sur un CD. La fonction photo est particulièrement intéressante car elle promet d’afficher en haute résolution. Il faut cependant préciser que les temps de chargement sont assez longs ce qui ne serait pas gênant si l’indicateur de chargement ne venait pas clignoter par-dessus la photo. Car on veut bien patienter en regardant la photo mais pas si elle est occultée par des diodes multicolores. Des fois, on se demande, si les ingénieurs testent vraiment toutes les fonctions…. Passons au Blu-Ray.

Si un média est dans le lecteur, il se passe 30 secondes au maximum entre l’allumage du lecteur et la première image à l’écran. C’est long mais moins que la concurrence. De même le Samsung est le plus véloce à passer de l’arrêt à la lecture et aux menus. Nous avons déjà parlé de la qualité de l’image, elle est la plus nette et la plus définie mais aussi la plus sensible au bruit et aux mauvais films. Et il n’y a aucun réglage pour la modifier. En YUV, la qualité ne chute que très peu. Elle est un poil moins piquée. Pour la mise à l’échelle, le Samsung se débrouille bien, aussi bien qu’un lecteur DVD de bonne facture. Si vous l’associez à un téléviseur HD-Ready, il faudra vraiment expérimenter ce qui donne le meilleur résultat entre la mise à l’échelle par le lecteur et le diffuseur. Un vidéo-projecteur fera généralement mieux. Le BD-P 1000 lit bien entendu les DVD classiques et il s’acquitte honorablement de cette tâche avec des images très piquées et là aussi une tendance au bruit mais bien moins marquée qu’avec les Blu-Ray. Les DVD et le CD gravés sont lus sans soucis mais attention, le Samsung n’est compatible qu’avec les DVD -, pas les +. Au final, le Samsung est cher et n’offre pas beaucoup de réglages ce qui pourra gêner les passionnés. Sa finition est excellente et son look avenant. L’ergonomie est globalement correcte. L’image privilégie le piqué, la netteté et un rendu plus flashy.
Caractéristiques :
| < | Côté HD-DVD | Lecteur Panasonic DMP-BD10 | > |







