| [ Dimanche 25 janvier 2009 ] |
par Isabelle Boucq |
À quoi ressembleront les villes 2.0 ?
Introduction
Depuis 2000, la Fing traque, observe, décrypte les usages et les enjeux de la technologie dans notre société. Pour avoir deux exemples de son travail, il faut lire InternetActu, une lettre qui décortique les innovations du monde numérique ou se rendre à un de ses Carrefours des Possibles où des start-up présentent leurs projets. Avec la Fing forte de 160 membres (grandes entreprises, jeunes pousses, labos de recherche, collectivités, associations,…), le débat est toujours stimulant car il nous pousse à regarder au-delà du dernier gadget, du site à la mode.Avec le projet Villes 2.0, l’ambition était d’inventer et d’expérimenter la ville de demain. Première étape, faire un constat de ce qui se passe sur le terrain. La Fing l’affirme : la ville 2.0 existe déjà. « Nos gestes quotidiens sont entourés d’un halo numérique », soutient Thierry Marcou, chargé du projet Villes 2.0 à la Fing. « A Romans-sur-Isère qui compte 35 000 habitants, il y a des centaines de blogs où des habitants parlent de leur expérience de citadins et des centaines de personnes qui sont sur Facebook, Flick et Dailymotion. »« Certains acteurs ont pris beaucoup d’initiatives comme Google qui a révolutionné la cartographie urbaine et multiplie les services autour de ses données », continue Thierry Marcou. « Mais les gens eux-mêmes s’en emparent comme ce jeune père à Saint-Mandé dans la région parisienne qui a lancé le site Rouletaville pour aider les familles à optimiser leurs déplacements autour des activités périscolaires. C’est la nouvelle fabrique de services urbains. »Comme nous pouvons utiliser la météo sur Internet pour décider comment nous habiller le matin, la Fing est persuadée que la cartographie et d’autres applications à venir guideront nos itinéraires et nos comportements dans la ville. Les membres de l’équipe ont aussi parlé avec des étudiants d’une vingtaine d’années, les fameux « digital natives » qui sont nés avec un portable dans leur berceau comme le dit Thierry Marcoux. « Ils ont des perspectives que nous n’avons pas », constate-t-il.
Les Téléviseurs LCD/Plasma déjà testés