La luminosité
Le zoom est aussi plus ou moins lumineux, ce qui a une grande incidence sur les photos. La luminosité renseigne sur la capacité de l’objectif à ne pas en perdre. Plus le chiffre est bas et plus l’optique sera lumineuse. On parle aussi d’ouverture. Pour donner un exemple : 2 c’est lumineux, 3,5 à 4,5 dans la moyenne et au dessus de 5 plutôt peu lumineux. Les zooms des compacts perdent souvent en luminosité en position téléobjectif allant jusqu’à une valeur de 6. Du coup, la sensibilité doit être augmentée et la vitesse de prise de vue diminuée, augmentant ainsi le risque de bougé déjà plus élevé en position téléobjectif.La stabilisation
Une bonne luminosité permet de se passer du flash plus longtemps. C’est généralement le cas en position grand angle, moins à l’autre extrême en téléobjectif.
Bien exposer une photo implique le dosage de deux réglages : l’obturation en fermant plus ou moins le diaphragme et la vitesse en laissant passer la lumière plus ou moins longtemps. Pour l’obturation, cela reprend les valeurs de luminosité qui caractérisent un objectif et on va de la pleine ouverture qui correspond à la luminosité maximale jusqu’à la fermeture maximale du diaphragme. Des valeurs typiques iront de 3,5 à 22. Les vitesses vont de la limite maximale pour ne pas bouger, soit généralement un trentième de seconde (1/30) au temps le plus court qu’on peut gérer mécaniquement soit aux alentours du millième de seconde (1/1000 ou 1/2000).On peut stabiliser par le capteur ou par l’objectif, les deux étant efficaces à l’inverse de la stabilisation électronique qui ne l’est jamais.
Lorsque la luminosité est importante, il faut augmenter la vitesse et fermer le diaphragme. En revanche si la lumière vient à manquer, on ouvre le diaphragme et on baisse la vitesse. Une vitesse plus basse a pour conséquence que la photo peut être floue si le sujet qu’on photographie se déplace ou si on bouge pendant la prise de vue. Ce risque augmente d’autant qu’on va vers le téléobjectif qui amplifie tout mouvement du photographe. Pour palier cela, les appareils intègrent des systèmes de stabilisation. Il en existe de trois sortes. Le numérique par traitement électronique est généralement peu efficace dans les faits. La stabilisation mécanique est elle plus utile et peut se faire soit sur l’optique, soit au niveau du capteur. Sur les compacts, les deux sont utilisés, parfois conjointement. En reflex, c’est l’un ou l’autre. Sur le capteur, le système a l’avantage de fonctionner avec tous les objectifs sans frais supplémentaires. De son côté, la stabilisation de l’objectif est un peu plus efficace et on ne paie pour que si le modèle en est équipé. Cela se limite aux téléobjectifs car il n’y a que sur cette focale que la stabilisation est vraiment rentable mais cela rend aussi les optiques qui en sont munies bien plus onéreuses.