Apple Macbook Pro Retina : rien que pour vos yeux

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L’Apple Macbook Pro Retina est le dernier né de la gamme notebook de la marque à la pomme. Au menu, un nouveau design plus fin mais aussi et surtout un écran renversant.

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L’ordinateur Apple Macbook Pro Retina est la première nouveauté sortie de Cupertino depuis quelques temps déjà. Voilà en effet quelques années maintenant qu’Apple n’avait pas introduit de vraies nouveautés dans sa gamme d’ordinateurs portables. Si on avait bien eu droit à des mises à jour quasi annuelles des composants embarqués, il faut bien avouer que la marque à la pomme était plutôt conservatrice. Après tout le design Unibody utilisé sur le Macbook Pro et le Macbook Air date tout de même de 2008, une longévité somme toute exceptionnelle pour ce genre de produit.
A l’occasion de la WWDC Apple a donc présenté les versions 2012 de ses ordinateurs mais surtout un nouveau Macbook Pro. Petit tour du propriétaire…

Out les lecteurs physiques

Le nouveau Macbook Retina, comme son nom l’indique est équipé d’un écran haute résolution mais pas seulement. Il inaugure également un nouveau design. Un coup d’œil suffit tout de même pour constater qu’Apple n’a pas voulu faire trop de vagues. On se contentera donc d’un design unibody affiné par la disparition du lecteur optique. C’est un choix que certains discuteront. Mais il faut bien avouer que la disparition des supports physiques ont limité l’usage d’un DVD ou même d’un CD-Rom à quelques rares occurrences annuelles.

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Côté architecture, on est en territoire ultra-connu et le temps d’adaptation ne devrait pas dépasser la demi-seconde. On est donc en présence d’une superbe machine mais j’aurai aimé qu’Apple prenne un peu plus de risques plutôt que de continuer à décliner sans fin le même design tout réussi soit-il.
En supprimant tout lecteur mécanique (DVD et HDD) Apple a pu sérieusement réduire l’épaisseur de sa machine : on passe de 24 à 18 mm, ce qui le met à la hauteur des ultrabooks 13 pouces les plus épais. Le poids chute lui aussi pour atteindre 2 Kg contre 3 Kg pour le précédent 15 pouces. Le Macbook Retina n’est toutefois pas le 15 pouces le plus nomade que nous ayons testé, ce titre revenant au Série 9 de Samsung (en test incessamment sous peu).

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Une connectique bien fournie

La connectique reste riche malgré le manque de place, on trouve deux ports USB (désormais en version 3, deux connecteurs Thunderbolt, une prise Jack, un lecteur des cartes SD et, première chez Apple une sorte HDMI ! Oubliés par contre les connecteurs FireWire et RJ-45, il faudra passer par des adaptateurs Thunderbolt facturés 30 € pièce. Ça fait mal. Dernière évolution : la prise MagSafe qui passe en version 2 plus fine. Si vous utilisez un moniteur Apple un adaptateur est toutefois vendu 10 € pour continuer à alimenter le laptop. Là encore…. Aïe.

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La partie clavier/touchpad est inchangée, on retrouve donc l’un des combos les plus efficaces du marché. Parmi les changements on notera la disparition de l’inscription « Macbook Pro » en bas de l’écran mais aussi le déplacement du bouton d’allumage classique qui prend désormais place en haut à droite du clavier. Un choix à notre goût assez moyen puisque nous avons activé la touch accidentellement à plusieurs reprises.

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Un Retina brillant

Attaquons maintenant le plat de résistance du portable, j’ai nommé le très impressionnant écran de 15 pouces. Comme l’iPhone et l’iPad ce dernier est affublé du sobriquet de « Retina » par Apple. Si on peut regretter que ce surnom soit un peu élastique, il faut bien avouer que la résolution affichée impressionne. Avec son 2880 x 1800 cet écran écrase tous les moniteurs grand public que nous avons pu voir. C’est simple, seule une poignée de moniteurs professionnels propose une résolution plus élevée et encore, ce Macbook continuera d’avoir une densité nettement supérieure. En attendant d’avoir pu laisser notre expert maison Benoît Dupont poser ses mains dessus voici nos impressions.

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Tout d’abord la dalle IPS fabriquée par LG et Phillips offre de très larges angles de vision, on est sans doute très proche des 178° annoncés par Apple. Le contraste est tout bonnement excellent, même si nous avons déjà vu des dalles plus lumineuses. Les couleurs sont comme d’habitude chez Apple plutôt justes. Ça ne dispensera pas les pros de calibrer leur écran mais pour le grand public c’est déjà pas mal.

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Au rayon des regrets on note l’absence de dalle mate, indisponible même en option. Cette disparition est en partie compensée par l’amélioration du traitement de la dalle, qui est nettement moins sujette aux reflets que la génération précédente.

Les hauts parleurs sont annoncés par Apple comme nettement améliorés par rapport à la génération précédente. Bien que petits ils offrent un punch non négligeable tout en proposant un son clair. Ils pourront sonoriser sans trop de problèmes une petite pièce.

Apple Macbook Pro Retina : une vraie bête de course

L’Apple Macbook Pro Retina se doit de proposer une machine puissante pour nourrir tous ces pixels. Et c’est exactement ce que propose Apple avec ce modèle. Dans sa configuration de base il est équipé d’un processeur Intel Core i7-3615QM, de 8 Go de mémoire vive et d’un SSD de 256 Go. La partie graphique est assurée à la fois par le HD4000 intégré au processeur et par une GeForce GT 650M dédiée signée Nvidia. Faisons court : les performances sont de tout premier ordre, difficile de trouver plus puissant sans taper dans du PC fixe ou du transportable gamer. Pour ne rien gâcher l’autonomie reste très bonne avec 6h45 sur notre test de lecture vidéo. La chaleur est elle aussi maîtrisée, pour peu que vous ne fassiez pas de tâches très gourmandes il sera possible de garder le Macbook sur vos genoux sans trop de problèmes. Il semble en effet que la chaleur soit mieux répartie, se dissipant plus favorablement sur le haut du portable. Les deux ventilateurs sont inaudibles la plupart du temps mais se font très présents en charge élevée.

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Finesse oblige Apple a revu profondément la structure interne de l’appareil. Désormais tout ou presque est soudé à la carte mère et le SSD adopte un format propriétaire. Impossible donc de bidouiller sa machine à posteriori. Il faudra donc bien faire le point sur ses besoins en stockage et RAM au moment de la commande. Le portable Apple Macbook Pro Retina propose un hardware d’exception. Reste que toute impressionnante soit elle, cette dalle apporte son lot de problèmes d’un point de vue logiciel. En effet si elle était utilisée telle quelle il serait impossible ou presque de lire les caractères. Apple a donc modifié en profondeur l’OS pour rendre tout cela utilisable. Dans les faits les caractères et l’interface de l’OS apparaissent comme si la résolution était un « simple » 1440 x 900. Apple a toutefois été un peu frileux concernant l’exploitation de cet espace de travail. Il est en revanche possible de modifier les paramètres pour monter jusqu’à un 1920 x 1200 virtuel via du supersampling. On constate tout de même que tous les éléments apparaissent bien détaillés. Il est par exemple quasiment impossible de distinguer la pixellisation sur les icones ou le texte. Le constat est identique pour la majorité des éléments pour peu que ces derniers soient adaptés. Et c’est là que le bât blesse un peu. Autant les applications Apple sont été repensées pour tirer parti de ce nouvel écran, autant les programmes tiers le sont peu. A l’exception d’une poignée d’applications on devra donc supporter un petit flou … C’est dommage mais pas rédhibitoire et il faudra sûrement laisser quelques mois aux développeurs pour repenser leurs interfaces.

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La question des contenus

Tous les usages ne bénéficieront pas également des pixels supplémentaires fournis par l’écran. Parmi les applications qui profitent particulièrement de cette haute résolution on citera les logiciels de montage vidéo mais aussi et surtout ceux de retouche photo, les détails affichés sont incroyables.

La haute résolution de l’écran fait qu’il va falloir aussi adapter ses contenus. Si cela se fait sans douleur pour les photos, il n’en va pas de même pour les vidéos. Vous pouvez en effet oublier tout le contenu dont la résolution est inférieure au 720p et nous vous conseillons franchement de pousser jusqu’au 1080p si possible. Les jeux pour peu qu’ils soient un peu modernes acceptent la haute résolution mais la puissance nécessaire pourra potentiellement poser problème. Nous avons testé Diablo 3 et le titre de Blizzard fonctionne parfaitement.

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La navigation Web montre comme avec l’iPad 3 les limites actuelles des contenus Internet. Bien que Safari fasse un très bon travail de mise à l’échelle on ne peut que constater que la plupart des sites utilisent des assets basse résolution. Le résultat est potable tant que l’on se cantonne à Safari, le navigateur d’Apple étant le seul à faire pour le moment une mise à l’échelle correcte.

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Apple Macbook Pro Retina : le prix de la démesure

Le Macbook Pro Retina fait partie de ces modèles qui risquent bien de faire évoluer durablement leur catégorie. Apple tranche dans le lard, abandonnant les lecteurs mécaniques, mais aussi une partie de la connectique qu’il avait soutenu pendant des années (le FireWire et l’Ethernet). Cela risque de faire grincer quelques dents mais au final tout ceci pourra être réglé par l’achat de quelques accessoires supplémentaires. On note aussi que la marque à la pomme fait des pas dans la bonne direction, en intégrant par exemple l’USB 3.0 ou le HDMI en standard. Mais plus qu’une machine puissante et fine c’est avec l’écran que Apple frappe un grand coup, offrant une qualité d’image inédite sur un notebook.

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Reste la question du prix, qui bien évidemment fait mal au portefeuille : à un peu plus de 2200 euros le modèle de base et plus de 3800 euros pour le plus musclé, c’est une machine bien trop chère pour l’immense majorité des acheteurs. Certes si vous devez faire du montage pro sur la route ou si vous vous voulez absolument avoir ce qui se fait de mieux, foncez. Mais pour les (nombreux) autres on ne peut que vous conseiller d’attendre.

Caractéristiques :
– Écran : 15 pouces (2880 x 1800)
– Processeur : Intel Core i7-3615QM 2,3 GHz
– Mémoire : 8 Go
– Puce graphique : Intel HD4000 (intégré) et Nvidia GeForce GT 650M (dédié)
– Disque SSD : 256 Go
– Connexions : 2 x USB 3.0, HDMI, 2x Thunderbolt, WiFi n, Bluetooth 4.0, lecteur SD
– Dimensions : 359 x 247 x 18 mm
– Poids : 2,02 kg

Mesures
– Autonomie : 403 minutes
– PC Mark Vantage : NC
– 3D Mark Vantage : NC

Prix : à partir de 2279 €

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