BenQ X2200W : 100Hz sinon rien
L’écran BenQ dispose de plusieurs moyens de contrôles de la réactivité. Nous avons d’abord mesuré la réactivité de la dalle sans aucune amélioration, l’AMA et le Perfect-Motion sont donc sur OFF.
Pour rappel, encore une fois :Bon, ce n’est pas franchement terrible. Avec un peu plus de 20ms de rémanence, l’appareil n’a rien d’un écran de gamer. Essayons maintenant avec l’AMA, qui n’est autre qu’une forme un peu plus évoluée, d’après BenQ, de l’overdrive classique. En clair, l’écran analyse les transitions et adapter la surtension transitoire au contenu de l’image. Dans les faits, çà marche vraiment très bien comme on peut le voir ici :

Transitions modérées mises à part, on obtient des résultats qui surpassent parfois ceux de notre écran de référence, le Iiyama 24 pouces B2403WS. C’est donc une excellente nouvelle pour nos amis joueurs. Essayons maintenant le BFI, 10Hz, Perferct-Motion, peu importe le nom :
C’est excellent ! On est vraiment au niveau de notre référence et l’écran BenQ mérite vraiment le titre d’écran 22 pouces le plus rapide du monde. Au détail près que ce mode de fonctionnement est inutilisable dans la pratique comme vous le verrez plus bas.
Dépassement de consigne
Il n’y a aucun dépassement de consigne sur cet appareil quelque soit la méthode de contrôle de la réactivité choisie. Selon notre méthode de test, l’écran de catégorie A.
Pour rappel, la classe d’overdrive Ere-numérique permet d’évaluer la précision de l’overdrive sur les dalles LCD. Quelle importance me direz-vous ? Si l’overdrive est mal maîtrisée, les couleurs affichées ne sont pas du tout correctes pendant plus d’une image. On obtient une couleur plus flashy que celle demandée. C’est gênant dans les films où ce phénomène engendre du bruit vidéo. Dans les images animées, ce problème peut ce traduire par l’apparition d’aberration chromatique. Certaines couleurs non demandées apparaîtront temporairement, du rouge dans une transition vert-jaune par exemple.Dans la pratique
Pour la bureautique, aucun souci. Avec une luminosité autour de 50%, on peut travailler des heures sans fatiguer. Attention à ne pas activer le Perfect-Motion qui provoque un scintillement désagréable pour l’édition de documents. Pour le photographe amateur, pas de souci non-plus. Les couleurs par défaut sont très sympas, pas besoin même de retoucher les réglages en profondeur, le mode normal est déjà pas mal du tout. En revanche, pour la photo un peu poussée, il n’est pas vraiment adapté puisque les autres températures de couleurs sont trop peu pointues.On attend surtout l’écran BenQ au tournant dans les jeux vidéos, forcément. Tout dépend du réglage choisi. Sans aucune amélioration, l’expérience vidéoludique est quelconque. Il y a quelques traînées disgracieuses. Lorsque l’on active l’AMA, la différence saute littéralement aux yeux. Les jeux sont bien plus fluides sans que les couleurs en changent vraiment. Bref c’est bien mieux et on vous conseille vraiment d’activer cette fonction dans les jeux. Que dire en revanche du Perfect-Motion. C’est vrai, il n’y a presque plus de rémanence à l’image. Mais la perte de luminosité est dramatique. Les teintes manquent d’éclats, tout est gris et sombre. Si vous jouez à l’excellent Stalker, évidemment, c’est un pas de plus vers le désespoir environnant et c’est plus immersif. Mais trêve de plaisanterie, même en mettant la luminosité à fond, on n’arrive pas à obtenir un rendu colorimétrique satisfaisant. C’est trop sombre et on préfère avoir un peu plus de latence et profiter d’images plus flatteuses. Il aurait fallu que BenQ prévoie un rétro-éclairage un peu plus puissant pour que le Perfect-Motion soit vraiment intéressant. Bref, notre réglage de prédilection reste juste AMA On, Perfect-Motion Off.Dans les vidéos, c’est une autre histoire. En l’absence de tout overdrive, les couleurs sont correctes, le contraste est agréable. Mais on constate pas mal de flou dans les travellings. Surtout, il y a pas mal de bruit vidéo, surtout dans les tons clairs. Çà fourmille pas mal et il faut prendre beaucoup de recul pour ne pas être gêné. Avec l’AMA On, on a moins de flou, mais toujours autant de fourmillements. Avec le Perfect-Motion, on n’a plus du tout de bruit vidéo. C’est incroyable. Simplement, c’est inutilisable pour les raisons que nous avons évoquées plus haut. Là encore le manque d’éclat des couleurs est tout simplement rédhibitoire.