Bienvenue au Japon !
Le gouvernement japonais va installer ce mois-ci au Japon dans les aéroports internationaux japonais un système d’enregistrement biométrique des visiteurs étrangers. Outre un examen attentif de leurs passeports, comme dans toutes les douanes du monde, chaque étranger (les Japonais, diplomates et quelques rares autres groupes en sont dispensés) sera obligé d’avoir sa photo prise, et les empreintes digitales de ses 2 index enregistrées par un terminal construit par Nec, car il sera désormais considéré comme un terroriste potentiel.
On est très loin du principe de Droit qui règne dans les principales démocraties, selon lequel une personne est considérée comme innocente tant qu’elle n’a pas été prouvée coupable. Cela ressemble plus à une dérive d’un pays de plus en plus attiré par un retour à ses vieux démons d’avant-guerre. Pour mémoire, jusqu’à présent, au Japon, les seules personnes qui avaient leurs empreintes digitales relevées étaient les criminels (Yakuza & Co) et… les étrangers vivant sur le territoire nippon. Désormais, tous les visiteurs, même les bussiness men visitant un salon ou venus pour signer un accord, devront faire la queue et subir cette mesure vexatoire.
Le plus amusant dans cette histoire reste la raison que donne le Japon pour imposer cette mesure discriminatoire aux non-japonais posant le pied au Japon : lutter contre la « menace terroriste ».
Dans le cadre du Japon, c’est d’autant plus ridicule comme argument que les rares attaques terroristes au Japon ont toujours été commises par des Japonais dans l‘histoire récente du Japon (Armée Rouge Japonaise, Karurokyo, Kakumeigun, ChukakuHa et récemment l’attaque au gaz Sarin dans le métro de Tôkyô par la secte religieuse Aum Shinrikyo). Le Japon ne fait que suivre les États-Unis, devenant ainsi le 2e pays au monde à associer ses visiteurs à des criminels potentiels.
