[ Jeudi 23 décembre 2010 ] par Thomas Debelle
CIA vs Wikileaks : "What The Fuck ?!"
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Alors il faut imaginer la scène. Une poignée de cerveaux de la CIA se réunissent dans une salle pour trouver le nom de la nouvelle cellule spéciale, dont la mission est d’évaluer les conséquences des fuites orchestrées par le site Wikileaks afin de pouvoir répondre à tout dérapage. La discussion est animée, les idées fusent, les neurones sont en ébullition quand tout à coup, une direction commune voit le jour : « Bon, il faudrait trouver un nom qui sonne un peu à l’ancienne, ambiance série Z ! Il faudrait que ça fasse mi-Power Rangers, mi-G.I. Joe et re-mi-Power Rangers à la fin ! » Au terme de cet excellent et productif brainstorming, un nom est adopté à l’unanimité et exposé dans la foulée au reste du monde qui peine à contenir son enthousiasme. Ainsi, la cellule spéciale de la CIA chargée d’enquêter et de « surveiller » Wikileaks est officiellement baptisée la « Wikileaks Task Force », abrégée par l’Agence sous l’acronyme « WTF ». Sauf que dans la langue anglaise, « WTF » a une connotation bien spécifique et particulière ! Alors oui, il y a peut-être un petit trait d’humour de la part de la CIA (sic) puisqu’il sera question pour la WTF de savoir « ce que c’est ce bordel avec Wikileaks », ce qui reste dans l’esprit du « WTF » dans son sens le plus commun. Reste que si l’information fait gentiment sourire, elle n’en reste pas moins très sérieuse et même un peu étonnante. En effet, la CIA est l’agence qui a le moins souffert des révélations de Wikileaks étant donné qu’elle profite d’une culture du secret – bien souvent décriée – mais qui se révèle ici payante. Pour mémoire, la CIA refusa d’utiliser le système de communication du Pentagone, SIPRNET, arguant du fait que trop de personnes y avaient accès. Une décision judicieuse aujourd’hui puisque l’une des sources identifiée de Wikileaks avait accès à SIPRNET.