| [ Vendredi 9 février 2007 ] | par Léo de Urlevan |
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Les ingénieurs de toutes les sociétés que nous allons évoquer dans ce dossier (Microsoft, nVidia, développeurs en tout genre) ont du être bien inspirés par cette phrase de Brassens en voyant des jeux de plus en plus exigeants en terme de puissance, avec des textures de plus en plus détaillées, des géométries toujours plus complexes. Le « don » de pouvoir faire des jeux toujours plus joli, tous les studios de développement l’ont. La « technique » de faire tourner tout cela de façon fluide, aucun matériel ne l’a sous le pied. Bref, décalage. Les cartes graphiques et les processeurs se succédaient mais il fallait bien admettre qu’un mur apparaissait. Le photo-réalisme, la chimère que les joueurs attendent tous depuis les premières cartes 3D. Avec des évolutions à grands coups de centaines de Mhz par ci et de mégas par là, nous n’y serions arrivés que dans dix ans. DirectX 10 nous place dans le couloir au bout duquel se trouve cette folle idée selon laquelle il serait impossible de faire la différence entre ce que l’on voit avec nos yeux et l’image d’un jeu vidéo. Une révolution s’imposait. Et comme toute révolution, elle ne se fait pas sans heurts. Le heurt consiste donc à changer tout notre matériel. Nous aurions bien aimé installer DirectX10 sur l’XP que l’on apprécie de plus en plus depuis le SP2. N’était-ce vraiment pas possible ? Il faut voir le problème sous deux angles différents :
1 - Ben oui, pourquoi pas ? Tout ceci n’est que ligne de codes, non ? Les éternels râleurs qui mènent un combat d’arrière garde anti-Microsoft trouveront toujours des arguments du type « Yaka modifier les DLL, Ifo optimiser le code… ». Il faut bien admettre que sur le papier, c’est faisable. Mais des paramètres économiques entrent en ligne de compte. Faut-il patcher XP de fond en comble ? Car c’est de cela qu’il s’agit. Bosser sur 8 versions (versions complètes + mises à jour) et recompiler l’ensemble pour un DirectX 10 dédiés à XP en utilisant des centaines d’ingénieurs ? Et louper les trois quarts des ventes de la version Premium ? Ca va pas la tête ? Il faut tout de même bien admettre que DirectX 9.0C est inclus dans Vista (pour une rétro compatibilité des jeux). Les radins, et les pauvres, auraient aimé les mêmes égards. Il faut également penser aux autres développeurs. La simplification du transit de l’information, avec du matériel plutôt homogène leur permettra de se consacrer à la création plutôt qu’à des phases de tests et débugages infiniment pénibles. Oui, le mot est lancé : l’homogénéité. Ca me rappelle quelque chose. Imaginons une machine, avec un processeur, toujours le même, une quantité de mémoire, toujours la même, un processeur graphique, toujours le même. Oui, nos ordinateurs deviennent des consoles. Mais nous, on joue à Excel et Photoshop dessus.
2 - Non, il était temps de passer à autre chose et surtout d’harmoniser tout ceci, en ayant une communication exemplaire entre tous les acteurs de l’industrie. Oui, le résultat en vaut la peine. Prenons le problème inverse. N’a-t-on jamais souffert de ce manque d’harmonie. Exemple : j’ai le DirectX 9.0C qui gère plein de choses mais j’ai une carte graphique pourrie. Bref, la moitié des options de mon jeu le ralentissent à mort ou alors ne sont même pas affichables. Cette fois-ci, il faut faire le grand saut, changer d’OS, de carte graphique et deux ou trois bricoles. Tout a donc été repensé, intelligemment, pour des accélérations incroyables. La page suivante est très technique mais bon, on a fait ça bien, avec des schémas…
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