| [ Mercredi 29 novembre 2006 ] | par Patrick Schmid et Achim Roos |
L'énorme augmentation de la capacité de stockage met encore plus en lumière le fait que la vitesse des disques durs est loin d'avoir progressé dans les mêmes proportions.

Entre le disque dur de 1991 de Maxtor et le Barracuda 7200.10 à 750 Go, la vitesse réelle est passée de 0,7 Mo/s à 64 Mo/s, ce qui signifie qu'elle a été multipliée par 91. Si l'on compare le débit de 0,7 Mo du disque de 1991 aux 85 Mo/s du WD Raptor à 10 000 tr/mn on constate une multiplication par 121.
Cela parait déjà décevant de prime abord, et il faut aussi prendre en compte la taille moyenne des fichiers et programmes. Alors qu'avant un fichier exécutable Microsoft Word n'occupait pas plus de quelques mégaoctets et encore moins que ça dans la mémoire principale, les fichiers de lancement des applications actuelles peuvent facilement prendre plusieurs douzaines de mégaoctets et ils appellent même éventuellement des code supplémentaires sous la forme de plugins et d'extensions. Adobe Photoshop CS2, par exemple, consomme plus de 60 Mo de mémoire principale et la grande partie de l’application doit être tirée du disque dur. Les photos aussi en sont un bon exemple : il y a quelques années nous avions des fichiers JPEG 640 x 480 de quelque Ko, tandis que maintenant des images de plusieurs Mo à des résolutions de 3872 x 2592 sont courantes.
Densité contre vitesse
Si l’on compare l’augmentation de la densité à l’augmentation de la vitesse on remarque qu’il y a une grosse différence : la densité à été multipliée par 6000 tandis que la vitesse n’a même pas été multipliée par 100. En d’autres termes, la capacité s’est accrue 60 fois plus que la vitesse ! Les scores des benchmarks vont-ils refléter cela ?
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