| [ Lundi 23 novembre 2009 ] |
par Stéphane Kauffmann |
Fuji Real 3D W1 et Nvidia 3D Vision : une nouvelle dimension pour la photo
Fuji Real 3D W1 : 3D en amont et en aval
La photo stéréo existe depuis plus de 100 ans mais la difficulté de visionner correctement les clichés en a fait un art marginal. De plus, les appareils étaient le plus souvent des réalisations personnelles ou professionnelles à l’unité. Aujourd’hui, la 3D stéréoscopique est dans toutes les bouches et la photo ne pouvait pas être en reste car elle en profite peut-être plus encore que la vidéo. Fuji et Nvidia permettent enfin de s’adonner à cette nouvelle forme de photo sans être obligé de fabriquer son appareil, sans être millionnaire et avec un système de visionnement enfin efficace. Pour autant, l’ensemble n’est pas donné, loin de là. L’appareil photo 3D Fuji W1 coûte 500 euros et le kit Nvidia 3D Vision (79 euros) associé au moniteur Samsung 2233 430 euros. Mais disons que pour moins de 1 000 euros, c’est possible si vous avez déjà un PC équipé d’une carte graphique Nvidia assez récente.Le réseau lenticulaire
Schéma barrière parallaxe, © Olivier Fremaux
En 3D stéréoscopique, c’est tout d’abord le moyen de diffuser qui prime. Fuji propose bien un cadre photo doté d’une barrière de parallaxe qui fonctionne comme un réseau lenticulaire mais le résultat n’est guère satisfaisant. Avant d’aller plus loin dans le jargon, quelques notions s’imposent pour pourvoir comprendre. Le cerveau humain perçoit la troisième dimension en comparant les deux vues différentes qu’enregistre chaque œil. Comme les yeux sont décalés, le cerveau peut en déduire la profondeur. D’où le concept de vue stéréo qui va être repris par la technologie pour arriver au même résultat. Il faut donc déjà que l’image soit enregistrée sous deux points de vue différents et distant l’un de l’autre, 77 mm dans le cas de notre appareil photo Fuji. Ensuite, il faut que chaque image soit envoyée à chaque œil correspondant et le cerveau fera le reste. Mais c’est là que cela se gâte. Comment faire à l’écran pour que cela aboutisse à une image stable. La première solution est d’afficher les deux images une ligne sur deux. C’est très simple à réaliser sur un écran LCD dont on commande tous les pixels. Mais ensuite, il faut envoyer aussi chaque ligne à chaque œil. Pour cela, on recouvre la surface de la dalle d’un réseau lenticulaire qui a pour fonction de diriger chaque ligne légèrement d’un côté ou de l’autre. Le cerveau se laisse tromper et vous ne voyez qu’une seule image en relief. Cette méthode présente l’avantage de pouvoir regarder sans lunettes mais aussi l’inconvénient de diviser la résolution par deux. En plus, c’est onéreux à réaliser.
Les Appareils photo déjà testés