La guerre à la pornographie est de retour, l’industrie est-elle menacée ?

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La guerre à la pornographie est de retour, l'industrie est-elle menacée ?La pornographie a récemment été déclarée comme un danger au niveau de la santé publique en Utah aux Etats-Unis. Une nouvelle qui risque de faire des malheureux.

Récemment, une discussion a eu lieu dans l’Etat de l’Utah, concernant les effets néfastes de la pornographie sur la jeunesse américaine. Les opposants déclarent que la pornographie est la cause de plusieurs problèmes, sur lesquels il faudrait s’attarder, comme le fait que les hommes ne souhaitent pas se marier « c’est certainement parce qu’ils ont regardé du porno dans leur jeunesse« . Si deux adolescents de 17 ans souhaitent « s’engager dans les actes sexuels à risque« , c’est parce qu’ils en ont eu l’idée en regardant encore une fois du porno. Cette résolution de l’Etat permettrait donc de limiter la diffusion de pornographie pour « éduquer, prévenir, rechercher et changer la vu du public face aux dangers de cette pratique.« 

La pornographie : une pratique bientôt bannie ?

Le but de cette manœuvre est de limiter la propagation des contenus pornographiques au quotidien. Une mesure qui est soutenue par la communauté féministe, qui déclare que les vidéos de ce genre sont une abbé-ration en ce qui concerne les droits de la femme, qui serait souvent en position de soumission face aux hommes. Malgré cette initiative, il n’y a pas vraiment d’études qui prouvent que la pornographie est nocive. Certains affirment même que les personnes qui regardent des pornos sont moins violentes.

Cette résolution est pour l’instant seulement prise en compte dans l’Etat de l’Utah, mais le gouverneur souhaiterait faire passer la réglementation à l’échelle nationale. On se demande tout de même si cet Etat, qui est le plus grand visionneur de vidéos du genre, arrivera à faire baisser le taux de visionnage avec cette campagne, reste à voir.

Que pensez-vous de la décision du gouverneur ? Dites-le-nous en commentaire !

La guerre à la pornographie est de retour, l’industrie est-elle menacée ?
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3 COMMENTAIRES

  1. « il n’y a pas vraiment d’études qui démontrent que la pornographie est nocive ».

    Avec tout mon respect, oh que si… Il y a aujourd’hui 34 études neurologiques (Université de Cambridge, Institut Max Planck de Berlin, menés par des addictologues de renommée mondiale comme le Dr. Simone Kuhn) qui parviennent aux mêmes conclusions, et non des moindres :

    – apparition de de phénomène de tolérance similaire à la toxicomanie,
    – diminution de la matière grise et des fonctions exécutives du cerveau (maîtrise de soi, jugement, prise de décisions, capacité à s’investir dans des projets à long terme, à envisager et assumer les conséquences de ses actes), similaire à la toxicomanie,
    – dérégulation des émotions avec notamment forte augmentation de l’anxiété [dysfonction chronique de l’ « Axe HPA », une altération des circuits de stress cérébraux, une augmentation du volume des amygdales, une chute du niveau de GABA (acide o-aminobutyrique), qui est un neuro-transmetteur anti-anxiété, – une augmentation des hormones de stress cérébral CRF (aussi appelée « corticoréline ») et de la norepinephrine (aussi appelée « noradrénaline »],
    – Dysfonctions érectiles et nette tendance à se détourner des rapports réels,
    – Désensibilsation de la Dopamine, et incapacité croissante à ressentir du plaisir pour autre chose que la pornographie (avec tendance au repli sur soi), comme un alcoolique pour qui l’alcool devient malheureusement contre son gré sa seule source de plaisir,
    – hyprofrontalité (difficulté à raisonner, diminution de la mémoire immédiate, incapacité de cesser la pornographie malgré qu’on constate ses nombreux effets négatifs sur notre vie….). Similaire à la toxicomanie.
    – consommation à escalade, avec « habtiruation » (similaire là aussi à la toxicomanie : la personne a tout le temps besoin de voir du nouveau, avec une nette tendance à augmenter la fréquence, et/ou la durée de consommation, et la nature du contenu – avec escalade vers du contenu de plus en plus étrange et/ou choquant et extrême,
    – installation des indices (cues) par l’enzyme DeltaFosB qui va créer des « biais congnitifs » (voies neuronales) pour créer chez le consommateur des envies (« cravings ») de retourner consommer (les belles femmes deviennent en général source de cravings). Là encore similaire à la toxicomanie.
    – diminution voir absence de désir pour les relations sexuelle réelles,
    – risque de nécrose tumérale accentué,

    ………… Je suis TRES LOIN de tout citer. Et je ne parle de ce que la pornographie induit comme modifications sur la perception de l’Autre, et de la sexualité.

    Renseignez-vous s’il-vous-plaît, car votre déclaration est totalement fausse. Depuis 2014, tout la communauté scientifique ou presque est interpellée. Mon site est le plus documenté en France actuellement, et vous trouverez aussi notamment YourBrainOnPorn dirigé par Gary Wilson.

    https://pornosciencesante.blog/2017/08/26/etudes-sur-les-cerveaux-des-consommateurs-de-pornographie/

    https://pornosciencesante.blog/2017/10/02/des-etudes-revelent-des-liens-entre-lutilisation-de-porno-et-de-severes-troubles-cognitifs-et-emotionnels/

    https://pornosciencesante.blog/2017/09/09/structure-du-cerveau-et-connectivite-fonctionnelle/

    https://www.yourbrainonporn.com/

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