Le « Logiciel Libre » veut l’annulation de l’accord Microsoft/Éducation Nationale

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Après les protestations officielles clamées par le monde du logiciel libre contre l’accord entre le Ministère de l’Éducation Nationale et Microsoft, le débat arrive en justice.

Fin novembre 2015, Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, avait signé un partenariat avec Microsoft France en rapport avec le projet Plan Numérique à l’École (PNE). Ce partenariat doit se dérouler sur 18 mois et représente un investissement pour Microsoft France de 13 millions d’euros.

Ce partenariat porte sur la protection des données personnelles des élèves et des enseignants, la formation des acteurs du PNE, la mise à disposition de solutions logicielles et techniques, l’apprentissage du code et l’aide aux acteurs de l’e-Éducation.

Pas d’accord

Là où le monde du logiciel libre n’est pas d’accord est que ce partenariat repose sur l’utilisation de solutions propriétaires comme Microsoft Office 365 et les services du cloud de Microsoft, soit pour eux une vision restrictive technologique.

Malgré ses protestations, le Ministère de l’Éducation Nationale n’a pas vraiment réagi. Le collectif d’EduNathon, qui regroupe, entre autres, le Conseil National du Logiciel Libre (CNLL), l’association La Mouette et le Ploss-RA porte l’affaire devant la justice par l’intermédiaire d’un cabinet d’avocats. Pour d’EduNathon, ce n’est pas un partenariat qui a été conclu entre Microsoft et l’Éducation Nationale, mais un accord qui aurait dû être soumis au marché public.

Vous pouvez consulter ici le communiqué de presse d’EduNathon ainsi que la lettre expédiée à Najat Vallaud-Belkacem, ici en PDF.

4 COMMENTAIRES

  1. C’est facile de venir râler après coup, mais peut être que la CNLL devrait proposer une alternative.

    C’est ce qu’on appel un accord ! MS n’a pas vocation à faire du bénévolat !

    Maintenant idéologiquement parlant, je suis d’accord avec eux. Mais si on reste terre à terre, et dans un contexte de restrictions budgétaires, ce que propose MS est quand même très intéressant.

    • En fait, le débat d’EduNathon porte sur le fond et la forme. Le fond pour les logiciels propriétaires (mais grandement utilisés par M et Mme Tout Le Monde) et pour la forme l’absence d’appel d’offre sur le marché public.

  2. @jacen « C’est facile de râler après coup » : On peut pas râler « avant coup » ou proposer des solutions alternatives dans la mesure ou on est même pas prévenu et que les discussions se font en catiminie : c’est justement pour ça qu’il existe des appels d’offres .
    Par ailleurs, ce qu’économise le Ministère de l’Education Nationale , Microsoft le récupère x100 auprès des villes qui équipent les écoles et collèges en matériel compatible microsoft, licence etc …
    C’est loin d’être une économie !

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