| [ Lundi 12 février 2007 ] | par Jean-Pierre Roche |

Même si un grand nombre de casques de prix modéré appartiennent à la catégorie des modèles spécifiquement prévus pour une utilisation nomade, nous ne nous sommes pas limités à eux. Vous trouverez dans notre sélection des casques légers des modèles nettement plus encombrants et même des casques à vocation plus professionnelle.
Quelle formule ?
Le type de casque et son mode de couplage à votre système auditif vont déterminer à la fois son aspect et ce que vous pourrez en faire ou pas, ainsi que pas mal des qualités que l’on peut en attendre.
Ouvert
À notre avis, le type de casque qui procure la meilleure écoute est le casque ouvert qui s’efforce de constituer un obstacle minimal devant vos oreilles, ce qui permet de conserver une perception naturelle de son environnement. Le port de longue durée est généralement plus agréable et le rendu de l’espace sonore meilleur. En revanche, c'est un inconvénient pour l'écoute en milieu bruyant : rue, transports et aussi pour des utilisations particulières comme l'écoute de contrôle (pour DJ, musicien, technicien du son) puisqu’on est gêné par les bruits extérieurs qui vous parviennent pratiquement sans atténuation.
Fermé
Les casques fermés, comme leur nom l'indique, enferment l'oreille dans un volume clos. Ils apportent donc une certaine isolation acoustique vis à vis des bruits externes mais il ne faut pas se faire d'illusion : cette isolation reste toujours relativement faible et surtout sensible dans l’aigu. Elle ne devient réellement importante qu'en association avec un système de réduction de bruit électronique qui atténue le bruit dans le grave et le bas-médium. Nous n'avons pas inclus de tels casques dans ce dossier, leur prix dépassant presque toujours la limite que nous nous sommes fixés. Signalons toutefois que les casques fermés ont aussi l’avantage de moins gêner les voisins, la musique diffusée se répandant moins à votre entourage !
Intra-auriculaire
Les casques intra-auriculaires, catégorie récente mais de plus en plus populaire issue des prothèses auditives et des équipements professionnels, se logent dans le canal de l'oreille. Ce sont des casques clos qui agissent également comme des sortes de bouchons d’oreille et offrent une isolation phonique très importante. Leur encombrement est presque nul, détail fort séduisant pour l’utilisation avec un appareil portable ! Leurs inconvénients se trouvent dans le port qui peut devenir assez vite gênant si vous avez les oreilles sensibles et aussi dans une trop forte isolation acoustique qui vous empêche d'être averti d'un danger éventuel car vous êtes coupés du monde extérieur. Leur qualité sonore est loin d'être toujours parfaite, la plupart des modèles ont du mal à restituer l'extrême aigu. De plus, cette écoute en l'absence de tout champ acoustique naturel peut donner une impression étrange avec un son venu de nulle part, sans consistance. On peut aussi diviser cette catégorie entre "vrais intras" et "semi-intras", en fonction de leur intrusion plus ou moins profonde dans le canal auriculaire. Un casque qui pénètre profondément dans l'oreille assurera une meilleure isolation acoustique mais son port pourra être plus ou moins agréable car une très bonne adaptation à l'anatomie de l'utilisateur est indispensable. De plus, la mise en place et le retrait du casque deviennent des opérations plus longues et délicates. Un "semi intra" n'aura pas ces inconvénients mais son isolation phonique sera plus faible.
Bouton
Enfin, solution traditionnelle dans le domaine des casques nomades, les casques "bouton" se glissent simplement dans le pavillon de l'oreille ou y sont maintenus par un système mécanique pouvant prendre des formes variées (tour de cou, arceau, tour d'oreille). Ce type de casque est celui qui est le plus généralement fourni d'origine avec les lecteurs. Si certains sont très honnêtes, les performances sont globalement inférieures.
Gros ou petit ?
Si vous avez opté pour un casque plutôt classique, vous avez le choix de la taille. Entre les casques "bouton" qui se logent dans le creux du pavillon, les modèles supra-aural qui se posent sur l'oreille et les circumauraux qui englobent tout le pavillon et prennent appui sur le crâne, les dimensions sont forcément différentes ! Tout cela a des conséquences pour un bon couplage acoustique entre le casque et l'oreille mais aussi pour des paramètres subjectifs. Le plus souvent, un casque "plein format" offrira une restitution plus ample avec un grave plus agréable même si un petit casque offre, en théorie, des possibilités identiques. Dans une large mesure, le casque universel n'existe pas et vous pouvez donc être amené à en utiliser plusieurs si cette forme d'écoute vous plaît particulièrement ou vous est imposée par les circonstances.
Rester raisonnable...
Un casque permet de profiter de la musique presque sans interférences extérieures, il dispose aussi souvent la capacité à délivrer des niveaux sonores très importants. N'en profitiez pas pour faire une orgie de décibels, chose généralement aisée avec certains modèles comme les intra-auriculaires qui permettent d'atteindre facilement des niveaux très élevés, même avec un lecteur portable. Rappelons que le maximum d'exposition recommandé au bruit est d’une heure par jour à 94 dB(A) et de seulement 15 minutes (toujours par jour !) à 100 dB(A). Ensuite, vous risquez des dégâts irréversibles...
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