| [ Dimanche 23 novembre 2008 ] |
par Isabelle Boucq |
Les chercheurs de l’Inria inventent notre quotidien de demain
Voyagez zen, la solution pour les têtes en l’air
Les têtes en l’air et les autres. Car personne n’est à l’abri d’oublier son portable ou son portefeuille pendant le passage à la sécurité dans un aéroport. Tous les responsables d’aéroports vous le diront, c’est un fléau quotidien. Les chances d’oublier, de perdre ou de se faire voler les objets qui nous accompagnent au quotidien se multiplient dans les taxis, les transports en commun, les hôtels. C’est ce problème que l’équipe ACES (Informatique diffuse et systèmes embarqués) de l’Inria cherche à résoudre.La solution proposée est « Ubi-check ». Paul Courderc, un des chercheurs de cette équipe basée à Rennes, est à son poste pour expliquer au public de quoi il s’agit. « L’idée est de créer un réseau d’objets reliés entre eux grâce à des badges. Les objets, c’est vous, votre sac, votre portable. En passant sous un portique, tous les objets badgés deviennent un ensemble », explique-t-il. Faisons l’expérience. Entrée dans une salle d’embarquement de démonstration sous un portique, je tente d’en sortir sans ma briefcase équipée comme moi d’un badge. Un écran en face du portique m’alerte de mon oubli. Au contraire, lorsque je repars avec tous mes objets, le message me confirme que je n’ai rien oublié.« L’objet est passif, il ne communique pas. Il est également anonyme et ne contient pas d’information sur le propriétaire. On pourrait acheter ces badges en magasin ou avoir un équipement chez soi », continue Paul Couderc. D’autres applications sont envisageables. Des médicaments taggés pourraient nous alerter des contre-indications entre eux. Des matières dangereuses, des documents sensibles pourraient être surveillés pour qu’ils ne sortent pas d’un certain périmètre.(c) CNRS Photothèque / C. Lebedinsky
Le travail de l’équipe ACES a déjà donné lieu à des brevets pour protéger ses inventions. Plusieurs chercheurs du groupe viennent de lancer cet été une start-up, Sense You, qui exploite sous forme de licences les travaux d’ACES. Une façon pour la recherche de sortir des labos.Pour plus d’informations, cliquez iciL’Inria avait bien d’autres projets en démonstration sur son stand (un outil d’apprentissage pour les chirurgiens, des outils de modélisation en 3D qui permettront un jour de faire des téléconférences entre nos représentations virtualisées en 3D). Les possibilités sont innombrables. Dans les labos, des chercheurs cogitent dans tous les sens sur des projets farfelus aujourd’hui, ordinaires demain ou après-demain.
Les Téléviseurs LCD/Plasma déjà testés