| [ Lundi 26 juillet 2010 ] |
par Benoît Dupont |
Les films Blu-ray de l’été
L’armée des 12 singes

En 1996, l’humanité a été décimée par un virus et les rares survivants se sont réfugiés sous terre pour former une société semi-carcérale, gérée d’une main de fer par des scientifiques qui rêvent de ramener tout le monde à la surface. Pour se faire, ils renvoient James (Bruce Willis) dans le passé pour en savoir plus sur le groupe secret à l’origine du virus : l’armée des 12 singes.
Le film – 10/10
On retrouve dans ce film l’univers torturé de Terry Gillian (Las Vegas Parano, Lost in La Mancha). Des costumes aux décors, la patte de l’ex-Monty Pyton est tangible. Les interprétations de Bruce Willis et de Brad Pitt valent le coup d’œil, et on ne peut s’empêcher d’y voir là les prémices du jeu de l’acteur dans le désormais culte « Fight Club ». Madeleine Stowe (à l’affiche de We were soldier en 2002) est également convaincante dans le rôle de la psychiatre. Paradoxalement, la grande économie de moyen permet au film de vieillir bien mieux que d’autres qui ont fait le choix début 90 d’une débauche d’effets techniques désormais désuets. Même si le film aborde des thèmes usés jusqu’à la corde par la science fiction (voyage dans le temps, univers post-apocalyptique, paradoxe temporel), la fraîcheur de la mise en scène et la singularité de l’univers du réalisateur en font une œuvre vraiment novatrice. Bref, l’Armée des 12 singes est un film à voir ou à revoir.
Qualité d’image – 7/10
Par contre, le remastering en Blu-ray laisse à désirer. Granuleux au départ, le nettoyage n’a pas eu que du bon. L’image n’est pas parfaitement nette, dans certains cas, il y a eu du nettoyage par le vide. Le filtrage a laissé des textures trop lisses, sur les visages notamment. Mais pour le reste, le passage en Blu-ray apporte un surcroît de détails affolant aux décors. Le souterrain apparaît encore plus miteux et la décrépitude des asiles psychiatriques fait peur à voir. 
Qualité audio – 7/10
Il y a un beau travail de ce côté-là. La spatialisation est loin d’être permanente, mais elle intervient quand il le faut, comme par exemple pendant un vol d’oiseau dans une cathédrale en ruine, ou de façon plus surprenante, lorsque James parle avec son ami imaginaire. Du reste, le mixage entre la voix et la piste audio n’est aussi mauvais que sur certains Blu-ray. Mais les effets spéciaux sont tout de même au dessus de la voix, et dans certains cas, c’est vraiment difficile de comprendre les dialogues.
Contenu et interface – 2/10
L’interface est carrément calquée sur celle d’un DVD et il n’y a aucun contenu additionnel si ce n’est la bande-annonce. Bref, c’est très décevant.
Faut-il acheter la version Blu-ray ?
C’est un classique, je dirai donc oui… si vous n’avez pas déjà l’édition en DVD. En effet, sans bonus, sans même une piste audio en HD, ça n’a pas beaucoup de sens de racheter ce film dans sa version Blu-ray.Caractéristiques- UGCPH- 1996- Format 1.85- Réalisé par Terry Gillian
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