| [ Lundi 28 juillet 2008 ] |
par Driss Abdi |
Musique en ligne : télécharger légalement
Les FAI ne sont pas en reste
www.jamendo.com : Jamendo est un site sur lequel les artistes mettent gratuitement leur musique à la disposition du public. Les artistes sont rémunérés par les donations et le partage des revenus publicitaires. Tel le phœnix qui renait de ses cendres, la licence globale revient au travers les offres des FAI (fournisseurs d’accès Internet). Alice et Neuf proposent tous les deux un service inclus dans leurs offres d’accès à Internet qui permet de télécharger de la musique en illimité. Pendant toute la durée de l’abonnement, plus de 150 000 titres sont accessibles légalement que l’on peut écouter sur son PC ou sur son baladeur. On retrouve nos fameux DRM autorisant des transferts sur trois ordinateurs et trois baladeurs. Toutefois, l’offre d’Alice se démarque en donnant un accès illimité à tout son catalogue tandis que Neuf Music oblige l’abonné à choisir un genre musical en particulier, à moins de débourser cinq euros supplémentaires par mois. Dans tous les cas, la bibliothèque de l’abonné sera perdue en cas de résiliation. Pour sa part, Free a noué un partenariat avec Deezer qui est un site innovant basé sur un concept simple. Il s’agit de proposer gratuitement et légalement de la musique tout en rémunérant les artistes et les ayants droits au travers du partage des revenus publicitaires. Deezer rencontre un véritable succès au point même que les majors lui ouvrent enfin leurs catalogues, à l’image de Sony BMG et plus récemment Universal Music. Enfin, certaines rumeurs laissent entendre que Steve Jobs, le charismatique patron d’Apple, serait en discussion avec certaines majors pour proposer de la musique en illimité sur iTunes en contrepartie d’une part sur les ventes de baladeurs de la marque. Une nouvelle révolution en perspective. Le téléchargement légal de musique sur Internet est promis à un bel avenir, d’autant que nous ne sommes pas tous des pirates en puissance. Si l’offre est de qualité et à un prix décent, il n’y a plus de raison d’être hors la loi. Certes les plate-formes ont encore des lacunes mais de nets progrès ont été réalisés ces dernières années et les choses continuent à bouger. Plus que le législateur qui semble une fois de plus complètement à côté de la plaque, ce sont avant tous les majors qui doivent prendre conscience que le marché à changé et qu’elles doivent adopter la technologie plutôt que de lutter vainement. À ce petit jeu, les pirates ont prouvé qu’ils avaient toujours une longueur d’avance et jamais une quelconque protection les a empêchés d’agir. La seule manière de contrer le piratage et de survivre en tant qu’éditeur de musique à cette mutation, c’est de proposer une offre commerciale intelligente. Sinon, ils disparaîtront purement et simplement car les musiciens iront sans doute vendre eux-mêmes leur musique sur Internet.
Les Baladeurs déjà testés