L’Olympus Pen E-PM1 reprend en grande partie les spécifications techniques du reste de la gamme Pen, y compris l’autofocus ultra rapide. C’est l’un des meilleurs du marché, avec des performances tout aussi appréciables en hautes comme en basses luminosités. Le déclenchement n’est pas silencieux en revanche. Les clichés sont d’ailleurs d’une grande qualité, avec une définition élevée. Personnellement, je ne suis pas un grand fan du format 4 :3. Les appareils photos exploitent généralement un format 3 :2 hérité de la pellicule en 24x36. Le format 4 :3, plus informatique est plus délicat à composer. Par exemple, la règles des 1/3, 2/3 ne tient plus et il faut revoir ses bases photographiques sans quoi on se retrouve bien trop vite avec des photos factuelles, plus proche de la documentation de constat d’assurance que de la photo d’art.
Vous pouvez toujours shooter en 3 :2 en sacrifiant de la résolution mais avouez que c’est dommage. Bref, ceux qui sont habitués au format 24x36 devront revoir un peu leur pratique, ce qui n’est pas forcément désagréable.
Objectif lune
L’optique disponible dans le kit de base du Olympus Pen E-PM1 est un bon 14-42mm qui ouvre à 3.5 en grand angle. Elle reste de qualité largement suffisante, avec bien peu de déformation géométrique, contrairement à un Sony NEX-5N par exemple.
Ici, on voit que même en grand angle, il y a bien peu de déformation. C’est encore une fois la maison communale de Schaerbeek qui nous a servi de stand de tir.
Olympus Pen E-PM1 : une montée en ISO sur les sentiers battus
La montée en ISO se passe relativement bien. Le constructeur annonce des valeurs jusqu’à 12800 ISO. Bien évidemment, on a du mal à se décider : soit c’est du pipeau, soit c’est de la flûte, mais je ne suis pas mélomane. Toujours est-il que l’appareil garantit des images de bonnes tenues jusqu’à 1600 ISO et ce n’est pas si mal.
Tout d’abord, première surprise, en dessous de 200 ISO, point de salut. C’est souvent une indication de la tolérance limitée du capteur au courant d’obscurité, mais puisqu’il s’agit d’un modèle plutôt ancien, nous ne sommes pas surpris. Au demeurant, à 200 ISO, les images sont d’une bonne tenue :
Assez curieusement, les paliers de montée en ISO ne correspondent pas vraiment à ce que l’on attend lorsque l’on a grandi avec des appareils photos argentiques. Le second palier est en effet à 250 ISO.
Le niveau de performance est très proche et surtout, le gain de sensibilité ne permet pas vraiment d’apporter un bénéfice de vitesse évident. On comprend que ce palier est surtout présent pour faciliter le travail du système d’ajustement automatique de sensibilité, en offrant un palier intermédiaire entre 200 et 320.
Passons directement à 400 ISO :
Là non-plus, pas de souci à se faire. Il n’y a pas de perte notable de détail, et le niveau de bruit est toujours aussi contenu.
A 800 ISO, c’est encore raisonnable comme on peut le voir ici :
Il n’y a pas d’écart vraiment notable avec le niveau 200 ISO. Le niveau de bruit est similaire mais se déplace désormais dans les teintes légèrement plus claires. A noter qu’entre 400 et 800, on trouve un palier à 500 parfaitement inutile et un autre à 640 déjà plus légitime.
Passons à 1600 ISO.
Là on commence à souffrir. Les couleurs deviennent fausse dans les niveaux de gris les plus sombres. On perd aussi pas mal de netteté à la limite de résolution. Le filtre anti-bruit commence à tailler à la hache dans les détails. C’est pour nous la limite acceptable. Au-delà, la perte de définition est trop importante, et les couleurs déraillent. Pour le fun, voici une image prise à 12800 ISO.
Ce n’est plus de la photo, c’est de l’Instagram intégré.
Olympus Pen E-PM1 : Difficile à caser
Au final l’appareil Olympus Pen E-PM1 risque de trouver difficilement preneur. Certes, il est mignon et relativement performant compte tenu de son choix de capteur assez judicieux quoiqu’un peu rétrograde. Mais voilà, c’est un hybride, et donc un appareil plutôt destiné aux amateurs et quand on voir la difficulté de prise en main et le peu de commandes directes, on se dit qu’il y a de fortes chances que le photographe amateur s’oriente plutôt vers les modèles plus aboutis de la marque, et il aura raison de le faire.7.5/10