[ Mardi 11 septembre 2007 ] par Guillaume Louel
Processeur AMD Barcelona, que faut-il en attendre ?
   
|
 Prix en boutique (hors frais de port)
Introduction Biologique Aux Sciences De L'homme PriceMinister 21.57 €
Introduction To Electronics PriceMinister 98.31 €
Introduction To C PriceMinister 26.94 €


Introduction



Il y a quatre années de cela, AMD prenait le monde de l’informatique par surprise avec son architecture K8. Un design particulièrement ambitieux qui s’éloignait encore un peu plus des choix effectués par Intel. Tandis que ce dernier avait choisit la voie de la fréquence à tout prix avec les Pentium 4, AMD avait voulu rationaliser en mettant au point une architecture misant plus sur l’efficacité de chacun de ces cycles d’horloges.

AMD avait même osé l’impensable, proposer avec sa puce la gestion de la technologie 64 bits pour s’affranchir de la limite des 4 Go qui, quatre années après son lancement, commence à devenir d’actualité pour tout un chacun. AMD a étendu l’architecture x86 pour proposer le x86-64, le tout épaulé par Microsoft qui nous montrait dès le lancement une version « 64 bits » de son système d’exploitation Windows XP. L’histoire retiendra que des contre temps qui ne sont pas forcément le fruit du hasard dans le développement de « Windows XP x64 » auront permis à Intel de proposer, juste avant la sortie officielle du système (en avril 2005) des processeurs disposant de la technologie EM64T, un clône du x86-64 qui, on le jure chez Intel, est un développement indépendant dont la compatibilité avec la technologie d’AMD n’est que le plus pur fruit du hasard.



Au final, peu importe. Si le K7 (Athlon et Athlon XP) avait permis à AMD de séduire le marché des technophiles, le K8 aura véritablement été celui qui aura donné au concurrent d’Intel ses lettres de noblesses, aussi bien pour les qualités de la puce que ses audaces technologiques sur le 64 bits où encore l’intégration d’un contrôleur mémoire directement au sein de la puce. Le processeur de la maturité, en quelque sorte.

Le processeur de toutes les transitions

Depuis 2003, l’Athlon 64 aura du faire face à un certain nombre de transition. En premier lieu celui des sockets. AMD en avait lancé initialement deux, le 754 et le 940 permettant respectivement l’utilisation sur simple et double canal (64 et 128 bits) de la mémoire DDR. Le tout sera remplacé en 2004 par le socket 939, avant de laisser place en 2006 au socket AM2 qui autorisait la gestion de la DDR2. En parallèle, l’Athlon 64 aura évolué en proposant des processeurs double cœurs, les Athlon X2.

C’est cependant la transition mémoire entre la DDR et la DDR2 qui aura fait couler le plus d’encre puisque malgré une bande passante théorique beaucoup plus élevées, les performances des Athlon sur socket AM2 étaient globalement décevantes, n’apportant pas le bond en avant que l’on aurait pu escompter. La faute au contrôleur mémoire ? Oui et non, c’est surtout les entrailles de la puce qui n’ont pas été modifiées pour s’adapter aux changements assez fort que requerrait ce nouveau type de mémoire, à savoir être capable de compenser les plus fortes latences imposées. AMD a cependant tout fait pour retarder au maximum ce lancement qui n’aura eu lieu qu’en mai 2006. Une déception qui intervenait au moment ou les premiers Core 2 Duo faisaient leur apparition dans les rédactions.

Acte manqué ?

Une chose est certaine, après un démarrage tonitruant, AMD n’a pas su capitaliser sur le succès de son Athlon 64, se reposant un peu trop sur ses tout frais lauriers. On ne peut pas s’empêcher de noter qu’en quatre années, et malgré trois procédés de fabrication (130, 90 et 65 nm), AMD n’aura fait passer la fréquence de ses puces que de 2.2 à 3 GHz (3.2 si l’on compte le fraichement annoncé 6400+). Certes, il y a eu le passage au double cœur, et certes encore, l’arrivée d’un nouveau type de mémoire tout comme l’augmentation de la vitesse des liens HyperTransport. En quatre années, on aurait pu s’attendre à un peu plus, surtout face à un Intel qui avait un genou à terre avec son Pentium 4 et son Pentium D.

Pourtant, AMD avait commencé à travailler très tôt sur le successeur du K8. Deux projets ambitieux (K9 et K10) misant très fortement sur le parallélisme, une architecture probablement trop avant-gardiste devant l’enthousiasme modéré des développeurs de logiciels pour le multi-threading. D’autres choix techniques ont posé souci comme l’utilisation ou non de la mémoire FB-DIMM ou l’intégration ou non d’un contrôleur mémoire dans la puce. AMD verra également le départ de certains ingénieurs qui avaient joué un rôle clef dans le design du K8 teks Andy Glew. Des projets tous abandonnés au profit de la puce qu’AMD présente aujourd’hui : le Barcelona.



K8L, K9, K10 ? Un brin de technique >

Les Processeurs déjà testés
 COMPARATEUR DE PRIX 
Trouvez le meilleur prix
OK