| [ Mardi 27 avril 2010 ] |
par Guillaume Louel |
Processeur AMD Phenom II X6 1090T : surprenant
AMD Phenom II X6 1090T : un vrai mode Turbo
Lors du lancement du Phenom II X4, AMD avait mis en avant une solution logicielle d’overclocking automatique pour parer au très efficace Turbo automatique d’Intel. C’était bien entendu une solution temporaire et aujourd’hui AMD introduit lui aussi sa propre version de la technologie Turbo.Sur le fonctionnement le principe reste toujours le même : il s’agit de considérer l’enveloppe thermique du processeur dans sa globalité. Si des cœurs sont inactifs, on peut alors « emprunter » leur part de consommation pour overclocker les cœurs actifs. En pratique le but est simple : pour un procédé de fabrication donné, ajouter des cœurs impose de baisser les fréquences. Ajouter un mode turbo permet donc en théorie de maintenir un bon niveau de performances même si tous les cœurs ne sont pas utilisés. C’était l’un des arguments qui avait causé le plus de souci lors du passage de deux vers quatre cœurs et cette fois-ci, aussi bien AMD qu’Intel l’ont compris. Dans le cas du 1090T, la règle est simple : si trois cœurs ou moins sont utilisés, leur fréquence peut augmenter jusqu'à 3.6 GHz (on part de 3.2 en fréquence de base). Une augmentation de fréquence qui se fait dans les limites de consommation de la puce en augmentant progressivement le coefficient multiplicateur des cœurs utilisés.Bien entendu, comme chez Intel, la notion de « cœur utilisé » ne dépend pas que du processeur. Si ce dernier s’auto régule comme un grand, ce n’est pas lui qui choisit comment les programmes qui tournent sur votre machine sont répartis. Même en utilisant un programme qui ne crée que trois threads logiciels (et donc qui n’a le potentiel que de stresser trois cœurs), c’est le scheduler du système d’exploitation qui décide comment les répartir. S’il n’est pas trop bête, il placera chacun de ces threads gourmands vers un cœur différent.Dans le cas de celui de Windows 7, son comportement est parfois imprévisible et il peut décider de déplacer des threads d’un cœur à l’autre sans raison, ce qui interfère un peu avec le fonctionnement des Turbo. En fonction du nombre de changements effectués, on peut observer une petite variance dans les résultats de nos benchmarks, un phénomène contre lequel on ne peut malheureusement pas grand-chose (il est possible de fixer des threads sur certains cœurs, mais cela ne représente plus les performances réelles de la machine).Pour vous montrer l’ampleur du phénomène, voici un petit exemple avec deux threads logiciels littéralement « balladés » par le scheduler de Windows 7 : 
L’exemple est pris ici avec un Phenom II X6 mais notez que le problème est exactement le même avec un processeur Intel (il peut même être plus complexe s’il s’agit d’un processeur utilisant l’HyperThreading comme les Core i7).Dans tous les cas, la présence du mode Turbo apporté par AMD est appréciable et comme nous le verrons dans les tests, permet au processeur bien souvent de rester devant « l’ancien » Phenom II X4 965 cadencé pourtant 200 MHz plus rapidement dans les applications qui ne savent pas mettre à profit les six cœurs du X6.
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