IMPRIMER CETTE PAGE - INFORMER UN AMI 15 décembre 2006 - Par Léo de Urlevan

Runaway 2 : The dream of the turtle
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This parrot, is dead, this is an ex-parrot

L’histoire est un petit bijou avec des rebondissements. Si vous le terminez, n’oubliez pas d’aller jusqu’au bout du générique de fin, ça a une certaine importance. Pour le moment, tout ressemble à quelque chose d’assez classique. Dans un jeu d’aventure, il demeure assez difficile de se distinguer avec un gameplay révolutionnaire. Le supplément d’âme vient de la complicité qui peut se créer entre le scénariste et le joueur. Un peu comme si le premier disait au deuxième : « Eh, regarde, là, on dit ça, ça te fait pas penser à quelque chose, si, ça te rappelle ce film, ce livre, cette série, on est sur la même longueur d’onde toi et moi ». C’est exactement ce que faisait Schafer. C’est également ce que font tous les auteurs de jeux vidéo mais il faut bien admettre qu’à part les références à Star Wars et à Star Trek, on ne va pas bien loin. A partir du deuxième chapitre, nous avons noté toutes les références qui nous semblaient évidentes ; bien entendu, il en existe d’autres. Attention, ça part dans tous les sens : Star Wars et Indiana Jones, comme partout, la mouche, X Files, Blade Runner, Men in black, les Monthy Python (le sketch du perroquet, obligatoirement francisé pour l’occasion, ça fait un peu bizarre quand on sait que Flying Circus n’a jamais été doublé), la Bataille des Planètes, vendredi XIII, l’Ours, le Guide du Routard Galactique, l’œuvre de Jules Verne, celle de Warhol…

Les dialogues constituent aussi un modèle du genre, des répliques que l’on note car on s’éclate réellement de rire devant l’écran. « Je suis plutôt doué pour crocheter les serrures dans Oblivion. Voyons si ça marche en vrai. », « Je vois que j’ai affaire à un spécialiste du bluff. Un conseil, laissez le poker à Patrick Bruel » ou encore « Je ne sais pas s’il finira en tant qu’artiste ou en tant que serial killer. » Avec des traductions aussi réussies, difficile de ne pas tirer notre chapeau à l’équipe de Word of Magic, une des principales sociétés de localisation de jeux vidéo qui une fois de plus a fait quelque chose d’ahurissant, surtout si l’on pense au chapitre 6, où le langage provient d’une autre époque. La police de caractère à l’écran change également pour la rendre plus ancienne !


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