Sandisk Extreme Pro : un SSD véloce

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Le Sandisk Extreme Pro vient compléter la gamme de SSD de la marque et remplace le modèle Extreme II sorti l’année dernière. Ce SSD profite des dernières technologies développées par Sandisk ce qui permet à l’Extreme Pro d’afficher de très bonnes performances.

Le spécialiste de la mémoire flash dispose d’une large gamme de SSD destinée à différents usages, que ce soit pour le grand public avec sa série Extreme ou pour l’entreprise avec notamment les séries X1xx, X2xx ou X3xx. Sandisk propose également toute une gamme de produits multimédia et de stockage tels que des clés USB et des cartes mémoires allant de la Compact Flash à la Micro SD. Ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est bien entendu la gamme des SSD grand public et pour ce test, Sandisk nous a fourni son dernier modèle, l’Extreme Pro dans sa version 480 Go.

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Ce SSD affiche des dimensions sommes toutes assez classiques de 2,5 pouces et une épaisseur de 7 mm qui lui permet d’être installé dans la majorité des portables et ultra-portables. De plus, Sandisk fourni aussi une entretoise de 2,5 mm pour passer l’épaisseur à 9,5 mm ce qui sera utile pour certains ordinateurs de catégorie plus imposante comme les modèles pour joueurs où l’emplacement 2,5 pouces est généralement plus haut.

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Dans la gamme des SSD grand public, L’Extreme Pro remplace l’Extreme II et profite des nouveaux développements effectués depuis en utilisant notamment la seconde génération de mémoire Flash NAND MLC 19nm Toggle associée au contrôleur Marvell 88SS9187 qui est également présent sur le modèle Extreme II que l’on trouve encore en vente en ligne.

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Concernant les mémoires flash utilisées dans les SSD, il en existe trois différentes : la SLC, la MLC et la TLC. Sans entrer dans le détail purement techniquement de chacune d’elle, on peut simplifier la chose en disant que chaque type dispose de cellules élémentaires que l’on peut assimiler à des cases pour stocker les données. Ainsi, la SLC (pour Single Level Cell) permet de stocker un seul bit de donnée dans une case, la MLC (Multi Level Cell) deux et la TLC (Triple Level Cell) peut en stocker trois. Dès lors, on peut dire que la TLC est intéressante puisqu’on peut y stocker plus de données. Mais ce n’est pas aussi simple car la technologie actuelle fait que l’on observe une dégradation des performances sur ce type de mémoire, surtout en écriture, et cela a aussi un impact sur la durée de vie des cellules. A contrario, la SLC affiche une durée de vie des cellules jusqu’à cent fois supérieure mais elle est plus onéreuse à fabriquer ce qui la réserve à des SSD haut de gamme. La mémoire MLC, quant à elle, se situe entre les deux avec une durée de vie des cellules 10 fois supérieure à la TLC ce qui en fait la mémoire la plus utilisée, que l’on trouve majoritairement sur les SSD du marché.

Comme de nombreux constructeurs dans ce domaine Sandisk présente les caractéristiques ainsi que les performances mesurées dans son labo dont voici un tableau récapitulatif :

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nCache : pour optimiser les écritures

Les SSD sont surtout reconnus pour leur performance en lecture qui dépasse de loin celle des disques durs traditionnels. A ce sujet, nous vous invitons à consulter notre dossier SSD : l’avenir du stockage. En revanche, la performance en écriture est souvent moindre dû notamment à la fameuse dégradation des cellules mais aussi à la manière dont les données sont transférées dans les mémoires flash. Si le contrôleur joue un rôle important dans ce domaine, il est toujours possible d’améliorer l’écriture en optimisant le passage entre ce même contrôleur et l’espace de stockage à proprement parler. C’est justement ce que propose Sandisk avec sa technologie nCache. Partant donc du constat que les systèmes d’exploitations accèdent dans la majorité des cas à l’unité de stockage en utilisant des blocs de données de 4K, ils sont en quelques sorte en conflits avec la structure des blocs physiques des SSD récents qui est de 1 Mo. Dès lors, pour assurer le transfert des données entre les deux types de blocs, Sandisk utilise un cache DRAM situé juste après le contrôleur et qui transfert les données à la nCache constituée de mémoire flash de type SLC. Cette dernière se charge alors d’accumuler à haute vitesse les segments de données à écrire puis les consolide et les expulse vers la zone de mémoire NAND flash comme décrit dans le schéma ci-dessous.

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SanDisk Extreme Pro : de très bonnes performances

Pour notre test nous avons installé l’Extreme Pro dans un ordinateur de bureau équipé des composants suivants :

– Processeur Intel Core i5-2500K
– Mémoire : 8 Go DDR3 Corsair
– Carte mère : Asus Z77-A
– Carte graphique : MSI GeForce GTX 780
– Disque dur : Western Digital WD6000HLHW à 10 000 tr/min

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Nous y avons installé Windows 8.1 64 bits. Hormis les tests synthétiques effectués via l’outil CrystalDiskMark, nous avons également chronométré la copie de fichiers de diverses tailles depuis un disque externe et le temps de chargement de Windows. Les tests ont été effectués plusieurs fois pour en tirer une moyenne.

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Les résultats montrent des débits proches de ce que Sandisk affiche sur la fiche technique. Evidemment, ces résultats dépendent aussi de la configuration sur laquelle le SSD est installé. Notre machine de tests n’étant pas de toute dernière jeunesse, il faut bien le reconnaître, il est fort probable que sur des PC basés sur les derniers chipsets Intel, les résultats soient légèrement différents. Mais au global, l’Extreme Pro affiche de très bonnes performances et il sera assez logiquement recommandé pour les configurations de jeu et le montage vidéo, où il fera sans aucun doute le bonheur des utilisateurs à la recherche de la meilleure réactivité pour leur système. En outre, si le Sandisk Extreme Pro 480 Go s’affiche au prix public de 300 euros, on le trouve désormais aux alentours des 260 euros sur les sites de ventes en ligne. A ce prix-là et pour cette capacité de stockage confortable c’est un excellent choix si l’on considère en plus les 10 ans de garantie.

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