Toujours dans les starting blocs, c’est une fois encore Capcom que l’on retrouve aux commandes du premier jeu de combat disponible sur Vita. Avec la 3DS, Nintendo a eu droit l’année dernière à Super Street Fighter IV. Pas de jaloux, chez Sony c’est Ultimate Marvel vs. Capcom 3 qui échangera les premiers coups. Le jeu étant déjà bien installé sur PS3 et Xbox 360, le voir adapté sur une portable suscite immédiatement quelques interrogations. Les performances techniques plutôt hautes sur console de salon seront-elles au niveau de cette version nomade ? La première impression étant souvent la bonne, dès les premières secondes on comprend bien vite que la mouture de salon n’a pas grand-chose à envier à celle qui tient dans la main. Le jeu oppose toujours deux équipes de trois personnages chacune issue des univers Capcom et Marvel. 48 combattants sont disponibles pour former l’équipe de ses rêves que l’on soit fans de Spider-man, Hulk, Wolverine, Ryu, Dante ou de Phoenix Wright et son célèbre « Objection ! ».
Aussi vif, splendide et hypnotisant que sur console de salon, on en vient presque à préférer cette version que l’on peut embarquer partout avec soi. Et le superbe écran de la Vita ne fait que renforcer cet effet de confort visuel. Support oblige, le jeu n’est pourtant pas un copié collé intégral si l’on veut vraiment jouer au jeu des sept différences, par exemple les arrières plans qui sont bien moins riches et animés que dans l’original. Si le stick analogique ne se présente pas comme le meilleur ami des jeux de baston, la croix basique se montre très efficace en action malgré sa taille réduite. Pour les paresseux ou les moins doués, un système tactile a été intégré au titre. Le seul vrai bémol du titre de Capcom vient des temps de chargement un peu longuets. Alors que le jeu ne tient que sur une cartouche et non sur un disque, Capcom prouve par ce premier tour de force que la Vita a un excellent potentiel en ce qui concerne les jeux de combats que tant au niveau visuel que technique. Un premier coup de maitre.
Uncharted Golden Abyss
Véritable institution sur PS3, Uncharted devient par la force des choses le fer de lance de la PS Vita. Le titre de Naugthy Dog est célèbre pour ses mises en scène époustouflantes poussant toujours plus loin les capacités de la machine de Sony dans un enchainement d’effets techniques des plus impressionnants. Golden Abyss endosse une bien lourde tâche en tant que représentant technique de la Vita et de la série elle-même. Et on peut dire qu’avec ce nouvel épisode des aventures de Drake que le contrat est largement rempli. Dès les premières secondes de jeu, on comprend vite quel est le réel potentiel technique de la machine. Le titre n’a en rien perdu du charisme cette prestigieuse série que l’on trouve sur PS3. Nathan Drake en tête, les protagonistes sont fidèles à leurs télévisuels. Les décors et ambiances extérieures sont tout aussi saisissants qu’il s’agisse d’une grotte, d’un temple, d’une chute d’eau ou de la jungle luxuriante que l’on traverse de bout en bout au cours de l’aventure.
Hormis un peu d’aliasing (effet d’escalier sur la 3D) et quelques faibles ralentissements, le titre passe tous les tests techniques haut la main. Le contenu n’est pas en reste, puisque le titre est quand même garni d’une trentaine de niveaux, ce qui n’est pas négligeable pour un jeu de ce calibre et de ce niveau de finition. En bon ambassadeur, la plupart des options de la machine ont trouvé leur utilité dans le jeu. Jouer l’acrobate sur une poutre avec l’accéléromètre, découper à la machette avec l’écran tactile, se hisser avec le Touchpad à l’arrière de la machine, reconstituer un puzzle tactile, etc. Les fonctions principales de gameplay de la Vita sont bien là. Incroyablement saisissant sur le fond comme sur la forme, Uncharted Golden Abyss sait se montrer à la hauteur de la nouvelle machine de Sony. L’Indiana Jones des temps modernes prouve une fois encore qu’il maitrise parfaitement le terrain qu’il parcourt. Uncharted Golden Abyss est clairement le titre de lancement incontournable sur la PS Vita.
Touch my Katamari
Ce titre qui respire une joie hallucinogène est clairement reconnu comme l’ovni japonais par excellence. Rappelons que ce titre sévit depuis l’ère de la Playstation 2, même en France. Catapulté dans une ambiance bonne enfant des plus loufoques, on dirige un petit être de sang royal tout vert qui pousse un Katamari. Le Katamari est une sorte de sphère aimantée qui agrippe tout ce qu’elle touche pour grossir de plus en plus afin d’atteindre la taille souhaitée dans un temps imparti. Si ce principe est bien connu des amateurs du titre, la version Vita évolue un peu avec un nouveau principe qui permet d’étirer ou d’aplatir le Katamari comme de la pâte à modeler. Étirer la sphère permet de ramasser bien plus d’objets alignés horizontalement et l’aplatir sert à passer dans des endroits plus étroits pour accéder à de nouvelles zones souvent pleines de bonus.
Par son principe, Touch my Katamari est probablement le titre qui se rapproche le plus de ce que l’on peut trouver sur un iPhone ou sur une tablette, un jeu qui se sert désormais des fonctions tactiles pour jouer. L’écran peut donc être utilisé pour jouer associer au Touchpad à l’arrière de la Vita. Cette nouvelle façon d’appréhender le titre de Namco peut paraitre des plus étranges au départ, surtout que la reconnaissance tactile peine un peu, laissant souvent le Katamari immobile, ce qui est assez agaçant à la longue. Néanmoins, le titre reste entièrement jouable avec les boutons et les sticks comme sur console de salon. Avec ses graphismes simplistes et cubiques, le titre se démarque une fois de plus par les myriades d’éléments à agripper qui constituent les décors et son style graphique expansif, très coloré et reconnaissable au premier coup d’œil. S’il n’avance pas les mêmes arguments techniques que les autres titres Vita, Touch my Katamari représente néanmoins une catégorie de titre intéressante pour les joueurs qui attendent autre chose que les autres jeux plus classiques sur le fond comme sur la forme.
Everybody’s golf
Déjà présent au lancement de la PSP, Everybody’s golf est une nouvelle fois au rendez-vous pour accompagner la PS Vita lors de ses premiers pas. Cette simulation phare de Sony développée par Clap Hanz s’est forgée une solide réputation au fil des épisodes qu’ils soient nomades ou sur console de salon. Comme on ne change pas une formule qui gagne, les fondamentaux de la série restent identiques aux premiers drives virtuels, dont la recette d’origine n’a subi que peu d’évolutions avec les années. Cette version PS Vita ne déroge pas à la règle. Elle revient donc avec de petites options supplémentaires, qui sont principalement liées au hardware de la machine. Ainsi, il est possible de voir à 360° en pivotant la console dans tous les sens grâce au gyroscope et aux caméras intégrées. Il est ainsi possible de jouer à la verticale malgré le manque de confort que cela apporte pour une position finalement assez peu naturelle. S’ajoutent aussi de nombreuses options tactiles pour la navigation ou quelques interactions amusantes sur le golfeur ou les décors.
Si le jeu est beaucoup plus simple et plus dépouillé qu’un Uncharted, le rendu visuel est tout de même des plus satisfaisants et très agréable à l’œil. La jouabilité est plus ardue que dans les versions précédentes. Une bonne maitrise sera de mise pour progresser tout au long des parcours. Il faut toujours garder à l’œil tous les paramètres comme le sens et la vitesse du vent ou la puissance, l’orientation et la distance de tir. Tout cela est nécessaire pour gravir les échelons dans la compétition. En renfort, de nombreux golfeurs aux qualités diverses s’ajouteront pour améliorer ses scores. Ajoutons à cela les nombreux accessoires (clubs, balles et autres) et de nouvelles techniques qui se vendent à prix d’or pour augmenter ses performances. Une fois le jeu bien en main, on peut affronter en ligne d’autres joueurs du monde entier pour en découdre sur le green. Ce sera sans nul doute le meilleur moyen de donner une seconde vie à ce titre déjà très riche en solo. Comme ses ainés sur PSP, Everybody’s golf est sans conteste l’une des valeurs sûres de la PS Vita.
Wipeout 2048 - par Alfred E. Cony
Depuis 1995, Wipeout est le jeu de course futuriste les plus coté sur PlayStation. Prévu au lancement de la console, cet opus intitulé Wipeout 2048 ne devrait pas décevoir les fans. Profitant du large écran de le Vita et de ses capacités graphiques exceptionnelles, Wipeout s’annonce d’emblé comme un des jeux phare de la nouvelle console portable. On atteint la finesse de la version PS3 et la fluidité est parfaite, un élément essentiel pour ce jeu qui base tout sur la vitesse de défilement. Avec Wipeout, on voit clairement que la console nomade a repris de l’avance sur le smartphone et la tablette. Le joueur peut choisir entre 20 véhicules futuristes chacun doté de propriétés spécifiques. On a le choix entre trois modes de commandes dont deux classiques et un gyroscopique qui est malheureusement peu précis. On préférera jouer à l’ancienne avec la combinaison joystick/boutons qui s’avère d’ailleurs très ergonomique. Le joueur participe à l’A-G-R-C qui est le championnat local.
Pour finir la campagne solo, il faut gagner trois saisons : 2048, 2049 et 2050 ce qui devrait occuper un peu même le spécialiste car le niveau est comme d‘habitude plutôt élevé. Il faut d’ailleurs un peu de temps pour prendre la chose en main et commencer à avoir du succès. On ne peut pas régler la difficulté ce qui posera problème aux débutants. Il y a tout de même la possibilité d’avoir recours à un pilotage assisté qui sera très utile pour les non-habitués de la série. Le jeu dispose aussi d’un mode en ligne via le Playstation Network et d’un mode ad hoc pour jouer avec d’autres consoles à proximité. A signaler que les menus tactiles sont peu pratiques, à l’image de l’interface générale de la console. Pour gagner dans les différents modes de course, il faut tout d’abord bien choisir son vaisseau puis utiliser les pavés de vitesse à escient. Disséminés sur la piste, ils donnent un coup de boost qui permet de doubler. Il y a aussi des pavés d’armement qui offrent toutes sortes de bonus, des missiles au pilote automatique. Au final, Wipeout 2048 séduit par son esthétique et sa vitesse hallucinante mais attention, il ne plaira qu’aux amateurs du genre et n’utilise guère les nouveaux modes de contrôle propres à la Vita. Pour autant, c’est avec Uncharted et Marvel vs Capcom, un des titres phare du lancement.8.5/10