| [ Lundi 11 février 2008 ] |
par Stéphane Kauffmann |
Souris Steelseries Ikari Laser, l’arme de prédilection
Souris Steelseries Ikari Laser : Histoires de résolution
Au cœur trône un capteur laser qui monte à 3200 cpi en résolution. On ne va pas revenir sur un débat de chiffres déjà largement abordé lors des derniers articles sur le sujet. Rappelons juste les bases. La résolution, ce sont le nombre de coordonnées prises en compte sur une distance donnée, en l’occurrence un pouce (count per inch). Plus il y en a et plus c’est précis et moins la souris nécessite de déplacement physique pour une distance donnée à l’écran. Cela la rend aussi plus sensible et à trop en faire, on déplace le curseur au moindre tremblement du petit doigt. Or une souris pour gamer se doit d’être en même temps extrêmement précise et rapide. Pour, cela elle doit donc monter en résolution. Mais il faut que le capteur et l’électronique fassent leur travail sans faille pour ne pas entamer la stabilité. Il est aussi nécessaire de pouvoir régler cette résolution pour ralentir la souris dans certaines situations comme lorsqu’il s’agit de flinguer un pauvre coréen à quatre kilomètres avec un fusil de précision dans Crysis. Razer a été au bout de la logique avec 4000 cpi sur sa Lachesis ce qui est trop car dans la pratique, on n’arrive guère à gérer plus de 3000 sinon la souris est prise de tremblotte. Ca tombe bien, la Ikari est doté d’un capteur laser 3200 cpi fabriqué par Cypress Semiconductors et qui répond au doux nom d’Ovation. Il semble qu’il soit plutôt abouti au vue du comportement de la souris. En tous les cas, ce n’est pas un capteur au rabais artificiellement boosté. Encore faut-il que la souris l’utilise à escient.La théorie
Pour cela, Steelseries a un peu réfléchi. Je vais vous servir leur discours marketing et après on verra en pratique ce que cela donne. Il faut bien comprendre au préalable comment fonctionne une souris. Le capteur transmet des photos de la surface à un processeur qui les compare entre eux pour déterminer les coordonnées et les transmettre à l’ordinateur. C’est un peu simplifié mais en gros cela revient à cela. Steelseries nous dit qu’ils ont réussi à ne prendre que quatre valeurs en entrée au lieu de l’image complète ce qui leur permet de calculer plus vite. Ils disent que ce faisant ils gagnent en rapidité et donc en précision. Cela semble logique. Evidemment ils étayent cela par des chiffres qui sonnent bien du genre 50 pouces par seconde, 20 g d’accélération et 40 000 meures à la seconde. Tout cela nous laisse tout aussi évidemment de marbre car en l’absence de toute corrélation, on ne peut pas en faire grand-chose. Plus intéressant, Steelseries dit qu’ainsi ils peuvent se passer de toute correction. Qésako ? Selon eux, la majorité des souris lissent les données brutes reçues pour éviter des imperfections dans la reproduction du mouvement à l’écran. Ainsi, même en tremblant lors de son déplacement, la ligne peut être droite. La Ikari vous permet de régler cette correction dans le pilote. J’ai successivement opté pour les deux extrêmes avec et sans lissage puis j’ai essayé de dessiner une ligne droite dans Photoshop, basique mais efficace pour vérifier… Et je n’ai pas constaté une différence flagrante pour être honnête.