Tableaux interactifs : la honte française
Depuis quelques années, l'informatique s'invite à l'école. Il y a bien entendu les salles informatiques où des PC équipés de Windows 95 sont censés intéresser les plus jeunes à ce formidable outil, quelques projets surprenants comme ces classes équipés d'iPods. Et puis il y a ce qui semble faire l'unanimité chez nos voisins : le tableau blanc interactif (TBI).
- Taux d'équipement britannique : 66%
- Taux d'équipement danois : 18%
- Taux d'équipement américain : 22%
- Taux d'équipement français : 1%
Les avantages sont multiples. Les cartables deviennent tout bêtement moins lourds. Les interactions élèves / professeurs bien plus directes car les TBI sont en réseau. Ces objets ne sont pas non plus de simples feuilles de papier virtuelles: l'interaction marche dans les deux sens. En effet, boosté aux OCR, le TBI reconnait les caractères pour corriger l'élève en temps réel.
Bien entendu, quand les pouvoirs publics se rendront compte du retard considérable, il sera l'heure de faire des choix dans l'urgence, comme d'habitude. Il est assez surprenant que le ministre de l'éducation nationale qui a fait le tour des pays nordiques pour trouver l'inspiration ait oublié cet outil. Assez couteux, il est vrai : 3.000 euros, sans parler du coût de formation des professeurs. Soyons certains que le non renouvellement des postes et les classes surchargés que cela engendrera permettront de financer les TBI. On attend l'annonce avec confiance.