[ Mardi 13 mai 2008 ] par Guillaume Louel
Test mémoire OCZ DDR3-1600 CL8 XMP
   
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Mémoire OCZ DDR3-1600 CL8 XMP : Introduction



Les autocollants parlent de 8-8-8 pour les timings, en pratique c’est beaucoup mieux…
Un prix correct et presque attractif… si la DDR2 ne se négociait pas pour moins de trois fois moins cher. Dans ce contexte, la DDR3 a du mal à se faire une place : si elle apporte un bond en avant de performances par rapport à la DDR2, elle n’est tout de même pas trois fois plus performante, bridée en grande partie par le bus mémoire des processeurs Intel (le bus FSB, Intel est en effet le seul a proposer pour l’instant des chipsets compatibles DDR3).

Malgré tout, l’attrait d’une mémoire plus rapide attire quelques utilisateurs exigeants (particulièrement les joueurs même si d’autres applications comme Photoshop se régalent de la forte bande passante de la DDR3). Pour ceux là, les constructeurs proposent des versions extrêmes de leurs kits mémoires.

C’est le cas de ce kit proposé par OCZ. Officiellement, de la DDR3 à 1600 MHz en CAS8, des spécifications plutôt très haut de gamme. Son autre particularité est de supporter la norme « XMP » d’Intel.

SPD, EPP


Nous avions touché le sujet dans notre premier test de la mémoire DDR3, le SPD est une petite section de mémoire présente sur les barrettes qui contient les informations nécessaires au réglage des timings (CAS latency, etc…). C’est la programmation du SPD qui détermine la fréquence à laquelle fonctionnera la mémoire sur une carte mère par exemple.

Par défaut, le segment SPD contient des timings en nanosecondes qui doivent être interprétés en fonction de la fréquence de fonctionnement, ce qui fait que l’on parle généralement de « table » de SPD, chaque puce devant proposer des valeurs pour sa fréquence de fonctionnement officielle, mais aussi des valeurs de compatibilité pour les fréquences plus faibles, afin par exemple que l’on puisse mélanger des barrettes ayant des fréquences différentes : le BIOS utilisera le tout pour trouver un dénominateur commun entre fréquences et latences.

Le kit vu par CPU-Z.
Depuis quelques temps cependant, les constructeurs de barrettes mémoires ont tendances à ne plus utiliser les informations du JEDEC pour nommer leurs barrettes mais à utiliser leurs propres dénominations overclockées. C'est-à-dire qu’ils vendent des barrettes comme certifiées overclockables manuellement. Si l’on ne le fait pas, la barrette se comportera comme un modèle classique. Le cas est particulièrement répandu avec des kits de mémoire DDR2 à 800 MHz en CAS4. Ils sont bel et bien certifiés CAS4… mais a condition de baisser la latence et d’augmenter le voltage par soi même. Et la DDR3 n’est pas exempte de ce genre de soucis, nous l’avions vu ici

C’est Nvidia qui a le premier proposé une solution à ce que nous considérons comme un problème (les notations « overclockées » mélangées aux notations JEDEC normales) avec l’EPP (Enhanced Performance Profiles). Le principe était assez simple, ajouter deux profils supplémentaires dans le SPD. Il ne s’agit plus de tables complètes (plusieurs fréquences) mais uniquement d’une série d’informations (CAS Latency, etc) pour une fréquence et un voltage donné. Dans la théorie, l’idée est bonne et c’est surtout sur la méthode que Nvidia a péché en développant la norme dans son coin sans en avertir le JEDEC, et réservant la norme à ses propres chipsets. Après l’affaire RAMBUS, ce genre de chose n’a pas été apprécié.




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