[ Vendredi 23 novembre 2007 ] par Guillaume Louel
Test processeur AMD Phenom X4 9600 : Drôle de relève ?
   
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Varsovie, Tahoe : conditions de test



En règle générale, nous évitons de vous barber avec notre « cuisine », à savoir les conditions dans lesquelles nous avons obtenues les processeurs que nous testons. Généralement elles sont assez simples, nous récupérons les processeurs entre 15 jours et un mois avant la date de publication du test, ce qui nous laisse une marge assez conséquente pour réaliser nos benchs, vérifier les points d’architecture et écrire nos articles. Pour le Phenom, les choses ne se sont pas exactement passées comme cela.

La semaine dernière, AMD nous a invité a une conférence à Varsovie dans laquelle nous devions avoir droit à des informations complémentaires sur l’architecture, ainsi qu’un accès à des interlocuteurs techniques. Cet événement se tenait du mercredi au vendredi, et nous devions recevoir une machine complète pour réaliser nos tests également le vendredi (malgré notre demande de n’avoir qu’un processeur, ce qui est plus simple que de démonter une machine). Le « lancement » ayant lieu trois jours après. Des conditions tendues, ce que nous ne savions pas au premier abord, c’est que nous, journalistes français, étions « privilégiés ».

AMD avait en effet décidé d’une politique très particulière pour son lancement, à savoir faire réaliser aux journalistes leurs benchs sur des machines montées par AMD, lors de ces événements à Varsovie (pour l’Europe) et Tahoe (pour le continent américain). Une liste de benchs courte a été mise en place par AMD, liste de bench définitive : il était en effet interdit d’utiliser d’autres logiciels n’étant pas présent sur les machines. Les clefs USB étaient « interdites » et pour éviter tout problème, AMD poussera même le vice à nous fournir des clefs USB vierges pour pouvoir récupérer des captures d’écrans.



Nos confrères effectuant les benchs dans un environnement contrôlé par AMD.


Le fait d’inviter des journalistes pour leur faire réaliser des tests sur place n’est pas en soi une nouveauté, de mémoire on se souviendra par exemple du lancement des Radeon X1800 ou, ATI ne disposant pas de suffisamment de cartes pour tout le monde, avait mis en place une séance de benchmarking. On pouvait alors apporter non seulement ses logiciels, mais également sa propre machine de test. Nous avions eu la chance de repartir avec une carte à l’époque. Plus récemment Intel a également mis en place un événement de ce type pour le lancement du QX9650 ou le constructeur a invité en Allemagne les journalistes qui n’avaient pas reçu de processeur a l’avance. Ceux qui furent conviés à cet événement pouvaient installer ce qu’ils souhaitaient sur les machines.

Dans l’absolu, ce genre de pratique n’est jamais une bonne chose tant il est parfois difficile de déceler certaines tentatives d’optimisation dans les BIOS, la présence de composants trop rapides ou ne répondant pas aux spécifications, etc. En n’autorisant même pas l’installation de logiciels sur ses machines de test, AMD a importé les pires méthodes marketing du monde des cartes graphiques, et plus particulièrement d’ATI. Quand on leur avait posé la question des changements qu’impliqueraient le rachat d’ATI l’année dernière, un haut responsable nous avait martelé qu’ils étaient historiquement les « gentils » (« we’re the good guys ») et que nous devions les prévenir s’ils changeaient leur fusil d’épaule (« please keep us honnest »). AMD, vous êtes prévenus.

Privilégiés… ou presque

Seuls les journalistes s’étant rebellés contre ces pratiques ont eu droit de tester dans leurs laboratoires les nouveaux Phenom. Nous ne sommes pas nombreux puisque hormis un journaliste américain et quelques français et allemands, la rébellion n’était pas de mise chez nos confrères. On le regrette.



Attraction de l’événement AMD en Pologne, la présence de deux cartes Radeon HD 3870 X2.


Nous l’avons évoqué dans cette actualité, la machine que nous attendions vendredi dernier n’étant pas prête, AMD nous a proposé en dernier recours de nous envoyer un processeur et une carte mère compatible utilisant leur nouveau chipset (790 FX). Nous avons bel et bien reçu la carte mère mais le transporteur n’a pas livré le processeur à la bonne adresse. Nous avons traqué (de l’aéroport de Varsovie) le colis vendredi après midi… pour s’apercevoir que le livreur était passé le reprendre. Ce denier ne l’a livré que lundi dernier (a 16h…). Manque de bol, la plateforme que nous avons montée s’est révélée totalement instable. Les changements d’alimentations et de kits de RAM n’y ont rien fait, impossible d’installer Windows avec le Phenom reçu par AMD et la carte mère MA790FX-DQ6 fournie par Gigabyte. Un tour chez un assembleur (merci au magasin Nicolas et Fils au passage pour son aide) pour tester d’autres barrettes de RAM n’y fera rien. L’augmentation du voltage du Phenom permettait une période de stabilité de dix minutes environ, insuffisant pour réaliser des tests sérieux. Et franchement inquiétant. La carte mère fonctionnait en effet sans problème avec un processeur AM2 classique. Cela ne pose pas le blâme a 100% sur le processeur, mais tout de même.

Mercredi après midi, alors que nous tentions de récupérer le processeur d’un de nos confrères ainsi qu’une autre carte mère, la machine qui devait nous être envoyée est arrivée. Un processeur 9600 posé cette fois ci sur une carte mère MSI. Hormis deux plantages en mode « Unganged » sur lesquels nous reviendrons, nous avons tout de même pu réaliser nos tests. Il était temps…



< D’autres optimisationsAMD 790 FX... et SB 600 ! >

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