| [ Jeudi 20 septembre 2007 ] | par Stéphane Kauffmann |

Le virus de la customisation a manifestement été inoculé à Logitech. Jamais une souris n’aura été modifiable à ce point et à commencer par la coque. Deux sont livrées et elles changent l’ergonomie globale. La première est en plastique granuleux, plate et relativement angulaire. Il en résulte une prise en main certes ergonomique mais aussi assez nerveuse avec un confort correct mais qui n’est pas maximal. La deuxième coque en pastique soft touch donne une forme plus bombée et plus arrondie qui s’avère moins dynamique mais aussi plus confortable. Cette diversité est une excellente idée car s’il s’agit d’une partie en réseau courte mais sur un jeu très rapide, on pourra utiliser la première coque alors que pour les parties plus longues, on préférera la deuxième. Dans la pratique, tous les testeurs ont préféré la forme plus bombée aussi en raison du soft touch très agréable. Il est dommage que Logitech n’ait pas retenu le même revêtement pour les deux. La coque interchangeable engendre néanmoins une légère cassure sur le dessus de la souris qui est perceptible au toucher sans que cela soit réellement gênant. Au final, on peut dire que la forme est assez consensuelle du moment que vous êtes droitier et garantit un bon confort tout en gardant un contrôle actif de la souris ce qui est essentiel dans les FPS les plus rapides.

Mais la personnalisation ne s’arrête pas la. Comme sur les modèles précédents, il est possible d’ajouter des poids fournis qui sont de quatre ou sept grammes ce qui permet de tarer la souris très précisément selon vos besoins. Je trouve personnellement que c’est un peu exagéré mais je ne doute pas que certains apprécient.

La molette ultime

Les boutons principaux sont bien conçus et le clic est souple et précis, rien à redire. Deux boutons supplémentaires sur le coté sont très bien placés même si celui qui est le plus en arrière s’atteint plus facilement que l’autre. La pièce maitresse de la G9 reste cependant la molette reprise sur la MX Revolution. C’est le bonheur. En mode cran par cran, elle est d’une précision extrême dans toutes les situations que ce soit pour changer une arme ou scroller sur le Web. Le débrayage en mode roue libre n’est pas électrique comme sur la MX et il faudra appuyer sur un bouton sous la souris. Ce mode sera parfait pour les jeux de stratégie où on se sert de la molette pour zoomer. Au final, cette molette, c’est vraiment la perfection. Un autre bouton a fait son apparition sous le clic gauche. Il permet de switcher la résolution en augmentant vers la droite et en diminuant vers la gauche. Comme sur la Razer, il y a cinq niveaux possibles qui sont paramétrables par intervalles de 200 dpi ce qui est parfait. Mieux que sur la Razer, des barres rappellent la position choisie ce qui a une réelle utilité car il est difficile de mémoriser cinq possibilités. Pour conclure sur l’ergonomie, les larges patins en téflon garantissent une glisse optimale mais le fil certes joliment torsadé est un peu trop rigide et peut gêner.


Vrouuuuum
Le capteur utilisé par Logitech monte à 3200 dpi et à cette valeur, ça va vraiment vite. Il est cependant tout à fait possible d’utiliser la souris à cette valeur extrême. Il est probable qu’en jeu et usage courant, la plupart des utilisateurs préféreront s’en tenir à 2000. Pour ma part et après avoir expérimenté dans tous les sens, j’ai baissé à 2800 et j’ai réussi à m’en servir sans mal dans toute les applications. La question à se poser est évidemment si les 4000 dpi de Razer sont une plus value. Pas vraiment serai-je tenté de répondre. Allez au-delà du 3200 de la Logitech ne se justifie pas vraiment. A résolution égale et en chipotant, on peut trouver le capteur Razer un poil plus précis mais les autres testeurs ne l’on pas vraiment confirmés. Plaidons plutôt pour un ex aequo global.
Pilote précis
Le pilote de la G9 a été entièrement repensé et je ne trouve pas que le résultat soit très probant. Evidemment, vous pourrez y régler absolument tout y compris la résolution suivant l’axe X et Y comme chez Razer mais la logique est un peu obscure. Comme chez Razer aussi, cinq profils peuvent être mémorisés et rappelés même sans pilote par un bouton sous la souris. L’avantage ici est que les LED d’indication de la résolution peuvent avoir une couleur distincte par profil. C’est évidemment plus pratique. On peu aussi associer les profils à des jeux pour qu’ils se chargent automatiquement à au lancement dudit jeu.
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Conclusion

Au final, la G9 est une souris relativement ultime qui combine customisation extrême, à réactivité et précision maximales. La molette en métal est parfaite et fait la différence aussi. De plus, la G9 de par sa forme finalement assez consensuelle et ses coques interchangeables devraient convenir à tous les droitiers que ce soit pour le jeu ou une autre application. Le rappel visuel du réglage de résolution est un véritable avantage à mes yeux. C’est la souris idéale du joueur éclectique. Mais tout cela se paie aussi le prix fort, soit vingt euros de plus que la concurrence et à ce prix, j’aurais aimé disposer du switch motorisé entre les positons à crans et roue libre de la molette. Il n’en demeure pas moins que cette souris est exceptionnelle.
Caractéristiques
Les +
Les -
Prix : 100 euros

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