| [ Lundi 8 octobre 2007 ] | par Benoît Dupont |

Annoncé à l’IFA 2007, c’est avec un plaisir non dissimulé que nous vous proposons aujourd’hui de découvrir le Philips Aurea, autrement connu sous le doux non de 42PFL9900D. Il s’agit à ce jour de la forme ultime du concept Ambilight, une technologie d’éclairage d’ambiance propriétaire du constructeur hollandais. Concrètement, comment ça marche ? C’est simple. Un système d’éclairage jusqu’ici situé au dos de la dalle est intégré au téléviseur. En fonction du contenu affiché sur l’écran LCD (bien qu’il existe également quelques versions plasma), l’éclairage s’adapte pour recréer une ambiance immersive au possible. Ca paraît relativement gadget au premier abord. A l’essai, les versions précédentes de l’Ambilight nous ont pourtant donné pleine satisfaction.
L’Ambilight, déjà une longue histoire
Nous avions déjà eu l’occasion de tester l’Ambilight sur deux côtés puis sur trois. Mais le constructeur se heurtait à un problème de taille. L’Ambilight à base de tubes fluorescents était assez pénalisant pour la ligne des appareils et toute une génération de téléviseur Philips s’est vue largement handicapée sur le plan du design, un facteur d’achat de plus en plus important à mesure que les différences technologiques entre les marques s’estompent. Pour corriger le tir, Philips a investit dans une technologie qu’il connaît bien, les LED. Et l’Ambilight s’est fait plus léger sur les derniers modèles de la marque. Aujourd’hui, le constructeur franchit une étape supplémentaire. En plus de l’éclairage mural arrière, tout le cadre s’illumine vers l’avant, formant ainsi une extension de l’image sous la forme d’une ambiance colorée. Vous êtes sceptiques ? Regardez plutôt le résultat obtenu avec « Into the blue » en Blu-ray.

Un peu de technique
A l’IFA, nous avons eu l’occasion d’assister à un séminaire Philips sur le sujet. Et nous sommes ravis de pouvoir vous donner quelques détails, tirés de la présentation (ce qui explique la qualité des clichés, mille pardons).

Pour obtenir le halo lumineux autour de la dalle, le cadre blanc translucide abrite une double rangée de LED tricolores. Une première rangée est dirigée vers l’avant est illumine directement le cadre. La seconde rangée, vous vous en doutez, est dirigée vers l’arrière pour éclairer le mur du fond. A noter que pour vraiment en profiter, mieux vaut avoir un mur blanc ou à la rigueur gris clair, mais surtout pas coloré. Si vous avez une tapisserie rouge flamboyante (oui, c’est rare, mais les goûts et les couleurs…), vous aurez du mal à obtenir une ambiance colorée autre par réflexion à l’arrière de l’appareil. Pour nos essais, nous avons eu recours à une toile de fond photo utilisée lors des séances de prises de vue en studio. Autrement dit, c’est le meilleur rendu possible pour un système Ambilight.
Le gammut des trois LED colorées est naturellement plus étendu que celui des tubes fluorescents et on aurait du mal à imaginer que Philips passe à côté de cet argument à une heure où es couleurs enrichies sont à la mode.

Mais l’intérêt de ce wide gamut pour l’éclairage d’ambiance est à mon sens relativement limité. L’un des premiers bénéfices des rétro-éclairages wide gammut sur les dalles LCD est avant tout d’éviter tout effet de quantification (c’est à dire lorsque les gradients fins se transforment en succession d’aplats) sur les images en permettant une gradation correcte des couleurs. En plus de cela, on profite d’une richesse des couleurs plus importante. Ce dernier argument tient encore pour l’Ambilight, mais pas vraiment celui de la gradation.
Les couleurs issues du cadre ne sont pas diffusées au hasard. Une électronique de contrôle assez complexe permet de choisir les couleurs du cadre selon trois modes différents. Dans le premier, on a droit à un éclairage fixe, sans grand intérêt. Le second, qui a été utilisé pour le cliché « Into the blue » (« Bleu d’enfer » dans la langue de Molière mais le film mérite-t-il seulement une traduction ?) présenté plus haut, permet d’assigner à tout le cadre une seule et même couleur, choisie par le téléviseur comme étant la couleur dominante de l’image. Le dernier mode choisit localement la couleur en fonction de ce qui se passe au bord du cadre. Un objet vert à l’image et au bord de la dalle donnera localement un petit halo vert sans que tout le cadre ne devienne vert. Mais comme une image parle mieux qu’un long discours, voici ce que çà donne sur « Charlie et la chocolaterie ».

Comme on peut le voir ici, le bateau en sucre d’orge rose donne un beau halo rose sur le bord. Par segments de quelques centimètres, tous les bords du cadre sont ainsi capables de s’adapter à la couleur locale de l’image. C’est assez impressionnant mais ce n’est pas sans poser quelques problèmes comme nous le verrons plus tard.
Mais trêve de technique, passons au test proprement dit !
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