| [ Lundi 8 octobre 2007 ] | par Benoît Dupont |
Nous avons mesuré la latence réelle de la dalle et c’est plutôt bon. En moyenne, on est à 16 ms. Comme on peut le constater, la rémanence est relativement constante. On est bien loin des 3 ms annoncés, mais ce n’est pas une surprise. A noter que l’on peu améliorer les choses grâce au mode 100Hz baptisé Clear LCD chez Philips.

Pour rappel, encore une fois :
Cette courbe recense les différentes valeurs de latence en fonction du niveau de gris à atteindre. Une alternance noir blanc se traduit sur la courbe par un point avec l'abscisse 255, une alternance noir gris donne un point à 125 d'abscisse tandis qu'une alternance noir gris foncé affiche 50, etc.
Dans la pratique
Qualité vidéo
Dans l’ensemble, la qualité d’image est plus que satisfaisante. Philips confirme ici sa position de maître absolu du traitement vidéo, grâce notamment à une gestion du bruit vidéo bien au delà de ce que peuvent offrir les concurrents. Que ce soit à partir d’un HD-DVD MPEG4 fraîchement sorti ou d’un sombre DVD mal copié à partir d’un master bon à jeter (vous en trouverez certainement plein dans le bac de DVD à 4.99 euros dans votre grande surface favorite), il existe toujours un réglage capable de réduire les fourmillements à leur plus simple expression. Nous avons sur ce plan apprécié le fait que l’ensemble des options de réglage soit disponible quelque soit la connexion utilisée. Bon nombre de téléviseurs se contentent d’un filtrage sommaire lorsqu’ils sont nourris au 1080p ! Pas chez Philips. Le contraste est bon, mais il faut y aller doucement sur le contraste dynamique. Les teintes sombres bouchent assez facilement. C’est un des points les plus regrettables de ce téléviseur si on le compare à la génération précédente. Malgré une dalle présentant une richesse limitée, l’appareil arrive à garantir une gradation suffisante des couleurs. Il semble donc que son électronique de traitement 14 bits soit efficace, même si la quantité de couleurs revendiquée relève de la fiction. Les couleurs sont assez fidèles. Malgré tout, l’absence de wide gamut se fait parfois sentir notamment dans les jeux vidéo où un surplus de couleurs est toujours souhaitable, même au-delà du naturel.
Le mode 100Hz est une des grande réussites de cet appareil. On évite la sensation de flottement des générations précédentes, et surtout, il y a peu d’artefacts dans le sillage des objets en mouvement. Restez cependant sur « minimum » pour un résultat optimal. L’effet de profondeur est particulièrement saisissant des les scènes présentant un avant plan très fort, type plan américain par exemple. Les scènes plus panoramiques en profitent moins.
Définition
C’est en haute définition que l’appareil délivre tout son potentiel. Nos copies HD-DVD et Blu-Ray de Training Day ont repris du service et le résultat est époustouflant. On trouve sur ce téléviseur ce qui manquait à la plupart des appareils Full-HD du marché : un rendu cinéma. Les images sont parfaitement nettes et d’une très grande stabilité. L’une des premières scènes où les deux policiers parcourent la ville en Chevrolet Monte Carlo est très révélatrice des capacités de l’engin. Sur certains supports comme ce film en particulier, on peut carrément enlever tous les filtres anti-bruit. L’image reste sublime. A l’évidence, la qualité du support y est pour quelque chose mais cela veut également dire que le téléviseur n’apporte pas de bruit propre à l’image, ce qui n’est pas toujours le cas. En effet, des fourmillements ont déjà été constatés à l’aide de ce film sur bien des téléviseurs. On apprécie également la bonne fluidité des images, grâce notamment au support du 24p et du HD Natural Motion. Ce système semble ajouter une certaine inertie pas désagréable à l’image. Les films sont beaucoup moins saccadés que sur le Samsung qui remportait jusqu’ici nos faveurs.
En basse définition, disons que c’est le « moins mauvais » des téléviseurs Full-HD disponible à ce jour. On est au niveau du Samsung LE40M86, voire un peu au dessus dans certains cas de figure. Par exemple, il se trouve que l’activation du Perfect Pixel HD améliore considérablement les images en définition standard. Malgré tout, certaines teintes très claires ont parfois tendance à virer au bleuté. Une astuce consiste alors à baisser un peu le contraste, dont le réglage agit apparemment en amont du Perfect Pixel. Le mode Clear LCD est également très efficace et même dans des scènes très animées, l’électronique ne perd pas les pédales.

Vidéo
Là aussi la note est sur 5 points. Si la latence joue un rôle ici, nous évaluons également la quantité de bruit injectée dans les films par l’appareil. De bons angles de visions sont également cruciaux pour une utilisation multimédia de l’appareil.
Jeu vidéo
Pour le jeu vidéo, le constat est plus mitigé. Certes les images sont assez fluides, mais le rendu est bien trop fidèle, ce qui nuit finalement à l’aspect ludique du jeu. Par exemple, sur Motorstorm, certains panneaux jaunes bien flashy (tout comme le petit jeton arborant un casque qui tournicote lors des chargements) apparaissent un peu délavés. Autre problème, les jeux 720p ne sont pas vraiment à leur avantage. L’aspect est curieusement crénelé et il convient de baisser un peu la luminosité. Reste évidemment l’Ambilight mais nous y reviendront.

Jeu vidéo
Nous notons l’adéquation de l’appareil au jeu vidéo sur 5 points. Pour ce faire, nous essayons les dalles sous différents jeux, FPS, RTS, RPG, etc. La réactivité de la dalle est clairement le premier point qui nous intéresse mais la qualité des couleurs a son importance également sur certains titres. Le jeu sur PC est naturellement évalué mais le jeu sur console est un facteur bien plus déterminant pour un téléviseur.
Mode PC
Le Mode PC est inutilisable. Si la connexion en PC/TV en HDMI fonctionne correctement, l’affichage est entrelacé en 1920x1080. C’est assez curieux car l’écran indique pourtant qu’il reçoit du 1080p. Le driving de la dalle ne serait qu’en 1080i que cela ne m’étonnerait qu’à moitié… Enfin bref, les images apparaissent effectivement en 1920x1080. Lorsqu’elles sont fixes, le résultat et génial, mais dès que l’on bouge la souris ou que l’on déplace une fenêtre, c’est une catastrophe. A oublier.
Qualité sonore
La partie audio est excellente, même si on ne l’aperçoit pas. Philips utilise pas moins de… 26 enceintes pour la sonorisation du contenu ! Pour les médiums et les aigus, le constructeurs fait appel à deux séries de 12 haut-parleurs qui diffusent le son à travers le fin interstice séparant le bord de la coque du système Ambilight en face avant. Pour les graves, rien de tels que 2 caissons de basses à l’arrière du téléviseur. Dans la pratique, çà fonctionne très bien mais il faut monter le volume à 30 ou 40 pour commencer à vraiment en profiter. Curieusement, le son est très creux, sans aucune basse à faible volume, à moins que je ne commence à devenir sourd… Les modes Virtual Dolby Digital, BBE fonctionnent très bien mais la spatialisation reste décevante. C’est du bon stéréo, c’est déjà çà.

Performance / Prix
Plutôt que d’estimer le rapport qualité/prix, nous préférons nous concentrer sur le rapport performance/prix. Quelle différence me direz-vous ? La qualité d’un téléviseur LCD est variable d’un individu à l’autre. En revanche, les performances sont mesurables. Cette note représente donc sous forme synthétique la performance de l’écran face aux benchmarks.
Partie vidéo : conclusion
Nous avons tenu à évaluer le téléviseur dans un premier temps sans tenir compte de l’Ambilight et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord parce que tout le monde n’est pas forcément fan de cette technologie. Ensuite parce qu’à ce prix, l’appareil se doit d’être performant au-delà même de toute considération annexe. Et c’est le cas. Jusqu’ici, l’appareil s’est montré performant en haute définition comme en définition standard, ce qui est assez exceptionnel pour un appareil Full-HD. Le rendu cinéma sur les supports HD et l’étonnante capacité de l’appareil à annihiler les fourmillements à l’écran laisse admiratif. L’engin n’est pas parfait et la richesse des couleurs est un peu limite même si une électronique de traitement vraiment top permet malgré tout d’éviter l’écueil de la quantification des dégradés de couleurs. On regrettera enfin un rendu jeu vidéo pas forcément valorisant.
Pour ce qui est de l’Ambilight, rendez-vous page suivante !
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