Toshiba 46WL863 : le Cevo enfin abordable

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Le Toshiba 46WL863 est une version revue et corrigée du fameux Cevo. Mais si le 55ZL1 est vraiment un modèle d’exception, il semble que la descente en gamme ne se passe pas aussi bien que prévu.

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Le Toshiba 46WL863 est un téléviseur LCD qui ressemble à s’y méprendre au 55ZL1. Mais pour descendre le prix de vente à 1500 euros, ce 46 pouces a fait les frais de concessions techniques. Basé sur une version light du fameux processeur Cevo, ce 46 pouces intègre une dalle à rétro-éclairage LED zoné sur 32 segments uniquement, au lieu des 512. L’écran reste 3D et c’est ici une solution à lunettes actives qui a été retenue.

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Design et finition

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Même s’il est bien plus abordable que le 55ZL1, ce 46 pouces présente une finition qui ne démérite pas. Le cadre noir en métal granuleux est de toute beauté.

Ergonomie

On craignait que le système de menu du 55ZL1 passe à la trappe. Et bien il n’en est rien. On retrouve ici avec plaisir la sélection rotative des menus, avec des listes d’options claires et pertinentes. La télécommande « à pompe » est également reprise. Elle permet de masquer les options les moins utilisées sous un capot coulissant en aluminium du plus bel effet.

Equipement

La connectique est elle aussi assez luxueuse. Finesse oblige, l’unique prise Péritel en passe par un adaptateur propriétaire, heureusement fourni. A noter que l’appareil est compatible avec la sonde de calibration automatique du constructeur, mais celle-ci n’était pas dans le carton. On attend avec impatience la disponibilité de cet auto-calibrateur pour voir ce qu’il est possible d’en faire.

Consommation

La consommation du Toshiba 46WL863 est vraiment contenue, avec 122W à la mesure. C’est relativement peu, à rapprocher encore une fois la consommation d’un Sony KDL40HX720 par exemple. A noter cela dit que la luminosité de l’appareil est volontairement faible. En effet, nous n’avons pas pu atteindre les 250 cd/m2. Il faut se contenter ici de 220 cd/m2 mais c’est largement suffisant pour la 2D. Pour la 3D, on aurait aimé un peu plus mais soit…

tablo2.jpgLe Toshiba 46WL863 a également bénéficié du savoir-faire conjugué de Toshiba et White Light Consulting dans le cadre du projet Hollywood. Il en ressort une batterie de réglages saisissants. Disponibles en version jour ou nuit, les réglages Hollywood offrent une température des couleurs parfaitement calée sur 6500K. C’est tout simplement impeccable. Les tons chair sont bien respectés et les images sont des plus justes.

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Pour rappel, ce graphique donne la différence entre la nuance de couleur désirée et celle réellement affichée.

– Si DeltaE > 3, alors la couleur affichée est sensiblement différente de celle exigée, cet écart pourra être perçu par l’utilisateur.
– Si DeltaE < 2, LaCie considère que la calibration comme réussie, une légère différence persiste mais elle sera quasiment indécelable par son propriétaire. - Si DeltaE < 1, la fidélité des couleurs est excellente. Si la température des couleurs est bien calée, on ne peut s’empêcher de constater que les couleurs sont moins fidèles que sur le 55ZL1.

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Le contraste est aussi très éloigné de ce dont est capable un 55ZL1. Le niveau de noir est moins profond à moins de forcer sur le contraste dynamique ce que nous ne vous recommandons pas. En effet, activer le contrôle dynamique du rétro-éclairage LED conduit à des images par trop contrastées. Ça manque vraiment de naturel.

Passé au Gretag Eye-one Display 2, l’écran montre qu’il respecte parfaitement le standard en vigueur, avec un léger déficit dans le rouge cela dit.

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Le gammut représente la richesse des couleurs affichées. Les coins du triangle sont les couleurs primaires (en synthèse additive, bien sûr). Ainsi, la surface du triangle représente l’ensemble des couleurs affichables en combinant les trois teintes primaires avec plus ou moins d’intensité pour chacune d’entre elles. Donc plus la surface du triangle est étendue, plus les couleurs sont riches.

Uniformité spatiale

Nous avons mesuré l’uniformité de cet écran:

Nous réglons la dalle sur 50 % de luminosité, 50 % de contraste et nous mesurons l’uniformité de l’éclairage dans une image blanche quadrillée en 64 zones de taille égale : le point le plus lumineux est considéré comme le point 100 %, la valeur du noir précédemment mesurée est considérée comme 0 %, les autres valeurs mesurées sont étalées ensuite.

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Le Toshiba 46WL863 offre une image d’une uniformité correcte, mais là encore, le rétro-éclairage n’est pas aussi bon qu’un Full-LED comme celui du ZL1. C’est d’ailleurs un trait commun aux appareils munis de ce système de rétro-éclairage, à tel point que certains constructeurs comme Sharp vont désormais proposer des Full-LED non zonés… On verra bien ce que ça vaut.Le Toshiba 46WL863 n’est à priori pas très rapide, c’est un fait. On dépasse parfois les 29 ms ce qui fait que les joueurs auront des doutes quant à ses capacités à les satisfaire.

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Pour rappel, encore une fois :

Cette courbe recense les différentes valeurs de latence en fonction du niveau de gris à atteindre. Une alternance noir-blanc se traduit sur la courbe par un point avec l’abscisse 255, une alternance noir-gris donne un point à 125 d’abscisse tandis qu’une alternance noir-gris foncé affiche 50, etc. La latence officielle ISO spécifiée par le constructeur ne concerne que les transitions noir/blanc (0/255).

Dans la pratique

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Qualité vidéo

La température des couleurs est pratiquement parfaite, grâce aux réglages Hollywood. Oui mais voilà, la dalle ne convient pas du tout. Les images sombres présentent des halos gênants, le contraste est correct, sans plus à 1500 :1. L’angle de vision horizontal est limité aussi. En plus de cela, la dalle est brillante. Quel gâchis. C’est dommage car certaines fonctions sont incroyablement efficaces, comme le M800, qui permet de fluidifier les travellings sur les films en préservant le rendu cinéma. Nous vous recommandons le réglage Fluide ou Standard. Le niveau standard est suffisant normalement et le niveau fluide commence à attaquer les contours des objets. Par contre, la fluidité est encore plus agréable. Le souci reste le choix d’un réglage pour le rétro-éclairage LED. Le système permet de contrôler 32 zones indépendantes. Malheureusement, ce n’est pas franchement convaincant. Le rétro-éclairage LED dynamique doit être réglé sur « Arrêt » ou « Weak ». Au-delà, l’image manque de naturel.

Définition

L’électronique de traitement effectue un boulot formidable sur les supports en définition standard. Le rendu sur les Blu-rays est correct. Mais le mode Résolution+ remplit surtout son office sur les DVD et la TNT en résolution classique. Le système rehausse le niveau de détail de façon impressionnante.

3D

La 3D active n’est pas à la fête. Il y a beaucoup de ghosting. On pourra se consoler en se disant que le jaillissement est au moins convaincant. A noter que la compensation de mouvement est également accessible en 3D et c’est plutôt une bonne chose car la fluidité marque souvent le pas sur les films en relief. Mais hélas, il y a beaucoup de dédoublement ce qui pénalise franchement le plaisir de regarder le dernier blockbuster en relief.

Jeu vidéo

Le téléviseur s’en sort. On peut tout à fait jouer sur console,mais ce n’est pas toujours très agréable, faute d’une réactivité suffisante. Il y a des filés derrières les objets en déplacement, en particulier quand le fond est très sombre.

Mode PC

Connecté en VGA via l’adaptateur fourni, l’image est impeccable, on atteint les 1920×1080 points sans problème, inutile de sacrifier une prise HDMI.

Qualité sonore

Là, c’est moyen, sans plus. Il n’y a pas grand-chose d’autre à dire.

Toshiba 46WL863 : une décente de gamme difficile

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Le Toshiba 46WL863 n’est peut-être pas un écran de joueur mais il s’en sort relativement bien dans les films. Il n’empêche que les performances ne sont pas forcément compétitives partout. Si les couleurs sont belles et si l’écran est bien réglé, le contraste reste en retrait. Bref, c’est un choix de dalle douteux qui pénalise le constructeur. Vivement que nous ayons le ZL2 en test !

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