| [ Lundi 6 septembre 2010 ] |
par Stéphane Kauffmann |
TV connectée : rêve ou réalité – première partie
La TV connectée
Connecter un téléviseur au réseau pour lire du contenu stocké sur un ordinateur ou accéder à des services Web semble être une bonne idée à une époque où une bonne partie des foyers sont raccordés au haut débit. Mais une fois la connexion établie, une question essentielle se pose : pour faire quoi ? Au regard de ce qui se fait aujourd’hui, il semble que la plupart des constructeurs n’y aient guère répondu avant de se lancer corps et âme et à grand renfort de publicités avec des promesses qui ne sont pas tenues.Diffuser le contenu d'un ordinateur
Commençons par le plus simple, le contenu sur le réseau. On connaît désormais bien le principe. Nous avons de plus en plus de contenu multimédia que nous stockons majoritairement sur un ordinateur, qu’il soit fixe ou portable. Il est tout aussi commun de raccorder cet ordinateur au réseau domestique qui existe de fait dans de nombreux foyers par la présence d’une box. Les plus engagés ont peut-être déjà opté pour un disque dur réseau (NAS) qui met tout le contenu à disposition par le réseau. Il tombe donc sous le sens de diffuser tout cela sur le téléviseur qui est situé dans le salon à un endroit stratégique et qui semble le plus indiqué pour regarder confortablement diaporamas et vidéos. Il existe d’ailleurs de nombreux lecteurs multimédia qui se proposent de faire l’intermédiaire en se connectant au téléviseur par le HDMI. Mais pourquoi sous-traiter alors qu’il est possible de connecter le téléviseur directement ?Avec ou sans fil
Pour ce faire, les modèles connectés sont donc équipés d’une prise réseau Ethernet, voire du WiFi. Il est préférable d’opter pour le filaire afin de garantir un bon débit et une connexion stable. Si le téléviseur est situé trop loin de la box ou du routeur, il est possible de l’y relier par deux prises CPL qui font passer le signal par le courant électrique en garantissant un débit suffisant dans la version 200 Mbits. Il n’y a aucune installation, seul le branchement suffit. Une paire de prises CPL qui font office de rallonge réseau vaut environ 80 euros. Il n’y a plus qu’à aller dans le menu du téléviseur pour accéder à un ordinateur relié au réseau. Malheureusement, c’est généralement là que cela se gâte. Pour communiquer avec un PC, les téléviseurs utilisent le protocole DLNA qui s’appuie par défaut sur le lecteur média de Windows, à moins d’en changer. Cela signifie que le contenu est rangé avec ses critères par défaut, à moins que vous n’ayez créé des bibliothèques différentes. Ceci étant, il y a aussi une navigation possible par répertoires et cela permet de s’y retrouver si telle est votre méthode de rangement. L’accès au contenu n’est donc pas vraiment un problème. En revanche, les différents formats en sont un, et de taille ! La galère des formats
Vous le savez, sur ordinateur de multiples formats diffusent du contenu mais si l’un d’eux est inconnu, le codec nécessaire peut être téléchargé sur Internet. Sur le téléviseur c’est différent, votre machine doit connaitre le format, sinon elle ne saura pas le lire. En photo, ce n’est pas un gros problème car le JPEG est universellement reconnu et les écrans que nous avons testés n’ont pas eu de difficulté à lire même les plus gros fichiers issus des appareils photo avec beaucoup de pixels. De même, tous les téléviseurs connectés étant des modèles plutôt haut de gamme, la qualité de restitution est magnifique en Full HD et on retrouve le plaisir (ou la torture c’est selon) des soirées diapos sans les contraintes. Seul bémol, les temps de chargement assez long. Il est souvent préférable de copier les photos sur une clef USB que l’on branche directement sur le téléviseur pour que ce soit plus rapide. C’est en vidéo que cela se gâte vraiment. Les formats qui cohabitent sur nos disques durs sont nombreux et la haute définition en a ajoutés d’autres. On peut citer les plus importants. Le DivX jusqu’au Full-HD est le format sans doute le plus répandu sur PC, mais le WMV de Microsoft est populaire également. Il y a aussi le MKV qui encapsule des fichiers vidéo et audio, ainsi que des sous-titres. En vidéo, différentes formes de MPEG-4 cohabitent en MKV. À cela s’ajoutent les formats en vogue dans le monde Apple. On arrête là mais cela illustre bien la complexité de la chose.
Les Téléviseurs LCD/Plasma déjà testés