| [ Lundi 7 mai 2007 ] | par Jérôme Bohbot |

Une fois le contenu du futur disque prêt, il reste une étape avant la production industrielle : le mastering. Il s’agit ici de créer une première matrice, relativement fragile, qui sert à produire une série de masters secondaires destinés au moulage des disques à l’intérieur de la ligne de production. Contrairement aux DVD et HD-DVD qui utilisent comme premier master original une galette de verre appelée glassmaster, le Blu-ray utilise une galette de silicium. Ce disque est enduit d’une couche photorésistante (du silicium et une matière inorganique). Exposée à une lumière laser bleu d’une longueur d’onde de 405 nanomètres, elle réagit à la manière d’un film photo. Une fois développé, le master permet ensuite par galvanisation de réaliser une série de copies en nickel qui sont ensuite directement placées dans les moules sur les chaînes de production des disques. Cette étape de fabrication dure de quatre à cinq jours selon que le disque soit ou non doté d’un système de protection anti-copie.
Étape 3 : la fabrication

Place maintenant à la production industrielle ! Tout se fait sur une seule grosse machine entièrement automatisée constituée de plusieurs modules : la ligne de fabrication. Elle peut produire quotidiennement 25 000 disques. Au départ, un Blu-ray se résume à une poignée de granules de polycarbonate. C’est une matière plastique très résistante et dotée d’une excellente transparence. En début de ligne de production, ces granules sont chauffées et fondues. La pâte obtenue est alors injectée dans un moule au fond duquel se trouve le master du disque. On obtient ainsi un exemplaire du média, transparent, sur lequel les données sont gravées en relief. Extrait de son moule, il reçoit ensuite une couche réfléchissante en argent, puis une résine UV, un film en polycarbonate et enfin une couche protectrice anti-rayure. Cette protection est cruciale, car la première couche de donnée du Blu-ray est très proche de la surface du disque. Hormis les produits chimiques utilisés, c’est précisément cette dernière étape qui distingue la ligne de production d’un Blu-ray de celle d’un HD-DVD. Dans le cas de la fabrication d’un Blu-ray double couche, la chaîne débute de façon similaire, le disque transparent reçoit alors une première couche semi-réfléchissante, puis une seconde anti-UV, avant de repasser dans un moule contenant le master de la deuxième couche de données. Le procédé reprend alors son cycle normal avec une résine UV, un film en polycarbonate et enfin le traitement anti-rayure.

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