| [ Jeudi 2 octobre 2008 ] |
par Jean Darvy |
Vidéoprojecteur Mitsubishi Diamond HC7000 : du grand art
C’est tout simplement magnifique
Premier constat, il est nécessaire de choisir le mode standard de la lampe pour obtenir une image suffisamment vivante sur un écran de 2,5 mètres de base. Pour un écran plus petit, c’est-à-dire jusqu’à 2 mètres, on pourra choisir le mode bas de la lampe. Ceci a son importance car la durée de vie de cette dernière passe de 3000 à 5000 heures en fonction du mode choisi. La très bonne nouvelle vient de la partie refroidissement qui est extrêmement discrète quel que soit le mode sélectionné. Mitsubishi a étudié son vidéoprojecteur pour un usage Home Cinéma, ce qui explique cette relative limitation en termes de luminosité. Cela permet au passage d’obtenir des couleurs mieux étalonnées et des noirs plus profonds. Une fois cette orientation connue, on peut correctement installer le HC7000 et regarder de plus près les pré-réglages possibles. Les modes disponibles sont très consensuels et donnent des résultats impeccables en total accord avec l’usage. C’est une excellente chose car aucune connaissance précise n’est nécessaire pour profiter d’une belle image. Avec des sources HD, comme des films Blu-ray, le HC7000 ne laisse quasiment aucune place à l’approximatif. Le piqué est remarquable et les détails, même les plus fins comme une police sur un journal, sont parfaitement lisibles. Les trois matrices sont impeccablement juxtaposées et aucun pixel de décalage ne vient trahir cette précision, même de très près. Les sources HD s’affichent donc dans toute leur splendeur avec une facilité déconcertante et une fluidité sans faille. Que le travelling soit rapide ou lent, c’est toujours sans aucun à coup que le spectacle défile. Le gros du travail qui a été réalisé par l’équipe Mitsubishi intervient au niveau du taux de contraste qui s’avère être le meilleur jamais rencontré sur la technologie tri-LCD. La maîtrise du flux lumineux et l’extrême réactivité de l’iris assurent un taux de contraste toujours optimisé. Les scènes très lumineuses en extérieur sont clinquantes et pleines de vie, tandis que les passages les plus sombres regorgent de détails, bien que plongés dans l’obscurité. Tout ceci sans jamais laisser le niveau de noir s’effondrer comme c’était le cas par le passé. L’iris s’ouvre et se ferme à la « vitesse de la lumière » sans aucun bruit et sans aucun décalage avec la projection. C’est quasiment parfait de ce point de vue. On n’arriverait presque à croire que le taux de contraste est natif comme sur un DLP haut de gamme.Pour la HD
Avec des sources SD comme le DVD, on est forcément un peu déçu. Certes on retrouve certaines des qualités du HC7000, mais le signal en 576p a pris un sérieux coup de vieux avec ces vidéoprojecteurs Full-HD. La puce Reon VX travaille d’arrache pied pour nettoyer et optimiser au maximum les défauts du master, mais rien n’y fait, les images en haute définition restent définitivement gravées dans nos mémoires. La mise à l’échelle des sources SD est quant à elle honorable, ne laissant pas apparaître trop de défauts. Dans le cadre d’un usage ludique comme les consoles de jeux types Xbox 360 ou PS3, il suffit de passer en mode TV et le tour est joué. C’est fluide, contrasté, coloré, bref on joue dans d’excellentes conditions. Par contre une fois de plus, il ne faudra pas compter jouer dans une pièce éclairée, car la lampe n’est pas assez puissante, sauf sur un écran de plus petite base, c'est-à-dire en dessous de 2 mètres.
Les Vidéoprojecteurs déjà testés