Les anonymous sortent-ils de leur domaine de compétence ?

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anonymous.jpgElle s’appelait Amanda Todd. C’était une canadienne, elle s’est suicidée la semaine dernière, à 20 ans. Attention, l’histoire est particulièrement glauque. Il y a trois ans, un homme la convainc de se déshabiller sur Internet. Les images se retrouvent évidemment sur le réseau. Elle est harcelée. De lycée en lycée, les images la suivent et elle connait la dépression, l’alcool et la drogue. La suite est évoquée plus haut.

Les anonymous sont particulièrement sensibles au cas. Ils identifient l’homme qui est responsable de tout et rendent public son identité. La suite, par contre, on ne la connait pas encore.

On a une petite tendresse pour les anonymous. Que ce soit leur combat pour les libertés individuelles ou celui contre la scientologie et évidemment celui contre la pédopornographie. Mais est-ce bien le rôle, si tant est qu’ils puissent avoir un rôle, des anonymous que de livrer le nom d’un homme à la colère publique dans une affaire telle que celle-ci. Il y a la mort d’une adolescente. Donc une enquête, forcément qui devra déterminer le rôle de chacun dans ce qui a conduit Amanda à son geste fatal. Un procès. Une chaine logique de procédures.

En avançant un tel pion, les anonymous sont-ils réellement conscients de leurs actions. Imaginons une seconde une uchronie. Les anonymous qui balancent le nom de Marc Dutroux et son adresse de Marcinelle avant que la police ne l’interpelle. À votre avis, pourquoi le voit-on toujours avec un gilet pare-balles aux reconstitutions ?

Les anonymous ne peuvent devenir une force parallèle et invisible en marge de toute procédure. Que se passerait-il si jamais ils s’étaient plantés dans la désignation de la personne ? On a simplement envie de leur dire : remettez les masques, allez harceler les scientos, dégommez les ordis des paradis fiscaux… Faites-nous marrer, faites-nous rêver.

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