Le plus vieux Torrent du web date de 2003

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P2P, Torrent, ces termes ne sont pas exclusivement liés au piratage de vidéos au détriment des droits d’auteur de leurs producteurs. La preuve en est cette vidéo de 2003 réalisée par un groupe néozélandais qui a survécu aux divers scandales liés au Torrent.

Le plus vieux Torrent du web date de 2003
Gros coup de vieux !

Depuis quelques années, le P2P est associé quasi-instantanément au piratage de longs-métrages et d’album musicaux, lesquels sont particulièrement controversés pour tuer l’industrie du cinéma et de la chanson. Pourtant, Torrent et Peer-to-peer ne sont qu’un moyen de partage. La preuve en est que, le plus vieux torrent disponible sur Internet date de… 2003, et n’a pas été supprimé depuis.

Un torrent vieux de 2003 disponible en ligne et jamais supprimé depuis

« The Fanimatrix », c’est une vidéo réalisée par des amateurs de Matrix d’origine néozélandaise. Le tournage de ce court métrage a été financé par l’équipe, à hauteur d’environ 800 dollars. À l’issue de 9 jours de tournage, la vidéo était prête et devait être diffusée en ligne.

Le problème ? À l’époque, les technologies de partage de vidéo que l’on connaît actuellement n’existaient pas encore. Pas de live sur Facebook ou d’upload sur YouTube pour cette équipe de tournage, qui aurait dû débourser des milliers de dollars pour partager leur travail. Grâce au Peer-to-peer, il n’a fallu que quelques semaines pour que la vidéo artisanale ne fasse le tour du monde gratuitement. Sebastian Kai Frost, à l’origine de ce projet, a donc misé sur la bonne technologie puisque sa vidéo est encore présente sur le web plus de 15 ans après sa diffusion.

Le BitTorrent est-il vraiment une technologie néfaste ?

Ce qui importe, ce n’est pas la technologie, c’est ce que l’on en fait. Le meilleur exemple en est la vidéo réalisée par les jeunes amis en Nouvelle-Zélande. Aucun droit d’auteur et de téléchargement n’est à déplorer sur le partage de cette vidéo depuis 15 ans. Bien au contraire, plus la vidéo est partagée, plus son audience potentielle augmente. C’est donc une véritable réussite que ce Torrent soit toujours actif sur la toile plus de 15 années après sa première diffusion.

En somme, les nombreux scandales qui éclatent chaque année concernant le téléchargement illégal de films et de musiques ne sont que des dérives de l’utilisation du BitTorrent, dont la technologie est particulièrement prometteuse. Si la technologie est bonne, ce sont les hommes qui l’utilisent mal. Mais cette utilisation tend à décliner depuis l’arrivée des géants du web, formant ce que l’on appelle aujourd’hui le GAFA.

Des vidéos sur le web complètement centralisées

Si le Torrent permettait de diffuser sur le web des vidéos décentralisées, la présence de Google et de Facebook notamment tendent à centraliser ces dernières. Proposant aux influenceurs de gagner de l’argent en diffusant des vidéos accompagnées de publicités, ces dernières sont chargées, pour la plupart sur Facebook. La gratuité continue, certes, mais la vidéo et son réalisateur perdent en indépendance puisque la diffusion sur une telle interface est toujours modérée et liée à l’utilisation d’un service produit par une société privée.

À l’inverse, le Torrent permettait aux utilisateurs de décentraliser complètement le partage de la vidéo, laquelle restait particulièrement libre en toutes circonstances. Il est donc à déplorer, en ce sens, que la technologie P2P soit de moins en moins utilisée à l’heure actuelle.

Le plus vieux Torrent du web date de 2003
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2 COMMENTAIRES

  1. ben quand tu reçois on courrier de la hadopi pour avoir téléchargé du légal et qu’ils ne veulent pas te répondre quand tu leur demande de justifier l’avertissement par les noms des fichiers incriminés, tu devient un peu frileux.

  2. Faut vraiment etre un vendu de 1er ordre pour attaquer par ce paragraphe:
    Depuis quelques années, le P2P est associé quasi-instantanément au piratage de longs-métrages et d’album musicaux, lesquels sont particulièrement controversés pour tuer l’industrie du cinéma et de la chanson.

    Ces industries sont en constante progression, engrangeant toujours plus de bénéfices, et ce, chaque années.

    Probablement le genre de phoque savant qui applaudi quand on donne 9 millions par an à Hadopi pour protéger des nantis.

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