[ par Stéphane Kauffmann
Fnac Kobo
L’offre de la FNAC commence à ressembler à quelque chose ! Chez le premier libraire de France, c’est la liseuse qui était rédhibitoire avec un écran tactile inutilisable et un temps de réaction proche de celui d’un escargot sous prozac. Il aura donc fallu l’arrivée tonitruante d’Amazon pour secouer le cocotier et obliger la FNAC à réagir en s’alliant au Canadien Kobo, spécialiste du livre numérique.
7.5
Ergonomie tactile de premier plan
Offre la plus fournie
Librairie sur liseuse pas au point
Contraste en retrait
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Fnac Kobo : tactile utilisable



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De l’alliance entre Kobo et la Fnac, il résulte une nouvelle liseuse que l’on espère plus réussie que la précédente. Elle est sensiblement de la même taille que le Kindle français mais elle est tactile ce qui suscite d’emblée l’inquiétude car jusqu’à présent aucun écran à encre électronique ne nous a convaincu sous cet aspect. La liseuse Kobo présente bien avec une façade sobre dotée d’un seul bouton et un dos en soft touch matelassé qui offre une excellente prise en main. Elle est proposée en plusieurs couleurs et nous avons reçu la version blanche à dos bleu pâle franchement moche et très salissante. La plupart des acquéreurs préfèreront sans doute l’édition toute noire bien plus classe. Elle est un peu plus épaisse que celle d’Amazon (10 mm contre 9 mm) et un peu plus lourde (185 grammes contre 170 grammes). Un petit bouton poussoir met la liseuse en marche et surprise, le tactile fonctionne bien, c’est une première. Dès que l’on effleure l’endroit visé, la réaction ne se fait pas attendre sans que, comme sur d’autres modèles, il y ait le risque d’une double action. Pendant les quelques semaines que nous avons essayé la Kobo, nous n’avons jamais pris en défaut le système tactile, une bonne chose. Il y a toutefois un bémol qui vient du bord de l’écran trop enchâssé dans le cadre ce qui fait que le doigt butte fréquemment en voulant atteindre un endroit situé loin du centre.

Une librairie en ligne en chantier



Pourtant à la mise en service, les choses commencent plutôt mal. Pour configurer la liseuse, il faut passer par la case ordinateur, aller sur le site du fabricant canadien, télécharger une application et l’installer. Il faut ensuite connecter la liseuse par l’USB, puis entrer les informations personnelles avant de synchroniser. C’est vraiment fastidieux mais heureusement cela ne se fait qu’une fois. Sinon, l’ergonomie générale de la liseuse est vraiment bonne. Avec le tactile qui fonctionne bien, toutes les actions de configuration comme de recherche se font plus simplement que sur le Kindle. Ainsi, on se connectera rapidement au WiFi pour accéder à la librairie en ligne reprise de Kobo. Et c’est là que l’on commence à déchanter aussi. On accède tout d’abord à la vitrine de la librairie qui présente une sélection. Comme de coutume à la FNAC, on vous propose les prix littéraires (on s’en moque un peu), les coups de cœur (le plus souvent très discutables aussi) et une sélection par genres basée sur les choix les plus fréquents (dont la manière de fonctionner nous a quelque peu échappée). Bref, on n’y trouve pas grand-chose et on se dirige donc logiquement vers la librairie principale par le bouton unique qui a pour fonction un retour à l’accueil.

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Ensuite, on opte pour le genre qui intéresse, puis pour un sous-genre, ce qui est bien car cela permet de réduire la déperdition. Apparait alors un choix par meilleures ventes mais contrairement au Kindle, on peut aussi opter pour un tri alphabétique, par prix ou par notes des lecteurs. On crierait presque au génie, sauf que l’on se retrouve noyé dans une sélection de livres qui sont majoritairement en Anglais. Et comme l’offre vient d’être lancée, tous les autre classements en dehors de l’alphabétique ne riment pas à grand-chose. La situation va sans doute s’améliorer avec le temps et une intégration plus poussée du site de la FNAC dans la librairie de Kobo mais le mélange est idiot. C’est à se demander si quelqu’un a essayé le service avant le lancement ou alors il s’est décidé de le lancer quand même pour ne pas rater la fin d‘année. Alors certes, les critères de sélection sont plus nombreux que sur Kindle et l’ergonomie est meilleure grâce au tactile mais au final c’est quand même le système par affinité d’Amazon qui l’emporte devant les choix curieux de la Fnac. La liseuse utilise bien le système Reading Life Kobo de lecture sociale avec des gadgets à la noix comme des récompenses si on partage une lecture sur Facebook et des statistiques de lecture mais ça ne sert pas à grand-chose dans les faits. A signaler que comme sur Amazon, il est possible de télécharger un extrait du livre avant de l’acheter, une bonne chose.

On préfère le site



Malheureusement, les difficultés ne s’arrêtent pas là. Après l’achat, parfois le téléchargement se fait en quelques secondes mais parfois il bloque sans aucune raison, le réseau fonctionnant parfaitement. Il faut alors attendre une heure et y revenir. Gageons que ces problèmes sont liés à la mise en place des serveurs.

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Comme l’organisation de la librairie en ligne est défaillante, on se tourne logiquement vers le site de la Fnac par l’intermédiaire d’un ordinateur. Tout le monde le connait, pas besoin de le décrire. C’est plutôt bien fait mais largement inférieur à celui d’Amazon, tant au niveau de la rapidité, que de la recherche, du classement des avis et surtout des propositions par affinité. Peu importe, il est tout de même plus simple d’acheter sur le site par un ordinateur ou une tablette, le livre étant ensuite automatiquement téléchargé sur la liseuse. Il suffit d’appuyer sur le bouton de synchronisation et d’être connecté en WiFi. A signaler que les livres achetés précédemment sur le site ne sont pas transférables mais la Fnac promet toutefois d’y remédier très prochainement. On pourra aussi se connecter en USB à l’ordinateur qui a servi à la configuration et synchroniser par ce biais, voire même acheter par l’application mais ce n’est guère pratique car l’organisation est la même que sur la liseuse. Sinon, les 2 Go de mémoire suffisent pour un millier de livres (que l’on pourra étendre par carte micro-SD) et l’autonomie varie de15 jours à un mois selon que vous lisez une ou pleurs heures par jours. La recharge se fait en USB et comme de coutume aucun chargeur n’est fourni à 129 euros la liseuse. A signaler aussi que contrairement au Kindle, la Kobo lit le populaire format ePub.

Meilleure ergonomie = contraste moins prononcé



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Reste à évaluer le plus important, soit le confort de lecture. Il y a le choix entre sept polices et on peut régler la taille comme l’interlignage. C’est parfait et permet d’adapter le texte à sa vue. Malheureusement, le tactile fait perde du contraste à la dalle e-ink de dernière génération. Cela reste lisible, même en extérieur, mais c’est moins bien que sur le Kindle. Si l’éclairage n’est pas bon, on fatigue plus vite. Bien que mat, l’écran de la liseuse Kobo reflète également d’avantage une source de lumière directe ce qui rend l’utilisation d’une lampe de lecture moins agréable. De manière générale, l’agrément de lecture est nettement inférieur au Kindle français. Si désormais passer d’un page à une autre en tactile se fait quasi instantanément, cela s’accompagne d’un clignotement désagréable. Et au changement de chapitre, on attend parfois une poignée de secondes alors que sur le Kindle c’est toujours immédiat. Selon nous en l’état de la technologie, il vaut mieux renoncer au tactile pour un meilleur confort de lecture car le plus souvent on lit sur une liseuse ! Mieux vaut se battre avec les commandes et le clavier virtuel le temps d’acheter un livre et profiter d’une lecture parfaite. La nouvelle liseuse de la Fnac est donc en progrès, notamment avec un tactile qui fonctionne vraiment bien, mais le confort de lecture est un cran en-dessous de celui du Kindle, tout comme l’est l’organisation de la librairie en ligne sur la liseuse, même à la limite de l’inutilisable en l’état actuel des choses. Quant au site général, il est correct mais là encore inférieur à celui d’Amazon.

Une librairie plus fournie




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En revanche, le choix en livres est plus grand à la Fnac que chez Amazon, d’où dilemme. Certes, on est loin des chiffres fantasques avancés avec réellement moins de 20 000 ouvrages disponibles en Français mais l’offre ressemble à quelque chose désormais. Ainsi, on commence à trouver une partie des best-sellers internationaux dans toutes les catégories chez le premier libraire de France. De même, les auteurs français sont mieux représentés. Le fond de catalogue en français est également plus large avec surtout plus de titres vraiment intéressants et pas que des classiques du siècle dernier. Il y a cependant fort à parier que le rouleur compresseur Amazon se hisse rapidement au niveau de la Fnac. S’il faut faire un choix, notre préférence ira donc clairement à Amazon et au Kindle. D’ailleurs achetez plutôt un Kindle à clavier par l’intermédiaire d’un ami en Angleterre ou sur eBay. C’est le meilleur choix.

Sur iPad aussi



La Fnac en a également profité pour confier à Kobo la réfection de son application iPad ce qui est une bonne idée tant la précédente était indigente. Tout cela montre quand même qu’un distributeur ne s’improvise pas constructeur et développeur. L’application Kobo vous réserve déjà la mauvaise surprise de ne pas récupérer les livres achetés avec l’ancienne (du moins pour l’instant, la Fnac promet d’y remédier d’ici à quelques mois comme pour la liseuse). Sinon, il faut reconnaitre que l’application est très réussie. Les pages se tournent instantanément, on peut choisir un fond sépia ou noir, régler la luminosité, la police et la taille. Les achats se font comme sur Kindle à partir du site de la FNAC et dès qu’un livre est payé, il apparait dans l’application. C’est vraiment bien. Pour ceux qui veulent lire sur l’iPad, c’est sans doute la meilleure offre. A signaler qu’une version Android devrait suivre sous peu.
7.5/10

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