[ par Benoît Dupont
Panasonic Toughbook CF-AX2 : dur à cuire
Le Panasonic Toughbook CF-AX2 est un ultrabook hors du commun. Le constructeur japonais n’est peut-être pas très connu pour ses laptops auprès du grand public, mais ça n’empêche pas la marque d’exceller dans le monde professionnel, en environnement difficile, voire dans le cadre militaire. Ses ordinateurs portables durcis « Toughbook » se déclinent désormais en ultrabook, avec toutefois quelques concessions.
7
Charnière convaincante
Tactile efficace
Windows 8 toujours et encore perfectible
Clavier difficile d’usage
Ecran légèrement flou.
Prix
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Panasonic Toughbook CF-AX2 : un air de déjà vu



Le Panasonic Toughbook CF-AX2 fait partie de ces trop rares laptops conçus pour durer. Il faut regarder les choses en face. La plupart des ultrabooks sont des petits engins certes vraiment mignon, mais dont on ne donne pas cher s’ils devaient tomber du bureau où dans un escalier. La compacité et la portabilité sont à ce prix. On peut certes se rassurer en espérant que les fines feuilles d’alu d’un Zenbook lui permettront de résister quelque peu, mais soyons francs, c’est tout de même faible, même si c’est vraiment très beau.

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Et ce qui est vrai pour les ordinateurs portables l’est encore plus pour les ordinateurs hybrides. Il suffit de regarder les charnières des appareils dockables ou les glissières des fameux convertibles « sliders » pour se dire qu’à la longue, ça ne va vraiment pas le faire. Seul le concept du Lenovo Yoga nous semble sortir du lot. Et c’est donc sans grande surprise que Panasonic en a repris le principe pour son ultrabook hybride durcis sous Windows 8.

Durci mais pas militarisé



Ce modèle fait partie de la ligne « Business ruggedized » du constructeur. C’est-à-dire qu’il n’est pas aussi résistant que le Panasonic Toughbook CF-19. Autrement dit, si vous cherchez à piloter un drone sous le feu ennemi allongé dans la gadoue, ce n’est pas l’appareil qu’il vous faut. Par contre, si vous bougez, si vous travaillez en extérieur et parfois sur chantiers (architectes, chefs de chantiers, agents de maintenances, personnel paramédical, etc.), l’appareil peut résister à une chute de 76 cm (une table donc) et peut supporter des vibrations importantes. On pense par exemple aux utilisations en voiture, pour le personnel roulant. Accessoirement, si vous êtes plutôt distrait, ou maladroit, l’appareil peut aussi vous tenter.

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Nous avons fait tester l’appareil par notre experte en durcissement informatique : Louise, trois ans, qui nous avait déjà aidés à l’époque pour le CF-19 en balançant des grands coups de biberons en travers de l’écran du laptop. Le moins que l’on puisse dire ici, c’est que l’appareil est résistant. Il a chuté plusieurs fois, sans même s’éteindre. Il a également survécu à plusieurs tentatives de fermeture forcée de la charnière malgré une pièce de Duplo coincée entre le clavier et l’écran. On peut aussi confirmer que le clavier est résistant à l’eau… et au piétinement aussi… mais ça bon, c’est moins courant…Bref, c’est très résistant.

En mode laptop, l’appareil reste très fin :

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A peine l’épaisseur d’une prise USB. La construction fait la part belle au PVC, le tout boulonné sur un châssis en aluminium. Les charnières respirent la solidité.

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On notera ici le petit ergo permettant d’incliner légèrement l’appareil en mode laptop, une astuce d’ergonomie qui nous parait toujours douteuse cela dit. Loin de faire dans le minimalisme, l’appareil dispose d’une foultitude de boutons. Sur la tranche avant, on trouve ainsi deux boutons de contrôles de volume, un boutons de verrouillage de la rotation en mode tablette et la gâchette de mise en route. On notera d’ailleurs les deux témoins d’états de la batterie… tiens, tiens… pourquoi deux ? Tout simplement parce que l’appareil dispose d’une batterie échangeable à chaud ! Lorsque l’on enlève la batterie principale, une seconde prend le relai le temps de remplacer l’originale. Du coup, on ne perd pas son travail. Le constructeur annonce huit heures d’autonomie. Nous avons tenu six heures en usage mixte : création de texte, et jeu « casual » en html 5. C’est très correct. La batterie interne, et non remplaçable, est tout de même d’une capacité de 2,2 Ah. On a donc largement le temps de changer de batterie.

Au passage, on notera aussi la propension de Panasonic au « son et lumière » à la Jean-Michel Jarre, avec notamment un témoin d’alimentation ultra flashy :

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En mode ordinateur portable



L’écran réflectif est vraiment très lumineux et son contraste reste agréable même en plein jour. Seulement voilà, l’écran est assez désagréable pour lire, faute sans doute d’une couche de protection trop présente sur la face avant de l’engin. Le tactile fonctionne très bien et si vous n’êtes pas proche de la résolution native, le texte est lisible. Mais si vous surfez sur le web, avec des tout petits caractères, bon courage. Le clavier nous a déçu et ce pour une raison simple:

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A trop vouloir en mettre, le constructeur a tout simplement tué la barre d’espace, réduite à sa plus simple expression. Sur un clavier d’ordinateur portable, la barre d’espace occupe l’équivalent de 5 touches classiques en largeur (C’est le cas par exemple sur notre Lenovo Thinkpad X220 par exemple). Et c’est un détail qui a son importance, car avec l’habitude, on ne cherche plus la barre d’espace, on tape d’instinct avec le pouce. Et bien avec ce 11,6 pouces Panasonic, ces automatismes tombent à l’eau ! On a tapé un article entier sur ce clavier et on ne compte plus le nombre de fois où l’on a enfoncé AltGR au lieu d’espace. Bonjour le travail de relecture…

Bref, il aurait été opportun de sacrifier quelques touches, ou de les planquer derrière une touche de fonction alternative Fn par exemple, afin de gagner un peu d’espace… pour la barre d’espace !

Du reste le clavier est relativement mou au toucher, mais c’est une conséquence immédiate de l’étanchéité. Si le clavier laisse à désirer pour un usage intensif, le petit touchpad fonctionne vraiment bien en revanche. Certes, son usage est amené à être remplacé par le tactile sur cet hybride sous Windows 8, mais si vous cherchez un peu de précision, c’est encore ce qui se fait de mieux. Allez ajuster finement un trait d’une présentation PowerPoint en tactile, pour voir…

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En mode tablette



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Une fois remis à plat, l’appareil se présente comme une tablette Windows 8 d’aspect assez curieux.

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L’ensemble n’est pas surprenant, mais avec l’omniprésence de l’iPad, on est habitué à des tablettes au look ultra-lisse. Ici, on est loin du compte. Il y a un gros bouton Windows au bas de la dalle, et des petites butées en caoutchouc un peu partout. Elles ont toute un intérêt dans les autres modes de fonctionnements, mais en attendant, en 2013, on trouve tout de même cela un peu étrange. A l’usage, la tablette 11.6 pouces d’environ 1.15 kg est suffisamment agréable. L’utilisation de Windows 8 se fait sans encombre. La tablette ne déroge pas tellement aux standards en vigueur, avec un écran HD ready capacitif 10 points. La partie vidéo fait appel à une carte Intel HD4000. Autant dire que pour le jeu, c’est mort. En même temps, ce n’est pas tellement une machine conçue pour cela. Côté CPU, on trouve une déclinaison VPro du core i5 3427. C’est d’ailleurs celui que l’on retrouve sur le Lenovo X1 Carbon. Pour rappel la plateforme Vpro supporte au niveau matériel le nouveau jeu d’instructions de cryptage AES, ce qui permet d’utiliser un disque dur crypté sans perte de performance excessive. L’appareil peut être désactivé à distance, s’il est déclaré volé. Côté stockage, c’est du classique aussi avec un SSD 128 Go.

Le constructeur a eu le bon goût de ne pas céder à la mode des adaptateurs en tous genre. Tout est accessible immédiatement, sans avoir à chercher dans le fond de son sac un câble raccord quelconque.

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La connectique est d’ailleurs assez complète, avec deux prises USB, le réseau, un lecteur de carte SD et une sortie VGA en plus du HDMI, on choix curieux s’il en est, au passage, pour du matériel professionnel, mais soit.

Panasonic Toughbook CF-AX2 : encore perfectible



A l’usage, le Panasonic Toughbook CF-AX2 se montre très convaincant… il n’est finalement limité que par Windows 8 et une déclinaison Pro pas franchement encore adaptée. Le fait de devoir galérer pour visionner deux applications en même temps, le fait que certaines applications continuent de planter la machine nous laissent encore un goût d’inachevé. La plateforme est également perfectible, notamment en ce qui concerne le traitement de la surface de l’écran, qui rend les longues pages particulièrement pénibles à lire. On attend donc surtout une mise à jour salutaire de Windows 8 pour les pro, et quand on voit le nombre de plateformes de ventes en ligne qui continuent de livrer leurs machines B2B sous Windows 7, on a l’impression de ne pas être les seuls dans l’expectative, tactile ou pas.

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Caractéristiques
- Ecran : 11.6 pouces (1366x 768), tactile 10 points
- Processeur : Intel Core i5-3427u Vpro
- Mémoire : 4 Go
- Puce graphique : Intel HD4000
- Disque dur : 128 Go SSD
- WiFi n, Bluetooth 2.1
- Connectique : 2 USB 3.0, VGA, HDMI, lecteur de carte SD, RJ45.
- Dimensions : 288 mm x 194 mm x 18 mm
- Poids : 1,15 kg
- Résistance aux chutes : jusqu’à 76 cm

Prix : 2 300 euros

Retrouvez tous les tests d’ordinateurs/ordinateurs portables dans nos pages.
7/10

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