Sept mois après l’arrivée de sa première tablette Iconia A500, Acer sort enfin la déclinaison 7 pouces qui avait été annoncée en même temps. Nommée A100, elle troque un peu de son autonomie et de sa surface d’affichage contre une meilleure portabilité et la dernière version de Honeycomb.
On peut dire que la A100 se sera fait attendre ! Annoncée en même temps que sa grande sœur de 10 pouces, il lui aura fallu presque sept mois de plus pour arriver sur nos étals. Au menu donc une tablette de 7 pouces, la première du genre sous Android 3. Techniquement pas de révolution, on retrouve ce bon vieux processeur Nvidia Tegra 2 accompagné cette fois-ci de non pas 1 Go mais seulement de 512 Mo de mémoire vive. On verra plus loin si ce dernier point a un impact important sur les performances de la machine. Pour le stockage, il faudra se contenter de 8 Go mais un port micro-SD permet de l’étendre aisément d’autant que dans sa dernière version, Android gère cela de manière plus transparente.
En plastique mais bien finie
Côté finition, on est assez étonnamment plus proche de la tablette de Packard Bell, la Liberty Tab que de l’Iconia A500. Si les formes sont similaires, la finition métal a été abandonnée en faveur d’un plus traditionnel plastique. De couleur bleue et décorée de fins traits dorés, elle n’est pas désagréable à regarder mais elle a aussi un petit aspect daté. L’aspect métal de la A500 nous semblait plus réussi.
Format plus compact oblige, on perd un peu de connectique (le port USB Host) mais rien de bien méchant. Restent donc en plus de la sortie audio un connecteur mini-HDMI, du micro-USB ainsi qu’un lecteur micro-SD, ce qui est plus qu’honorable vu la taille de la tablette.
Une taille plaisante...
Pour nombre d’usages, la taille compacte est plus appropriée que le format de tablette initié par l’iPad. Si les tablettes « classiques » de 10 pouces sont parfaites pour surfer au fond du canapé, elles sont nettement moins pratiques en situation de mobilité. Des tablettes plus compactes équipées d’écrans entre 7 et 8 pouces sont bien plus agréables à utiliser dans les transports. Leur taille et leur poids réduit font qu’elles sont manipulables aisément d’une seule main. Alors que c’est un moyen assez évident de ses distinguer sur un marché Android où tout le reste est similaire, le petit format est plutôt ignoré par les constructeurs. Hormis la première Galaxy Tab sortie l’on passé, les amateurs n’auront pu se mettre sous la dent que la Flyer d’HTC pas entièrement au niveau.
...mais pas mannequin
La A100 correspond parfaitement à ce que l’on attend d’une « petite » tablette. Sa forme est agréable à prendre en main et contrairement à ce que l’on aurait pu craindre, le revêtement n’est pas glissant. Quelques reproches tout de même quant à la forme. La A100 est plutôt épaisse (13,1 mm) et assez lourde (475 g) pour sa diagonale. Ceux qui cherchent une finesse plus marquée et un poids encore moindre devront attendre la 7,7 pouces annoncée par Samsung à l’IFA .
Un écran perfectible
L’écran de 7 pouces nous laisse une impression un peu mitigée. La luminosité et le contraste sont tout à fait honnêtes mais les angles de vision sont très limités. S’il est possible de regarder un film à deux sans trop de problèmes, le moindre mouvement vertical dégrade fortement la qualité de l’affichage au point de le rendre illisible. Il faudra donc surveiller sa position pour garder une bonne qualité d’image. Comme toujours sur les tablettes Android 3, on est en présence d’un écran capacitif qui dans ce cas précis est très sensible aux reflets, ce qui limite franchement l’usage en extérieur. En revanche, la partie tactile répond avec une grande précision. La résolution est de 1024x600 pixels ce qui est tout à fait suffisant pour ce format. 8/10