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Asus EeePad Slider SL101 : la tablette à clavier intégré

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    Dans l’univers des tablettes sous Android si formaté, Asus tente de se démarquer en proposant d’entrée de jeu une solution efficace avec un clavier. Après la Transformer et sa station d‘accueil, voici la Slider qui propose un clavier directement intégré au prix d’une prise de poids évidente et d’un certain embonpoint.

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    Avec l’Eee Pad Transformer, on peut dire qu’Asus avait vu juste. En transformant sa tablette en netbook par l’intermédiaire d’un accessoire regroupant clavier, touchpad et batteries supplémentaires, le taïwanais avait réussi à se démarquer de la marée de tablettes sous Android 3.0 arrivant en même temps sur le marché. Malgré le surcoût entraîné par cette station d’accueil, le public avait répondu favorablement à cette idée. Malgré des ruptures de stock fréquentes dans les premières semaines de commercialisation, la Transformer est devenue la tablette Android la plus vendue de sa génération. Avec la Slider Asus reprend la même recette mais avec une différence de taille, l’intégration du clavier à la tablette elle-même.

    Le poids des touches

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    D’un point de vue esthétique cette tablette ne détache pas de la masse des modèles déjà disponibles. On sera plus surpris par les proportions de la Slider. A l’heure où nombre de fabricants sont à la recherche de la tablette la plus fine et la plus légère possible, Asus va à contre courant en intégrant directement un clavier. Conséquence, la Slider est épaisse (17,3 mm) et surtout lourde ! Avec ses 960 grammes sur la balance, c’est tout simplement le modèle le plus lourd. Évidemment, la solution d’un clavier intégré est plus légère que celle de la station d’accueil (qui avec la tablette pèse autour de 1,3 kg) mais le poids est un handicap pour une utilisation tablette.

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    La prise en main est donc assez mauvaise puisque le poids vous empêchera de tenir la tablette à une main plus de quelque secondes. A deux mains, la situation est plus supportable mais une nouvelle fois le poids pourra se faire sentir en utilisation prolongée. Par contre pour peu que l’on ait une surface pour poser la Slider qui repose alors sur son clavier, elle reprend l’avantage et vous dispense d’emporter un dock. Cette position « netbook » est même plus pratique dans de nombreux cas. En clair, si vous souhaitez utiliser votre tablette le plus souvent au fond du canapé, mieux vaudra éviter la Slider. Si en revanche, vous devez saisir souvent du texte sur un bureau ou en déplacement, c’est une bonne idée.

    Belle finition mais mécanisme alambiqué

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    La finition est plutôt bonne, avec un châssis qui donne une bonne impression de solidité. La charnière qui permet de déployer le clavier nous laisse tout de même un peu dubitatifs et il conviendra de faire attention lors de l’ouverture. Contrairement à nombre de téléphones, on ne doit pas faire coulisser mais soulever l’écran. L’auteur et quelques-uns de ses collègues se sont donc fait surprendre à plusieurs reprises en train de forcer du mauvais côté de l’écran. Le clavier en lui même est de type chicklet et il est assez confortable à utiliser. Il souffre néanmoins de sa petite taille et il est un peu trop haut. Le point le plus gênant est l’absence de tout dispositif de pointage. En utilisant la tablette comme un netbook, on se retrouve régulièrement en train de chercher un touchpad. On se demande donc pourquoi Asus n’a pas intégré un trackpad, qui aurait été tout indiqué pour ce genre d’appareil. Si vous souhaitez donc travailler un peu sur cette tablette, l’ajout d’une souris branchée sur le port USB Host sera donc quasi-obligatoire. Slider_12.jpg

    L’écran de 10.1 pouces (1280 x 800) est assez moyen. Bien qu’il offre de couleurs plutôt justes, d’un contraste correct et de bons angles de vision, il souffre d’un défaut de lisibilité. En cause, une luminosité moyenne à laquelle s’ajoute un écran au traitement bien trop brillant. Ce dernier rend donc la Slider difficile à utiliser dans un environnement lumineux. Les haut-parleurs produisent un son relativement propre mais trop faible pour être réellement utiles. Le constat est similaire pour l’appareil photo (5 Mpixels). Les clichés sont dans la moyenne haute des tablettes mais comme toujours il s’agit d’une utilisation anecdotique.

    Le Tegra 2 toujours d’actualité

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    A l’intérieur de cette Slider, on ne trouve rien que du très classique, soit un processeur Tegra 2 de Nvidia ainsi que 1 Go de mémoire vive tandis que le stockage est assuré par 32 Go de mémoire interne. La connectique est sans surprises puisque l’on trouve un port USB Host, une sortie mini-HDMI, un lecteur de cartes micro-SD et pour finir un connecteur USB propriétaire. Contrairement à la Transformer, la Slider ne contient aucune batterie supplémentaire. L’autonomie est donc dans la norme des tablettes de cette taille puisque nous avons tenu un peu plus de sept heures en utilisation mixte.

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    Logiquement, c’est la dernière version d’Android (estampillée 3.2) qui équipe cette tablette. Cette mise à jour n’apporte que peu d’améliorations visibles. Les nouveautés intéresseront plutôt les développeurs avec de nouvelles fonctions pour la programmation, la prise en charge des périphériques USB ou de nouveaux types d’écrans. Ceci dit, on sent qu’un travail d’optimisation discret a été effectué par Google puisque tout est légèrement plus fluide, en particulier dans une utilisation multitâche. L’ergonomie générale ne diffère donc pas de toutes les autres tablettes Android 3.XX. Asus n’a pas apporté de grosse modifications à l’OS, se contentant de préinstaller plusieurs logiciels utiles (suite bureautique, solution de stockage en ligne et quelques autres).

    Un concept séduisant mais…

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    Le concept d’une tablette à clavier intégré est séduisant, malheureusement le résultat n’est pas à la hauteur de nos attentes. Non pas que la Eee Pad Slider soit une mauvaise tablette, elle est bien finie et puissante, mais elle souffre de multiples petits défauts handicapants. Un écran trop brillant, un poids trop élevé ou encore une absence de dispositifs de pointage : autant de points négatifs qui font que la Slider nous apparaît comme moins intéressante que sa grande sœur la Transformer. En essayant tout faire, la Slider n’excelle au final nulle part. A vous de voir si l’intégration d’un clavier à un prix attractif suffisent pour compenser compensent ses faiblesses. Mais selon nous, si vous cherchez une tablette hybride capable de s’utiliser comme un netbook, la Transformer reste le modèle le plus convainquant.

    Caractéristiques :
    – Taille d’écran : 10,1 pouces LED
    – Résolution : 1280×800 pixels
    – Processeur : Nvidia Tegra 2 1 GHz double cœur
    – Mémoire : 32 Go
    – Connectivité : Wi-Fi ou Wi-Fi + 3G (via opérateurs), prise jack audio 3,5 mm, dock, mini-HDMI, micro-SD, microphone, haut-parleurs, USB Host 2.0
    – Caméras : une à l’arrière (5 Mpixels) et une autre en façade
    – Autonomie : 7h30
    – Dimensions : 180 x 273 x 17 mm
    – Poids : 960 grammes

    Prix : 500 euros