Le Canon PowerShot G1 X aurait pu n’être qu’un nouveau compact expert de la série G mais comme l’indique sa référence, il s’agit de tout autre chose. C’st le premier véritable compact à grand capteur ! De quoi exciter la curiosité et l’envie de nombreux photographes qui réclamaient depuis longtemps un tel modèle.
Canon PowerShot G1 X : semblable mais très différent !
Les appareils de la série G ont été les précurseurs du compact expert qui offre un zoom décent et tous les réglages avancés au prix d’un embonpoint un peu plus important. Le Canon PowerShot G1 X ressemble énormément aux précédents modèles de la série G avec le même aspect général et la même disposition des principales commandes. C’est pourtant bien un appareil très différent puisqu’à la place du petit capteur 1/1,7", il est équipé d’un « grand » capteur dont la taille dépasse celle des capteurs 4/3 qui équipent les hybrides Panasonic, comme le GX1 et Olympus comme le E-PM1 par exemple !
Une taille qui est donc intermédiaire entre les capteurs APS-C et les capteurs 4/3 étant entendu qu’en pratique on peut l’assimiler à ces derniers, le coefficient de conversion des focales étant proche de 2. Pour autant, Canon a conservé le principe de base du compact doté d’un zoom unique de bonne amplitude, contrairement aux hybrides à optique interchangeable. Le résultat est incontestablement intéressant puisque les dimensions et le poids, certes supérieurs à ceux du G12, restent raisonnables et le G1 X pout se glisser dans une grande poche ou un petit sac.
Des limites à l’exercice...
Si l’utilisation d’un grand capteur dans le format d’un compact est évidemment séduisante, ce choix induit de nombreuses limites qui en font un exercice difficile pour obtenir un bon équilibre entre possibilités offertes, encombrement et poids de l’appareil. Entre un monstre et un modèle sans grand intérêt, il faut trouver les compromis les plus judicieux ! La principale contrainte amenée par un capteur de grande taille est celle des dimensions de l’optique qui doit lui être associée, une difficulté déjà bien connue avec les hybrides. Canon a réussi à loger un zoom 4x, avec des focales judicieusement positionnées entre 28 et 112 mm, dans un encombrement au repos qui reste raisonnable. Certes ce zoom se déploie vers l’avant à la mise sous tension mais ce n’est pas gênant. En revanche, on atteint les limites du système assez rapidement pour ce qui est de la luminosité.
En grand angle, on profite d’une ouverture très convenable de 2,8 mais en position téléobjectif elle n’est que de 5,8, valeur à comparer avec celle qui peut être offerte par un compact expert plus classique à la même focale. Par rapport au Fujifilm X10 par exemple, on perd plus de deux diaphragmes. Même si Canon revendique l’emploi d’une stabilisation optique très élaborée, c’est une limite gênante dans certains cas. Autre point à prendre en compte si le G1 X vous tente, les mêmes contraintes optiques limitent les possibilités de prise de vue rapprochée. On pourra éventuellement contourner partiellement ces limitations avec des accessoires mais on perd alors la simplicité du compact autosuffisant. Sans cela, le G1X reste loin de la véritable macro. A fond de zoom (112 mm), la distance minimale est de 85 cm !
Canon PowerShot G1 X : conçu pour le photographe
Le Canon PowerShot G1 X reprend la conception des commandes de ses frères de la série G. Des commandes directes permettant d’accéder instantanément aux paramètres essentiels à la prise de vue au lieu d’aller les chercher dans un menu. Avec deux commandes rotatives concentriques pour le mode de prise de vue et la correction d’exposition, deux roues de réglage et un menu à accès rapide, le G1X est bien pourvu en commandes directes. On regrette toutefois que la couronne d’objectif soit monopolisée par un système de montage d’accessoires au lieu d’offrir une commande rotative comme sur d’autres modèles.
Pour la visée, on retrouve avec plaisir un écran orientable en tous sens avec des caractéristiques remises à niveau par rapport à la concurrence. C’est un atout incontestable pour viser sous des angles originaux ou éviter des obstacles (viser par-dessus une foule ou une clôture par exemple). En revanche, s’il existe toujours un viseur optique, il est ridicule par rapport à ce que l’on a pu voir récemment. C’est un trou de serrure à réserver au sauvetage. A la décharge de Canon, loger un grand viseur dans un boîtier aussi compact n’avait rien d’évident.