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Garmin Fenix : la montre GPS ultime

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    Garmin réunit dans une seule montre les fonctions GPS et outdoor classiques comme l’altitude, la boussole et la température. De plus, la Garmin Fenix est entièrement personnalisable et échange avec son environnement sans fil que ce soit pour ajouter des capteurs externes ou transférer des données. L’outil ultime pour la randonnée, le VTT et l’alpinisme ?

    ouverture_1.jpgGarmin Fenix est la dernière-née du leader mondial du GPS et spécialiste incontesté des activités sportives de haut niveau, que ce soit la voile, le running, la montagne, le vélo et bien d’autres encore. Récemment, les progrès accomplis sur les puces GPS ont permis de les intégrer dans des montres de taille raisonnable et dotées enfin d’une autonomie respectable. Ce faisant, les classiques montres « outdoor » qui combinent altimètre, baromètre, boussole et thermomètre prennent un sacré coup de vieux. Principalement conçues pour la randonnée et le trekking, elles sont tout aussi adaptées au VTT, au ski et plus généralement à toutes les activités de plein air durant lesquelles l’altitude, l’orientation et les données météo jouent un rôle. Les grands spécialistes en sont Casio avec sa gamme Pro Trek très réputée et Suunto avec notamment l’indémodable Vector. Le problème de ces montres réside dans une fiabilité toute relative quant aux données liées à la pression atmosphérique et surtout l’altitude. Il faut recalibrer régulièrement avec une altitude de référence et même ainsi la marge d’erreur reste importante, de l’ordre de plusieurs dizaines de mètres au bout d’une journée. L’apport du GPS permet d’améliorer la chose en plus des coordonnées précises. Garmin est donc le premier constructeur à proposer une montre Outdoor qui intègre tout ce que la technologie peut apporter à ce jour. Suunto sort de son côté un concurrent similaire avec l’Ambit mais le service de presse du constructeur n’est pas en mesure de nous prêter des montres pour test malgré des demandes répétées.

    Encombrement certain

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    La Fenix de Garmin est une grosse montre mais elle reste assez légère (82 grammes), ce qui n’a rien d’étonnant au regard de la technologie embarquée. Assez épaisse aussi, elle affiche un look sobre qui lui sied bien mais la façade n’est pas très réussie esthétiquement ce qui n’est pas un drame au regard de son emploi. Le bracelet en caoutchouc est large et confortable. Dans la version de luxe avec capteur de fréquence cardiaque, un second bracelet orange est livré. Il est juste regrettable qu’il ne soit pas plus long que le premier ce qui aurait permis de l’utiliser pour mettre la montre au-dessus d’un blouson ou d’un gant. Seuls les poignets les plus fins pourront l’utiliser ainsi. Quitte à en mettre deux, il aurait été intelligent de prévoir cela.

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    L’écran monochrome est très grand ce qui permet d’afficher jusqu’à trois champs distincts. Il est aussi très lisible et doté d’un rétroéclairage puissant. Un long appui sur une des touches permet d’ailleurs d’utiliser la montre comme torche d’appoint.

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    Les boutons sont au nombre de cinq, un principal rouge, un pour l’éclairage, un pour le retour et deux pour naviguer de haut en bas ou inversement. Ils sont larges et faciles à atteindre avec suffisamment de fermeté pour ne pas être manipulés par erreur.

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    Le tout est alimenté par une batterie au lithium ion qui se recharge en USB. Pour cela, il faut fixer un adaptateur fourni à la montre qui se clipse facilement mais dont l’enclenchement est un peu aléatoire. Il faut bien vérifier que la recharge se fait. Ce procédé évite la prise USB qui poserait des problèmes d’étanchéité. La montre est évidemment étanche et peut même s’immerger mais il ne faudra pas plonger avec.

    Elle fait tout

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    Le nombre de fonctions que propose cette montre est tout simplement hallucinant. Essayons de procéder par ordre. Les capteurs mesurent la pression, la température et l’accélération. Ils sont assistés par le GPS et la boussole électronique. En les combinant, on obtient déjà la mesure de l’altitude. Il est possible de choisir entre celle captée par le GPS et celle par l’altimètre barométrique. Cette dernière est la plus précise et la plus constante, d’autant qu’elle se calibre automatiquement à intervalles réguliers. La mesure de la vitesse se fait par le GPS et elle est disponible en instantané ou en moyenne. L’association de la vitesse et de l’altimètre permettent de calculer la déclivité instantanée ou moyenne. On dispose aussi de la distance parcourue, ce qui, associé aux fonctions précédentes, permet de déterminer l’ascension ou la descente effectuée. Le baromètre fournie la pression et permet ainsi de prévoir d’éventuels dégradation du temps, surtout les orages en montagne. La température est, comme sur toutes les montres, inutilisable au poignet mais Garmin commercialise en option (30 euros) un capteur sans fil à fixer où on veut. La fonction de navigation fournit déjà les coordonnées précises mais dessine aussi une carte au fur et à mesure de l’activité. Cela permet de suivre l’évolution et de s’orienter. On peut aussi marquer des waypoints en cours de route. La fonction retour au point de départ pourra également être d’une grande aide.

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    Il est également possible d’importer des tracés à partir d’un ordinateur avec le logiciel Garmin Base Camp ce qui permettra d’utiliser la montre comme un GPS de navigation pendant l’activité. La navigation est assistée par un compas électronique très précis. A cela s’ajoute encore la possibilité d’étendre les fonctions par des capteurs sans fil externes. Dans la version de luxe, Garmin fournit d’ailleurs une ceinture cardio et la Fenix est compatible avec tous les capteurs Ant+. Garmin propose entre autre un capteur de cadence et vitesse pour le vélo ou encore un capteur de pas pour la marche ou la course. Evidemment, la Fenix est aussi une montre avec toutes les fonctions classiques d’alarme et de chronomètre qui peuvent d’ailleurs être appliqués aux autres fonctions comme une alerte de dépassement d’altitude par exemple.

    Adaptable

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    Cette montre fournit donc un très grand nombre d’informations pour l’activité sportive ce qui lui permet aussi d’être utilisable dans des situations très différentes, d’autant que tout est paramétrable. La première application « cœur de cible entre guillemets » sera bien entendu l’alpinisme ou la randonnée de haute montage. Mais elle est tout aussi adaptée à la pratique du VTT en terrain accidenté. Car un GPS de navigation pour vélo n’est généralement pas d’une grand aide dans ce cas, surtout si on emprunte des sentiers. Pour l’avoir expérimenté, mieux vaut s’en tenir à un outil de type Fenix et d’y associer une application smartphone avec une carte topographique géo-localisée. La Fenix sera également parfaite pour le ski de randonnée, de fond et de descente, surtout s’il s’agit de hors-piste. Par extension, la Fenix pourra rendre de précieux services pour toutes les activités de plein air comme la randonnée, le vélo, la course à pied, les parcours d’orientation, le geocaching, l’escalade, etc. Ensuite, il faut peser dans la balance l’investissement conséquent de 400 euros face à la nécessité de la pratique sportive.

    Garmin Fenix : la montre individuelle

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    Pour s’adapter précisément à votre activité, tout est donc paramétrable. GPS à l’arrêt, on dispose des renseignements classiques heure, température, altitude, pression et boussole avec des graphiques. Une fois les GPS et le suivi démarré, on peut déterminer quels écrans s’affichent et ce qu’ils comportent. Un certain nombre de profils prédéterminés sont proposés pour l’alpinisme, le vélo, etc. Mais vous pouvez définir vous-même le nombre d’écrans et ce qu’ils contiennent. Pour le test, nous avons emporté la Fenix au ski et nous avons essayé de définir un profil adapté. C’est un peu fastidieux mais ne sera à faire qu’une fois pour une activité. On peut par exemple décider de n’afficher qu’une valeur en grand pour une information jugée déterminante comme l’altitude ou la vitesse instantanée. Pour les valeurs secondaires, on peut opter pour trois données par écran. On peut aussi utiliser les données à graphiques comme l’évolution de l’altitude ou de la pression atmosphérique. Les possibilités sont infinies et peuvent se combiner avec les capteurs externes, comme la fréquence cardiaque, la cadence de pédalage ou la température. On peut même afficher l’altitude par pression et celle par GPS. Une fois l’activité démarrée dans le profil défini, les écrans défilent par les deux boutons de droite dans un ordre que l’on peut définir aussi. Certes, tout cela est assez complexe mais cette montre revendique sa complexité avec une faculté d’adaptation maximale.Fenix_HR_0038-1.jpg

    Pour le ski de randonnée, la Fenix s’avère parfaitement adaptée. Les données sont précises et permettent de doser comme de juger l’effort avec efficacité. Cela permet aussi de se situer dans le tour prévu et de juger de l’effort restant à fournir par rapport à celui déjà accompli. Pour l’orientation, la Fenix ne remplace pas un GPS de navigation ou même un smartphone. On peut juste suivre le tracé sans carte. Cela permet tout de même de passer par des coordonnées ou des tracés déterminés à l’avance sur un ordinateur. Et surtout, la fonction retour au départ permet de retrouver à coup sûr son chemin si on est perdu ou que l’on doit interrompre l’activité par exemple pour raison de météo mauvaise ou de trop grande fatigue. La vitesse comme l’altitude et la position sont vraiment très précises. Pour la vitesse, nous avons testé avec un dispositif électronique et la marge d’erreur est de moins d’un kilomètre par heure. La fonction retour au départ nous a ramenés à un point distant de plusieurs kilomètres à quelques mètres près. L’altitude barométrique affiche une marge d’erreur qui ne dépasse pas les 10 mètres sur un dénivelé de 5 000 mètres ce qui est bien plus précis que ce que proposaient Casio et Suunto jusqu’à lors. Jusqu’ici que des satisfactions donc. Surtout si on y ajoute une autonomie vraiment longue en mode GPS actif. Au bout de six heures en suivi actif avec déplacement permanent, la Fenix affichait encore 57% de batterie. On peut donc en conclure que l’autonomie doit au moins atteindre les 12 heures, soit plus d’une journée d’activité. A signaler que la montre s’est un peu embuée dans le froid alors qu’il ne faisait que moins cinq degrés.

    Un échange alambiqué

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    Pour échanger les données avec d’autres appareils, la Fenix peut donc se connecter en USB ou sans fil en Bluetooth. Sur l’ordinateur, elle s’utilisera conjointement avec Base Camp, le logiciel de suivi propre à Garmin. Et c’est là que le bât blesse malheureusement. Déjà, Base Camp est une usine à gaz difficile à appréhender. De plus, aucune carte précise n’est fournie, il faut l’acquérir en sus à l’époque des Google et Open Maps précis et gratuits. Prévoir un itinéraire, marquer les points de passage et télécharger le tout dans la montre est une opération longue, pénible et complexe. A la fin de l’activité, il est également possible d’importer le tracé et les données de l’activité depuis la montre dans Base Camp. Assez curieusement, la Fenix ne sauvegarde qu’un nombre d’informations prédéfinies qu’il n’est pas possible de modifier. C’est d’autant plus curieux que sinon tout est paramétrable. Ainsi, une fois le suivi arrêté, vous perdez l’information de la vitesse maximale atteinte par exemple.

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    Garmin propose aussi une application mobile iOS et Android mais elle n’est pas vraiment satisfaisante. Certes, on peut synchroniser la montre en Bluetooth et disposer des informations à l’écran du smartphone avec des graphiques et le parcours sur Google Maps mais le transfert est très long quand il accepte de se faire. Car parfois l’importation s’éternise et ne se termine jamais. De plus, on ne peut pas sauvegarder les tracés et dès que la montre n’est plus reliée en Bluetooth, on perd tout. A revoir d’urgence.

    Complexe mais efficace

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    Cette montre GPS outdoor Garmin Fenix tient une bonne partie de ses promesses et innove en étant la première qui allie le GPS à des capteurs analogiques pour fournir un maximum d’informations, très précises de surcroit. De plus, ses écrans entièrement personnalisables permettent de l’adapter finement à votre activité, tout comme les capteurs sans fil optionnels augmentent encore les possibilités. La construction est soignée, le maniement assez pratique quoi que complexe. Le grand écran éclairé assure une bonne lisibilité. Malheureusement, la partie GPS et données achoppe à un échange laborieux avec l’ordinateur et le smartphone. Comme la navigation n’est pas très visuelle sur la montre, un logiciel et une application ergonomique pour smartphone seraient vraiment d’un grand secours. Et celles de Garmin ne sont pas très réussies. Pour ne prendre que l’exemple de Sportstracker sur iPhone, l’application gratuite est autrement plus simple et ergonomique que Base Camp Mobile. C’est d‘autant plus dommage qu’un repérage instantané sur smartphone pendant l’activité est une aide précieuse. Il n’empêche que ceux qui cherchent un outil léger, précis et autonome pour la randonnée en terrain hostile, l’alpinisme, le ski de randonnée et le VTT en terrain inexploré seront très satisfaits. Les autres pourront se contenter d’un modèle plus simple comme les Forerunner de Garmin ou même d’une application gratuite pour smartphone comme Sportstracker, certes bien moins précise et fournie mais plus simple et gratuite.

    Caractéristiques :
    – Résolution de l’écran : 70 x 70 pixels
    – Etanche : 50 mètres
    – Interfaces : USB, Bluetooth
    – Batterie : rechargeable, lithium-ion
    – Capteurs : GPS, baromètre, altimètre, thermomètre, boussole, accéléromètre, fréquence cardiaque
    – Dimensions : 4,9 x 4,9 x 1,7 cm
    – Poids : 82 grammes