Après l’Optimus 3D de LG, HTC est le second constructeur à proposer un smartphone équipé d’un écran auto-stéréoscopique qui se passe de lunettes pour voir en relief. Mais il n’y a pas que cela, l’Evo 3D réunit aussi tout ce qu’il y a de mieux en termes de smartphone à l’heure actuelle.
Le HTC Evo 3D reprend en quelque sorte le cahier des charges du Sensation en y ajoutant le relief. Comme sur ce dernier, le processeur est un double-cœur et la mémoire de stockage est limitée. Les lignes tranchent toutefois franchement avec celles du Sensation. Alors que ce dernier était tout en courbes et en métal l’Evo 3D est habillé d’un plastique soft touch et adopte un design plus angulaire. A noter que le dos de l’appareil est texturé ce qui améliore la prise en main.
L’adoption d’un écran 3D n’est toutefois pas sans conséquences sur le format de l’appareil, notamment sur son épaisseur qui atteint les 12 mm. L’engin est également particulièrement lourd, avec 170 grammes sur la balance. Si cela ne veut pas dire qu’il est intransportable (il rentrera sans trop de problème dans une poche de jean), on ne peut s’empêcher de faire la comparaison avec des modèles comme l’Optimus Black ou le Galaxy SII bien plus fins et plus légers. Ceci dit, ce poids n’a pas que des désavantages car ce téléphone semble très solide et sans doute plus à même de résister à des chocs répétés.
La connectique se limite à un simple connecteur micro-USB ainsi qu’à la traditionnelle sortie casque. Le port USB étant compatible MHL, il est toutefois possible de lui adjoindre divers accessoires (HDMI, lecteur de cartes …). Petite originalité du côté des boutons puisque l’on trouve un déclencheur pour l’appareil photo ainsi qu’un interrupteur permettant de basculer de la 2D vers la 3D pour ses prises de vue.
Configuration : un arrière-goût de Sensation
Comme son aîné, l’Evo 3D est équipé du processeur Qualcomm Snapdragon MSM8260. Doté de deux coeurs et cadencé à 1.2 GHz, cette puce est capable de faire tourner sans le moindre problème toutes les applications qu’elle est amenée à rencontrer. La quantité de RAM est en légère augmentation puisque l’on passe de 768 Mo à 1 Go. On est nettement moins satisfait par la mémoire de stockage qui est de 1 Go seulement, une quantité trop limité pour un modèle haut de gamme. Ce choix est d’autant plus surprenant que la version américaine de ce smartphone sortie plus tôt cet été est dotée de 4 Go… On devra donc passer par une carte micro-SD pour augmenter la capacité (8 Go sont d’ailleurs fournis).
L’écran de 4,3 pouces adopte lui une résolution qHD et utilise la technologie Super LCD. Il est dans l’ensemble correct avec des couleurs justes mais souffre d’un contraste assez moyen. L’effet 3D est obtenu en utilisant la même technologie auto-stéréoscopique que la 3DS ou l’Optimus 3D de LG. Le rendu en relief est bon, avec notamment une tolérance agréable en termes d’angles de vision. Néanmoins, la position idéale ne varie pas, il faut maintenir l’affichage bien en face de soi et éviter les mouvements intempestifs (ce qui peut être difficile en train ou en métro par exemple).
Malgré une batterie conséquente (1730 mAh), l’autonomie est médiocre. Il est très difficile de dépasser la journée d’utilisation. A noter que la 3D est particulièrement gourmande et drainera votre batterie en quelques heures. 8.5/10