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Nikon D5200 : Timide évolution

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    Nikon ne pouvait rester silencieux face à l’attaque lancée par Canon et son redoutable 650D. La riposte est déjà sur les rails et elle a une double ambition : concurrencer son adversaire de toujours et remplacer son aîné le D5100. Pour se faire Nikon, a implémenté un capteur Toshiba de 24 Mpixels et a greffé le module autofocus de son APS-C du segment supérieur expert le D7000. La recette est-elle gagnante ? Réponse dans notre test !

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    La première impression qui vient à l’esprit en déballant le Nikon D5200 est sa compacité. Le boîtier est assez petit, à peine plus gros qu’un D3200 en fait, relativement léger et son aspect tout plastique n’est pas extrêmement rassurant. La prise en main confirme cette impression de légèreté et les gros doigts manquent d’aise sur le corps de l’appareil.

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    Nikon D5200 : Une ergonomie pour débutant

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    Si vous avez de grosses mains, le petit doigt passera sous l’appareil à coup sûr. En revanche, la poignée est bien creusée et le pouce trouve naturellement sa place dans une légère excavation. Au-dessus de lui la molette de contrôle de l’ouverture, une touche de lock d’exposition et une touche info qui permet d’activer un menu rapide et de sélectionner un paramètre. Le pad de sélection est un peu étroit et les touches de zoom dans l’image vraiment petites. La touche Menu se retrouve complètement en haut à gauche du boiter ce qui ne facilite pas son utilisation quand l’écran est déplié.

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    Sur l’épaule droite de l’appareil on trouve entassés la molette de sélection des modes, très (trop) garnie de différents modes scènes, le sélecteur de visée live view, une touche d’entraînement du « moteur », une touche info dont on comprend mal le positionnement et les classiques correcteurs d’exposition et d’enregistrement vidéo. Une fois le tout bien en main, on doit reconnaître qu’il nous est arrivé de nous tromper à plusieurs reprises de touches tant celles-ci sont ramassées. On découvre aussi avec étonnement l’absence de raccourcis direct pour la balance des blancs.

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    Une seule touche personnalisable sur le flanc gauche du boîtier est proposée. Celle-ci est paramétrée par défaut sur le réglage de la sensibilité mais …il n’est pas possible via celle-ci d’activer les iso-auto en mode PASM ! Il faut pour se faire se perdre dans les menus. Ces derniers sont plutôt touffus. Si au premier abord le néophyte sera bien perdu, ils restent personnalisables à foison et permettront d’évoluer avec la connaissance du photographe, un bon point.

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    Un des atouts ergonomiques du D5200 est son écran orientable, une belle dalle de 7,5 cm et 920,000 pts à la colorimétrie et au contraste un peu trop flatteur et qui n’est malheureusement pas tactile. Après avoir gouté au délice de la navigation du Canon 650D, difficile de « revenir en arrière » surtout sur ce segment. Enfin, le viseur est trop étroit quoique doté d’une précision honorable de 95%. Pour finir sur le plan des doléances notez que les modules WiFi et GPS ne sont disponibles qu’en option.Capteur.jpg

    Le Nikon D5200 reprend le module d’autofocus de course du Nikon D7000. On retrouve donc les 39 collimateurs activables séparément, par paquet ainsi que le très redoutable et efficace suivi 3D. La couverture du champ est presque totale. Bravo. L’AF se montre réactif et véloce dans la plupart des circonstances tant qu’il y a un contraste suffisant. En faible lumière il peut arriver que l’AF patine et mette près de 2s pour faire le point. En ce qui concerne la qualité des images, peu de reproches à faire : la colorimétrie est relativement neutre, les contrastes assez doux, et la dynamique élevé. Notez qu’encore une fois le D lightening fait parfaitement son travail de récupération des informations dans les hautes et basses lumières. En revanche et comme trop souvent chez Nikon la colorimétrie dérive vers le jaune en intérieur et en balance automatique.

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    Nikon D5200 : Une qualité d’image digne des meilleures productions de la marque

    Le nouveau capteur Toshiba 24Mpix s’en sort avec les honneurs sur tous les plans. La qualité d’image est globalement excellente à toutes les sensibilités jusqu’à 3200iso. A cette valeur le grain chromatique fait son apparition mais les détails sont conservés. A 6400iso, même topo avec simplement un grain plus présent mais l’image est encore largement exploitable. Les deux valeurs au-dessus (nommées Hi1 et Hi2) sont plus problématiques mais gageons que vous serez capables de tirer une belle image d’un RAW shooté à 12800iso en A4 avec un peu de post-prod. Nikon ne démérite pas.

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    Nikon D5200 : Rien d’extraordinaire en vidéo

    Au rayon vidéo on trouve une belle qualité d’image mais attention au panoramique et au mouvement car le D5200 est limité à un affichage entrelacé en Full HD 50 im/s. L’image manque donc de fluidité sur les mouvements rapides ou les scènes d’action. La prise de son est stéréo et il est possible de brancher un micro. L’AF ne s’en sort pas trop mal même si il faudra passer en manuel pour plus de progressivité. Avec nos optiques de tests, on note une amélioration par rapport aux productions plus ancienne mais le pompage reste présent et surtout ne rivalise en aucun cas avec certains hybrides.

    Nikon D5200 : Bien mais attention à une concurrence très agressive

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    Au final le Nikon D5200 est un bon, voire très bon, appareil photo mais il innove peu. Il n’apporte malheureusement pas grand-chose par rapport à son concurrent direct le Canon 650D et en embuscade se tient l’étonnant Pentax K-30. C’est surtout sur le plan de la qualité d’image que le Nikon se démarque avec un grain maîtrisé pour une plus grande définition. La bataille n’est donc pas prête d’être terminée sur ce segment d’autant que la concurrence en offre plus pour moins cher. Reste maintenant à savoir quels sont vos priorités. Le Nikon délivre la meilleure qualité d’image mais est dépourvu d’options livrées en série chez les autres. Cependant, le prix abordable du Nikon D5200 permet d’économiser quelques précieux euros pour vous équiper en optiques lumineuses à même de rendre hommage au capteur.

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