Test du 3DR Solo , le drone du futur

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Autant les drones à bas prix pour s’amuser cinq minutes n’ont aucun intérêt, autant ceux qui permettent de réaliser des films aériens sont stupéfiants. Le 3DR Solo représente ce qui se fait de mieux et de plus avancé en la matière. Certes il est onéreux mais les images sont superbes et il est même capable de suivre un sujet en mouvement.

Film aérien

go pro 3dr solo

Les drones de loisir qui envahissent les rayons n’ont pas grand intérêt car voler dix minutes après avoir trouvé le bon endroit s’avère juste frustrant. En revanche, pour réaliser des films aériens, le drone justifie pleinement son existence et peut séduire un public plus large qu’il n’y parait. Un modèle de ce type doit satisfaire à quelques critères évidents. Il doit être simple à piloter et stable. L’autonomie doit permettre au moins vingt minutes de vol et surtout il doit être équipé d’une caméra de qualité. A ce niveau, la meilleure solution est d’être compatible GoPro et l’utilisateur emploiera la sienne ou en achètera une qui puisse aussi lui servir par ailleurs. Contrairement à ce qui est généralement admis, le prix d’un tel équipement n’est pas si onéreux. Un drone avec support GoPro, 20 minutes d’autonomie et une télécommande dotée d’un retour image se trouve dès 600 euros. Certes, c’est deux fois plus cher qu’un modèle de loisir grand public haut de gamme mais au moins la promesse est tenue. Déjà, l’utilisateur prendra du plaisir à maîtriser le vol et la vidéo. Une fois à l’aise, il peut réaliser des films aériens créatifs, notamment de paysages grandioses. A condition de demander une autorisation avant, il peut aussi filmer des évènements en plein air ou des bâtisses remarquables. L’usage le plus intéressant étant toutefois  de documenter la pratique de sports de glisse, de mouvement ou extrêmes. Déjà en que spectateur mais aussi désormais en tant qu’acteur-réalisateur car les drones les plus sophistiqués sont capables de suivre automatiquement le sujet. Même s’il est sur un véhicule ou à ski par exemple. Là encore, cela demande de l’investissement et de la préparation notamment pour les autorisations mais le résultat est vraiment spectaculaire. Les drones les plus sophistiqués sont évidemment plus chers et en haut de l’échelle du raisonnable se situe le drone 3DR Solo objet de ce test.

3DR Solo

[3DR SOLO] Visuel Produit - Fond noir (2)

La petite société américaine 3DR a longtemps travaillé sur ce drone pour en faire le modèle le plus avancé technologiquement actuellement disponible en loisir haut de gamme. Commençons par les choses qui fâchent : le prix. Le drone vaut 1299 euros et il est livré avec un support fixe pour GoPro 3 et 4. C’est une somme ! Pour acquérir la nacelle GoPro auto-stabilisée et commandée électriquement par la télécommande, il faut débourser 499 euros de plus, sans parler d’une seconde batterie quasi obligatoire à 159 euros. Car même si l’autonomie est de de 20 à 25 minutes sur une batterie, cela ne suffit pas dans le cadre du film aérien. A cela s’ajoute encore le prix de la GoPro, une Hero 4 silver étant recommandée au minium, soit 379 euros de plus. Mais, à ce prix, le plaisir est garanti. Certes, pour l’amateur, l’investissement est conséquent mais la plupart des hobbys coûtent chers si on veut les pratiquer sérieusement.

Sophistiqué

[3DR SOLO] Télécommande - Visuel en situation

Le drone en lui-même impressionne par la fluidité de ses lignes et son apparente simplicité. La batterie occupe une bonne partie de l’espace du corps, elle au lithium polymère, la technologie la plus avancée en la matière. Elle se défait en un clin d’œil pour la recharge qui dure deux bonnes heures. Les hélices se montent très simplement par un pas de vis. Le drone intègre deux processeurs puissants, de nombreux capteurs et même un GPS. Ainsi, il peut se stabiliser et voler par lui–même sans intervention humaine. La fonction « revenir au point départ » est particulièrement impressionnante. S’il perd le signal, si la batterie est faible ou si on appuie sur le  bouton correspondant de la télécommande, Solo s‘élève dans les airs à une altitude fixée par l’utilisateur au préalable (en fonction d’obstacles éventuels) et revient se poser devant lui tout seul !  La GoPro s’installe facilement dans la nacelle et le drone va transmettre l’image en temps réel au smartphone, à fixer sur la télécommande. Il faut d’ailleurs lui préférer une tablette compacte de huit pouces au maximum, de type iPad mini. Avec l’image en Full-HD, il est tout à fait possible de voler sans regarder le drone. La nacelle électrique en option conserve la caméra à l’horizontale quel que soit la position du drone pour une image d’une parfaite stabilité. Avec la télécommande, on peut faire varier l’angle de la caméra de 0 à moins 90 degrés La télécommande est magnifique, avec de manettes d’une grand précision. Elle intègre un écran couleur pour informer sur les données de vol, comme la durée de batterie, l’attitude, l’angle de caméra….

Démarrage fastidieux

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La mise en route est un peu fastidieuse. Déjà, il faut télécharger l’application, démarrer la télécommande et le drone, puis attendre la liaison WiFi avec la tablette. A chaque transport un peu remuant, une calibration est nécessaire. Pour cela, il faut suivre les consignes de l’application et positionner le drone dans une dizaine de positions différentes. De plus, cela ne marche que si l’espace est dégagé et sans objets métalliques à proximité. Ensuite, il faut attendre la détection des satellites, il en faut sept pour que Solo accepte de voler. Cette phase de préparation peut prendre jusqu’à un quart d’heure. Mais après, ce n’est que du bonheur.

Pilotage enfantin

[3DR SOLO] Visuel en situation (2)

Déjà, le drone décolle par lui-même et se stabilise à un mètre de hauteur. Ensuite, il se pilote avec une grande aisance. Si l’utilisateur n’est plus sûr de ce qu’il fait, il suffit de lâcher les commandes et le drone se stabilise. Au bout de deux séances, le vol est parfaitement maîtrisé. Par l’application, il est possible de régler le niveau d’assistance. On peut tout désactiver et voler à plus de 80 km/h comme l’altitude peut se limiter à une certaine hauteur pour plus sécurité. La portée en WiFi est d’un kilomètre sans obstacle et si le drone est hors de portée, il revient tout seul. Filmer avec Solo est un jeu d‘enfant, surtout avec la nacelle électrique en option (499 euros). Les vidéos réalisées sont de grande qualité, diffusables à la TV. L’image est très stable. Surtout, tout un chacun sera capable de réaliser un film aérien au bout de quelques séances d’entraînement.

Suivi automatique

two female hiker above the sea of fog on top of a mountain

L’application permet d’automatiser des séquences vidéo, par exemple un traveling. Il suffit de placer le drone à un point A puis à un point B et d’appuyer sur un bouton pour qu’il parcourt la ligne imaginaire entre les points tout seul et sans saccade. Le drone peut même suivre l’utilisateur s’il a le smartphone sur lui. Il suffit de préciser une position et une altitude puis d’engager le mode suivi et Solo reste à la même distance de l’utilisateur en mouvement. Nous avons essayé en moto et jusqu’à 60 km/h, le drone suit. Quand la vitesse de déplacement est faible, le drone peut même orbiter autour du sujet en mouvement. Ces fonctions permettent de réaliser des vidéos spectaculaires.

[3DR SOLO] Mode Orbit

Pour amateur éclairé

[3DR SOLO] Visuel en situation (4)

L’usage du drone est assez évident. Déjà, tout amateur de belles images peut se laisser tenter s’il a des sujets à filmer près de chez lui ou en vacances. Mais ce sera surtout pour la pratique de sports en mouvement ou extrêmes que le drone sera vraiment utile. Il permet de réaliser des images époustouflantes pour lesquelles il fallait un hélicoptère auparavant ! Pour juger de la qualité par vous-même, regardez la vidéo.

Prix : 1 299 euros (sans GoPro), nacelle caméra électrique : 499 euros, batterie supplémentaire : 159 euros

Où voler ?

[3DR SOLO] Visuel en situation (1)

La législation est devenue très restrictive pour toute évolution aérienne d’un modèle réduit dont le drone fait partie. Déjà, le vol est strictement interdit dans toute agglomération, parcs inclus. Si par le passé à Paris, le vol au bois de Boulogne était toléré, il ne l’est plus. Il est logique qu’en ces temps de menaces terroristes toute évolution d’un drone en zone peuplée sera empêchée par les forces de l’ordre. Au mieux, ils confisqueront le drone, au pire c’est un séjour au poste et une amende qui sont encourus. Sinon, le survol de toute personne ou animal est interdit aussi. Dans les faits, ce n’est pas forcément suivi mais quelqu’un à qui le survol déplaît peut appeler la police qui interviendra. Il est tout aussi interdit de survoler une propriété privée, surtout s’il s’agit d’un lieu public. Il faut éviter les châteaux, à moins de demander une autorisation qui n’est que rarement accordée, nous en avons fait l’expérience. Il reste finalement peu d’endroits pour s’exprimer. Il faut conseiller à l’acquéreur d’un drone de pratiquer en zone rurale découverte, au-dessus d’un pré ou d’un champ. Le mieux est encore d’aller à un endroit prévu pour le vol comme un club d’aéromodélisme ou d’avoir accès à une propriété privée qui donne l’autorisation.

 

 

 

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