Bose Soundlink : enceinte nomade de luxe – 1 272 grammes

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Le Bose Soundlink est une enceinte nomade qui ne s’assume pas totalement avec une taille qui reste conséquente. Pour autant, elle fonctionne en Bluetooth et sur batterie. Quoi qu’il en soit et Bose oblige, l’enceinte est très classe avec sa finition cuir. Reste à l’écouter…

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Tout d’abord c’est la surprise au déballage, le Bose Soundlink est loin d’être aussi compact que la miraculeuse mini-enceinte Soundmatters FoxL. Elle est même environ cinq fois plus encombrante en fait (244 x 48 x 130 mm) et pèse tout de même 1,2 kilos contre 200 et quelques grammes pour la Soundmatters. Reste qu’il est possible de l’emporter dès que l’on a un sac de voyage mais on ne l’aura pas sur soi à chaque pique-nique ! Sinon, elle est tout aussi autonome que les autres avec une connexion Bluetooth et une batterie au Lithium-ion qui lui confère une autonomie de sept heures environ le volume au trois-quarts.

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Curieusement, le chargeur est propriétaire ce qui est vraiment handicapant à l’heure où tous les appareils mobiles se rechargent en USB. C’est donc un chargeur de plus qu’il faudra emporter en vacances dans son sac. Combiné à l’enceinte, ça commence à faire beaucoup. Il y a d’ailleurs bien une prise USB mais elle ne sert que pour une éventuelle mise à jour. (sic !) Très généreusement, il y a tout de même une prise line-in sur mini-jack 3,5 mm qui permet de brancher en filaire une source externe non Bluetooth.

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Sur le dessus, on trouve de larges boutons pour mettre en route, vérifier l’état de charge de la batterie, couper le son, choisir entre le filaire et le Bluetooth ainsi qu’un réglage de volume, mais c’est en vain que l’on cherchera un saut de plage. Des voyants en face avant indiquent la source, le niveau de charge, la coupure du son et l’état du Bluetooth avec un code d’intensité et de clignotement un peu ésotérique et dont on ne se souviendra pas. Alors clignoter toutes les trois secondes, c’est bien une tentative de connexion ? Eh bien non, c’est la déconnexion, l’autre c’est deux fois par seconde. Vous voyez le genre.

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Un bel objet

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Elle est peut-être encombrante et lourde mais l’enceinte Soundlink, c’est quand même la classe, Bose étant un peu l’Apple du son. Avec sa grille métallique qui recouvre toute la face avant, l’objet n’est pas sans rappeler un transistor des années 80 avec un look délicieusement vintage. Les matériaux sont nobles, la finition exemplaire, bref c’est un appareil que l’on a envie de posséder. Les pauvres se contenteront de la version de base à 300 euros avec la housse en nylon, les riches opteront pour la version que nous avons reçue en test et qui s’habille de cuir. Nous avons testé un peu la désirabilité de l’objet autour de nous et la réaction fut assez unanime, ça plait. La housse ne sert d’ailleurs pas qu’à protéger et à faire jolie. Fixée par magnétisme, elle se déplie pour servir de pied. C’est bien pensé et élégant.

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Bose Soundlink : un son des années 80 aussi

La mise en œuvre est assez simple une fois que l’on a compris qu’il faut comme sur les autres enceintes appuyez trois secondes sur le bouton Bluetooth pour démarrer la recherche. Sur un smartphone récent, il suffit d’y lancer une recherche BT aussi et de valider la connexion. Sur des appareils plus anciens, il faudra entrer le code d’appairage par défaut. Une fois la connexion initiale effectuée, l’enceinte se connecte très rapidement à une source connue dès la mise sous tension. Il n’y a pas de déconnexion intempestive et la portée pratique est d’environ sept mètres, la norme en Bluetooth.

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Bose Soundlink : mais où est passé le médium ?

Avec un tel volume et une surface importante pour les membranes en façade, on s‘attend forcément à du gros son. D’autant qu’il y quatre haut-parleurs qui officient derrière la grille. Et puis il y a le poids, plein de promesse lui aussi. Car en son, il y une règle de base qui dit plus c’est lourd mieux c’est. La déception est d’autant plus grande et on vérifie quatre fois que le volume est bien à fond. Le niveau possible n’est vraiment pas très élevé, à peine plus que l’enceinte Soundmatters pourtant bien plus petite et cinq fois plus légère. Admettons !

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Au moins la qualité du son devrait racheter l’enceinte. Déjà, il y a du grave en quantité, trop en fait. Ce n’est pas une enceinte boum boum pour autant mais les basses masquent des médiums de toute manière presque inexistants et surtout parfaitement plats. A l’opposé, l’aigu est très insistant et siffle même parfois un peu. Tout cela aboutit à un rendu sonore qu’il est difficile de qualifier. Certes par rapport aux mini-enceintes, il y a de l’ampleur et surtout du grave avec il est vrai un rendu plus flatteur. Mais le son est aussi très plat, sans relief et avec un aigu métallique parfois. Une bonne partie du spectre passe à l’as et sur de la musique orchestrée par exemple, il y a des instruments qui disparaissent dans la masse. Alors certes tout dépendra de l’exigence et du type de musique mais celui qui investit 350 euros dans une enceinte nomade risque quand même de se soucier d’avoir un bon son et un peu de niveau. A moins que pour le STYLE, on accepte le prix et le son.

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