CES 2013, compte-rendu 1ere partie : la TV

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Cette édition du CES n’aura pas été inoubliable et ce malgré une fréquentation en hausse par rapport à l’année dernière. Au-delà des démos technologiques, ce CES marque aussi un tournant dans les attentes des consommateurs et dans les prétentions des constructeurs. Commençons par la TV, comme d’habitude, au centre du salon.

DSC_3064.JPGL’édition 2013 du CES reflète la crise : de l’intérêt mais pas de moyens. En effet et contre toute attente, l’affluence de visiteurs professionnels fut maximale avec un nouveau record en termes de fréquentation au-delà des 150 000, soit 10 000 de plus que l’année précédente. Il en va de même pour le nombre de mètres carrés, d’exposants (3250) et de nouveautés présentées (20 000). Signalons au passage autant de files d’attente interminables au pays de la waiting line (café 20 minutes, déjeuner 45 minutes, taxi 1 heure…). Les Américains sont toujours aussi psychorigides en termes d’organisation et incapables de faire face à quelque changement que ce soit. Tout cela aurait dû entrainer une édition mémorable mais il n’en fut rien pour cause de crise économique et du hi-tech. En effet avec des volumes en baisse, une valeur dans les chaussettes, une distribution physique en déclin et une capacité d’innovation technologique qui se heurte à des limites mécaniques au bout d’un certain temps, point de révolution cette année. En fait, il n’y avait aucune nouveauté technologique fondamentale qui n‘avait pas déjà été présentée lors d’un salon précédent. Il aura fallu se contenter d’évolutions vers la commercialisation ou de multiplication de concepts pas vraiment nouveaux. Et plus que jamais, il y a un fossé qui se creuse entre l’innovation d‘image de marque et la réalité d’un marché premier prix.

La TV, c’est « so 2012 »

CentralGeneralIMG_0566.jpgEn TV, on a ainsi pu redécouvrir l’OLED qui sera commercialisé sous peu (cette fois c’est vrai) à 9 000 euros. Les modèles 4k, ou Ultra-HD comme on dit désormais, se multiplient aussi et se démocratisent relativement (5 000 euros). Mais la véritable avancée semble se situer dans les interfaces des TV connectées. L’audio nomade proliférait assez logiquement sur le salon car c’est la seule catégorie qui est encore en progression. Du coup, on compte plus le nombre de fabricants de casques et d’enceintes Bluetooth tendances qui arrivent sur le marché. C’est un raz de marée avec sans doute plus de 1000 produits présentés. L’étouffement du secteur est à craindre. S’il y a vraiment des produits désirables et originaux, encore faudra-t-il les mettre en avant dans le rayon encombré. L’informatique était très discrète assez logiquement aussi car le lancement de Windows 8 a un peu monopolisé l’innovation qui n’a pas encore eu le temps de produire une nouvelle génération. Heureusement que la fourchette Bluetooth, l’assistant de jardinage Bluetooth et l’imprimante 3D ont un peu égayé un salon sinon assez triste.dsc_3188.jpgPour la TV, le CES est toujours l’occasion de faire le plein de démonstrations technologiques. Mais cette fois-ci, il aura fallu se contenter d’une petite, l’OLED incurvé chez Samsung et LG avec sur chaque stand un panneau : premier téléviseur OLED incurvé au monde. L’intérêt d’avoir un écran incurvé n’est cependant pas immédiatement perceptible. C’est censé améliorer l’immersion dans les films, et c’est vrai que les salles Imax ont un écran incurvé. Mais dans le salon, c’est d’un intérêt douteux. Quand les téléviseurs étaient tous bombés, le must était d’avoir une dalle plate. Maintenant, on incurve la surface dans l’autre sens ! Jusqu’à la TV pliée en deux ? Cette pseudo-innovation sent un peu la recherche désespérée pour montrer une innovation à tout prix. Cette édition marque surtout un tournant sur le marché de l’écran plat, avec enfin une prise de conscience de la part des marques de l’échec commercial de la 3D. Plusieurs fabricants nous l’ont clairement dit : la 3D n’est plus un vecteur d’avenir. A tel point que bon nombre d’entre eux s’orientent désormais vers la 3D passive, histoire de limiter les coûts. Il n’y a en effet plus aucune raison d’investir dans une technologie qui laisse le consommateur indifférente. Les écrans haut de gamme restent donc 3D même si les constructeurs n’en font plus la promotion/ La 3D, c’est un peu comme le tuner TNT : tous les téléviseurs en ont un, mais plus personne ne pense vraiment à vérifier si c’est bien le cas.

OLED et Ultra-HD : promis, cette fois ci c’est la bonne

DSC_3176.JPGEn revanche, on en est sûr, la TV OLED va vraiment arriver d’ici juin. Les prix pour les versions 55 pouces (140 cm) devraient arriver en rayon pour un prix tournant autour des 9 000 euros. Ce n’est donc pas pour toutes les bourses. Un autre axe de développement consiste à proposer désormais des écrans de très haute résolution, supérieure au Full-HD. La norme Ultra-HD, connue dans le monde professionnel sous le nom de « 4k » commence à se répandre chez les constructeurs qui ont enfin la bonne idée de proposer des tailles plus acceptables pour le grand public que le fameux 84 pouces (213 cm). On trouvera en effet ces nouveaux écrans Ultra-HD chez Toshiba dès 58 pouces (147 cm) de diagonale pour 5 000 euros et chez Sony en 55 pouces, pour 4 500 euros. Ce n’est donc toujours pas démocratique mais les prix ont déjà été divisés par six par rapport aux 84 pouces annoncés à l’IFA 2012 ! On est donc sur la bonne voie. Seulement voilà, il faut aussi dire qu’en matière de contenu il n’y a pas grand-chose à se mettre sous les mirettes dans cette résolution, tout simplement parce qu’il n’y a pas de support adapté pour l’instant. Sony propose donc en attendant un service de vidéo à la demande en Ultra-HD, pour des images quatre fois plus nettes que sur un écran Full-HD. C’est bien, mais le débit d’image via Internet est encore trop faible, surtout chez nous ! En attendant, le consortium Blu-ray planche sur la question et on devrait voir apparaître les premiers disques en Ultra-HD au mieux début 2014. Il faut dire qu’il y a urgence à proposer quelque chose de franchement nouveau. La prime en matière de contournement marketing revient à Sony qui annonce une série de Blu-rays tout spécialement remasterisés en Full-HD pour une meilleure mise à l’échelle vers l’Ultra-HD, ben voyons…

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La TV connectée renait

DSC_3076.JPGSi l’Ultra-HD paraît encore un peu loin, la TV connectée reprend du poil de la bête, avec de grosses évolutions. Les constructeurs semblent enfin avoir compris qu’un téléviseur n’est pas un grand écran de PC. La clé du succès nécessite deux composantes : il faut du contenu adapté et une facilité d’utilisation hors pair. Côté contenu, saluons la décision de Toshiba de se joindre à Philips, LG et Panasonic dans un consortium visant à standardiser un peu le concept de TV connectée pour faciliter le travail des développeurs. Avec cette plateforme commune, les applications devraient trouver plus facilement le chemin de votre téléviseur. Cela mérite bien un on l’avait dit car depuis le début de la TV connectée nous avons écrit qu’une solution propriétaire d’un constructeur n’avait guère d’avenir comme l’histoire du hi-tech l’a toujours prouvée.

DSC_4028.JPGChez Panasonic, on a opté pour une personnalisation de l’interface. C’est une excellente initiative car les différents membres de la famille n’ont pas les mêmes attentes. On peut donc paramétrer sa page d’accueil et la webcam de l’écran vous reconnaît ! On peut enregistrer jusqu’à 20 profils différents, de quoi voir venir, même si vous avez une famille (très) nombreuse. De plus en plus de constructeurs misent aussi sur la reconnaissance vocale pour simplifier la navigation et l’accès au Web. C’est le cas chez LG, Samsung et Panasonic, notamment. La plupart des téléviseurs comprennent d’ailleurs le langage courant grâce à divers partenariats stratégiques. Samsung travaille par exemple avec Nuance. L’interaction avec les autres appareils, et notamment les tablettes, deviendra une généralité cette année avec à la fois le pilotage mais aussi le contenu partagé ou prolongé. Sony va même plus loin en proposant du NFC sur ses télécommandes. Ce protocole originellement conçu pour les paiements électroniques est ici utilisé pour transférer du contenu. Vous voulez envoyer une image de votre smartphone au téléviseur ? Il suffit de l’afficher et de toucher la télécommande avec votre téléphone. C’est très impressionnant. Bref, la TV continue d’être un secteur innovant mais on sent que les constructeurs ont réduit la voilure. Il est loin le temps où on annonçait deux nouvelles gammes par an ! Reste à voir si les constructeurs trouveront l’élément déclencheur qui poussera le consommateur à changer son écran. Avec la 3D, c’est fichu et il n’est pas certain que l’argument Ultra-HD fasse mouche quand on sait que le consommateur continue d’acheter plus de DVD que de Blu-ray encore aujourd’hui.Haier a créé l’évènement en présentant sa stratégie de TV connectée. Plutôt que de faire les choses dans son coin, le constructeur a profité d’un partenariat direct avec Qualcomm. Le résultat ce traduit déjà par le téléviseur HXT de 55 pouces Full-HD à rétro-éclairage LED.

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Doté d’un processeur Snapdragon S4 Prime quadruple coeur, il est capable de faire tourner Android dans sa version 4.2 ! ce qui signifie un accès complet à Google Play et surtout l’aptitude de faire tourner des applications et des jeux très exigeants graphiquement. Il intègre une webcam et sera livré avec une télécommande réversible disposant d’un clavier complet et d’un gyroscope.

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La date de sortie n’est prévue que pour septembre mais aucun prix n’a été annoncé pour l’instant. En revanche, on pourrait aussi profiter des même fonctionnalités dans un boîtier séparé, dénommé Smarte Eye et disposant d’une webcam. Le prix approximatif de cet mise à jour sera de 200 euros. Et si la partie webcam ne vous intéresse pas, il reste toujours la possibilité de retrouver Android sur un adaptateur USB pour moins de 100 euros.

L’OLED s’incurve

Samsung et LG ont donc chacun présentés en exclusivité mondiale un écran OLED incurvé. Evidemment, l’image est à tomber, OLED oblige. Maintenant qu’apporte le fait d’incurver l’écran ? L’idée est la même qu’au cinéma, notamment pour les salles iMAX. Il s’agit d’immerger le spectateur encore d’avantage en étant quasiment au centre de l’action, phénomène poussé à son paroxysme à la Géode. Le problème, c’est qu’un téléviseur dans le salon, et même de grande taille, ne va pas vraiment entourer le spectateur. Il est assis assez loin en proportion. Du coup, on ne voit pas bien ce que cela apporte en dehors d’inévitables déformations, à moins de se mettre à cinquante centimètres ce qui devrait à coup sûr faire mal à la tête. La Géode, c’est une demie heure une fois par an, la TV c’est trois heures par jour. Une vraie fausse bonne idée ? De toute manière, il s’agit essentiellement d’une démonstration qui vise avant tout à ce que nous autres les journalistes nous parlions de la marque et de ce point de vue, c’est réussi. Les médias n’ayant pas eu grand-chose à se mettre sous la dent, on en aura vu de l’OLED incurvé !

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Le LG Hecto est un projecteur laser Full-HD qui se place relativement proche de l’écran de projection.

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C’est en fait une solution frontale directement adaptée des fameux rétroprojecteurs à une époque où ça se vendait. La solution semble très efficace avec une luminosité impressionnante. L’avantage évident est d’avoir une très grande image sans les problèmes du vidéoprojecteur à installer au fond de la pièce avec un recul suffisant.

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Le seul inconvénient réside dans le fait qu’il faut disposer absolument d’un écran spécifique ce qui fait que la diagonale est de 100 pouces obligatoirement. C’est déjà très bien mais si vous avez déjà un écran de projection tant pis. Ça ne fonctionne pas non-plus à priori sur un mur blanc. L’appareil est bien évidemment connecté. On parle d’un prix de vente de 10 000 dollars franchement abordable pour ce qui est proposé. Mais il n’est pas du tout certain hélas que le laser 100 pouces arrive chez nous.
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La 4K est désormais dotée d’un nom plus ou moins officiel, l’Ultra-HD. Pour la 8k, ça va commencer à devenir compliqué en termes de superlatifs. Cette nouvelle résolution de 3840 x 2160 pixels est sensée sauver le secteur du téléviseur de la ruine en lui redonnant de la valeur ajoutée. Et si on se place d’un point de vue strictement qualitatif, il est vrai qu’une telle résolution engendre des images absolument magnifiques. L’amélioration est évidente et immédiatement perceptible. C’est réellement un grand pas en avant. Il faut tout de même réaliser qu’une des salles de cinéma les plus perfectionnées de France, l’Imax 3D du quai d’Ivry, ne dispose que de deux projecteurs 2k pour la 3D pour un écran de 21 x 11 mètres ! Et on sent que le mouvement s’engage vraiment avec désormais une gamme de téléviseurs Ultra-HD chez tous les grands constructeurs, généralement du 55 au 84 pouces. Les prix commencent à se démocratiser aussi, même si c’est relatif avec 4 500 euros pour un 55 pouces au moins cher. Il convient d’ailleurs de préciser qu’il faut tout de même une taille conséquente pour justifier le passage à l’Ultra-HD même si à l’heure des iPad Retina, on peut imaginer la 4k dès le 40 pouces. Il n’y a qu’un minuscule petit problème, l’absence de tout contenu.

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Pourtant les sources existent car la plupart des films sont tournés en 4k native depuis déjà quelque temps. C’est le support de diffusion qui est aux abonnés absents. La BDA, l’association qui s’occupe de la norme Blu-ray, est en train de plancher sur un nouveau support optique Ultra-HD mais les choses avancent au ralenti. On parlait de fin d‘année 2013 et certains constructeurs comme Sony annonçaient déjà un lecteur dans ces délais mais il semble que ce soit repoussé à 2014. De toute façon, on peut se demander si un support physique nouveau est encore compatible avec les habitudes de consommation de notre époque. Qu’à cela ne tienne, aux Etats-Unis un premier service de vidéo à la demande en Ultra-HD devrait être disponible sous peu. En France, la prudence est de mise car on vient à peine d’introduire la HD de qualité sur ce type de service. Et même si pour une fois les éditeurs vidéo et les opérateurs y mettaient de la bonne volonté, en dehors de la fibre optique point de salut, que ce soit en streaming ou en téléchargement car le fichier Ultra-HD d’un film pèse au moins une dizaine de Go. Et le déploiement de la fibre n’avance pas vraiment comme prévu. Par décence, on n’évoquera pas la diffusion télévisée qui a déjà du mal à se mettre à la HD au bout de 15 ans. Reste des contenus Full-HD mis à l’échelle par le téléviseur ce qui est bien mais pas suffisant pour justifier une dépense de 5 000 euros. Il y a aussi la photo qui en bénéficie vraiment mais ça fait cher le cadre photo. En dehors d’être une attraction de salon et éventuellement du rayon, il est donc peu probable que l’Ultra-HD soit réellement un sujet commercial cette année.
LG a été le premier à sortir un écran 84 pouces ultra-HD, certes impayable, mais qui a au moins le mérite d’exister et d’être d’ailleurs réellement en vente dans nos contrées. Le constructeur enfonce le clou avec deux modèles plus démocratiques : un 55 et un 65 pouces. Comme il n’y a toujours pas de contenu, la marque fait appel à un processeur Triple XD Engine pour convertir les images Full-HD.

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Même si le 55 pouces sera vendu aux alentours de 5000 euros, on peut rêver de voir des écrans Ultra-HD à moins de 3000 euros d’ici la fin de l’année !
LG présentait aussi une version améliorée de sa Smart Remote. On se demande bien ce qu’il y avait à améliorer tant la version existante est déjà bien pensée. Mais soit.

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On retrouve une version mise à jour de la détection gyroscopique (façon Wii) ainsi que les classiques boutons et autres molettes de défilement. La télécommande embarque aussi un micro qui sera bien pratique en conjonction avec la reconnaissance vocale des nouveaux téléviseurs haut de gamme. La fonction « Voice Mate » autorise désormais les saisies en langage courant. Bref, on a hâte de voir ces innovations utiles à tous en rayon.
Lorsqu’en 2012, Samsung présentait les spécifications encore un peu floues de son « Evolution kit » pour téléviseurs, nous étions dubitatifs. On se demandait bien si ce produit allait réellement être lancer ou non. Et bien il va sortir, courant 2013 et on l’a vu.

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Un petit boîtier à 300 euros vient se brancher au dos du téléviseur (série ES8000 et 7000 uniquement). Les composants intégrés prennent alors le pas sur le matériel existant dans le téléviseur. On se retrouve donc désormais avec un processeur quadruple coeur et surtout avec une partie logicielle mise à jour comprenant de nombreuses nouveautés. L’interface a été complètement revue comme sur les nouveaux téléviseurs haut de gamme 2013. Elle se déploie désormais en écrans pleine page, à tourner à la manière d’un cube.

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La commande vocale a été également liftée. Avec près de 200 commandes différentes désormais mais aussi l’intégration d’une compréhension en langage naturel grâce à un partenariat avec Nuance. Côté vidéo à la demande peu de changements si ce n’est la possibilité de rechercher d’abord par titre, puis par fournisseur de contenu. C’est quand même plus pratique.

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La nouvelle interface propose aussi plus de gestes, avec notamment de la manipulation de photos à deux mains pour le zoom et la rotation. Samsung prévoie de sortir un nouveau module de mise à jour par an pendant 5 ans.
Samsung présentait sur son stand la toute nouvelle gamme F8000 qui remplace donc la ES8000 de l’année dernière. Si l’on met de côté les écrans délirants Ultra-HD et autres OLED, c’est donc le nouveau haut de gamme payable de la marque.

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La gamme sera disponible de 40 à 75 pouces. Il s’agit d’une dalle LED Full-HD qui doit hélas se contenter d’un rétro-éclairage dans les coins. La coque est encore plus fine qu’avant avec seulement 4 millimètres de bords en façade et un pied chromé séduisant.

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Côté numérique, la série intègre bien évidemment toutes les fonctionnalités de TV connectées déjà décrites. Il faut aussi noter que la partie Smart TV se veut personnelle puisqu’une fonction peut analyser (si vous le voulez) vos habitudes de consommation pour vous proposer des programmes et des applications adaptées. Sur le dessus, on trouve aussi une toute nouvelle webcam, rétractable cette fois-ci. Elle gère la reconnaissance gestuelle avec les nouvelles fonctionnalités. Surtout, elle fonctionne en infrarouge aussi ce qui veut dire qu’elle sera beaucoup plus tolérante aux conditions d’éclairage de votre salon pour vous reconnaitre.

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On ne connait pas encore le prix mais la série devrait être disponible fin du premier trimestre.
Chez Sony, on n’aime pas faire comme tout le monde. Alors que tous les autres constructeurs ont adopté la dénomination ultra-HD, désormais officielle pour désigner les téléviseurs d’une résolution de 3840 x 2160 pixels, Sony persiste dans son appellation 4k. Soit. Sur son stand, le constructeur faisait d’ailleurs la démonstration d’une dalle 56 pouces 4k donc et OLED. Chez les autres on a de l’OLED ou du de l’Ultra-HD, chez Sony on a les deux. Et il faut reconnaître que l’image laisse sans voix.

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C’est très impressionnant, avec des couleurs d’une vivacité incroyable et une luminosité carrément exagérée compte tenu de l’environnement sombre du stand. Evidemment, il s’agit d’un prototype et il n’y a pas de commercialisation prévue avant très longtemps.

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Outre un magnifique écran OLED Ultra-HD, Sony présentait une nouvelle gamme d’écrans 4k allant du 55 au 84 pouces. On sait désormais que le 84 pouces sortira en juin. En revanche, il faudra attendre un peu plus longtemps pour voir arriver les tailles plus petites. Côté prix, le 55 pouces devrait tourner autour de 4500 euros, alors que 65 pouces se négociera à 7000 euros, presque démocratique.

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Côté technique, la dalle est à LED en zonage local ce qui explique aussi l’épaisseur de l’engin. Le traitement numérique, et notamment la mise à l’échelle en 4k des contenus Full-HD, est confié à un processeur 4k Xreality Pro qui officiait déjà dans le 84 pouces présenté à l’IFA 2012. L’appareil est 3D via des lunettes passives. Mais Sony n’a pas trop insisté là-dessus. En revanche, on pourra s’en servir pour regarder deux programmes différents sur le même écran.

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En revanche, et c’est nouveau, le rétro-éclairage et les filtres de couleur de la dalle ont été revus pour une extension assez franche du gammut. Cette technologie porte la dénomination de Triluminos RGB.

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Côté design, on trouve une nouvelle dalle de verre qui recouvre intégralement l’appareil et assrez finement découpée pour laisser passer les membranes rigides des six haut-parleurs. L’appareil prend donc de l’envergure, mais le look est franchement réussi. Reste à savoir si un consommateur qui investit ce prix va se contenter d’enceintes si petites, même si elles sont de qualité.

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Plus proche de nous et surtout plus payable pour le commun des mortels, on trouve la série W9 en Full-HD mais qui emprunte à la série X9005 le système Triluminos. Par contre, c’est un rétro-éclairage de type Edge qui officie. La compensation de mouvement est en Motion Flow XR800 (800 Hz). Le design n’est pas en reste même s’il sera tout aussi discuté. Dénommée Quartz Design, cette nouvelle ligne adopte une dalle de verre intégrale et des bords d’écrans biseautés et colorés.

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En revanche, l’adoption du NFC est un avantage indiscutable. Pour envoyer le contenu visuel de son smartphone au téléviseur, il suffit d’approcher son téléphone de la télécommande et le tour est joué… si vous avez un téléphone Xperia. Si ce n’est pas le cas, sachez que cela fonctionne aussi sous Android en général mais il faut appairer les appareils à la main. Côté prix, le 40 pouces coûtera 1500 euros et le 55 pouces 2800 euros. Cette série sera disponible fin mars.
Sur le stand du japonais Toshiba, on pouvait admirer plusieurs modèles de téléviseurs Ultra-HD dont un très impressionnant 84 pouces.

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Il faut dire que le constructeur dispose d’une longueur d’avance en la matière puisque son écran 55ZL2 était déjà 4k en natif (on ne parlait pas encore d’Ultra-HD), même si cette orgie de pixels était surtout mise à profit pour la solution de 3D sans lunettes. Certes, le 84L9300 ne trouvera pas sa place dans tous les salons. En revanche, l’Ultra-HD sera aussi déclinée en 58 et 65 pouces ! Aucun prix officiel n’a été annoncé mais pour le 58 pouces les rumeurs font état d’un prix entre 5 000 et 6 000 euros. Ce n’est pas encore démocratique, mais c’est un début, d’autant que l’on parle d’une commercialisation fin du premier trimestre. C’est donc du tout proche !

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A noter qu’évidemment, faute de contenu, la guerre entre les marques autour de l’Ultra-HD sera avant tout une question de mise à l’échelle vers la 4k. Toshiba a de beaux arguments en la matière puisque c’est une version revue et corrigée pour la du Cevo Engine qui reprend ici du service. On notera aussi que le 84 pouces est en 3D polarisé alors que les autres modèles sont en 3D active. Toshiba a également revu sa plateforme de TV connectée de fond en comble. Exit donc le fameux Places et bonjour la Cloud TV. Disponible dès 32 pouces et à partir des séries L4300, cette nouvelle mouture s’appuie sur la décision de Toshiba de se joindre à Philips, LG et Pansonic dans un consortium visant à standardiser le concept de TV connectée pour faciliter le travail des développeurs. Et c’est un peu ce que nous réclamions depuis que la TV connectée est là. Côté matériel, tous les téléviseurs connectés auront désormais le WiFi intégré par défaut.

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La plateforme Toshiba est très sociale, avec une zone Inbox regroupant tous les messages sociaux que l’on peut imaginer. A noter que c’est un système multi-écran avec une partie de l’affichage déportée sur tablette, de façon à rester connecter sans pour autant être envahissant à l’écran pour ceux qui veulent continuer à regarder le film !

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La tablette servira également à piloter le téléviseur et du contenu spécifique sera proposé dans les applications à venir. Chez nous, le catalogue de VOD ne sera pas oublié avec Canal Play (en cours de négociation) et dores et déjà Vidéo Futur.

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Toshiba en a aussi profiter pour apporter un petit lifting a sa télécommande, avec désormais une zone clairement identifiée pour les applications connectées. Il faut dire qu’avant, pour trouver Places sur la télécommande, il fallait déjà savoir ce que c’était.

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Panasonic présentait également un écran OLED Ultra-HD en affirmant d’ailleurs qu’il ne commercialiserait pas d’écran OLED Full-HD car cela ne faisait guère sens. En fait, il s’agit d’une collaboration entre Sony et Panasonic, ce dernier étant responsable de la lithographie OLED, Sony se chargeant de la partie transistors. Le résultat est à la hauteur de ce que nous avions vu chez Sony, en toute logique. Il s’agit d’une vraie dalle OLED RGB et non pas blanche avec filtre de couleurs. Elle était présentée dans une version 56 pouces. Là encore, il ne s’agit que d’un prototype.

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Plus proche de nous, Panasonic présentait une magnifique gamme LED mise à jour. Le WT60 est connectée et la compensation de mouvement est cadencée à 4200Hz, rien que cela. Côté design, c’est magnifique avec une coque ultrafine et un pied de verre d’une finesse extrême aussi.

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Sur le dessus des TV connectées, on trouve une webcam et un micro qui servent à reconnaître les utilisateurs et à dicter des commandes. A l’essai, nous avons constaté que l’appareil reconnait relativement bien le langage naturel.

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Panasonic a eu l’idée intelligente de rendre complètement paramétrable la page d’accueil de la TV connectée. On choisit l’organisation et les éléments de la page et lorsque quand on s‘installe dans le canapé, l’écran vous reconnaît. On peut enregistrer jusqu’à 20 utilisateurs différents et s’il y en a plusieurs assis devant en même temps, on vous propose de choisir vocalement. La reconnaissance fonctionne parfaitement pour l’avoir expérimentée sur le stand.

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Si le LCD/LED figure en tête des prétentions de la marque désormais, Panasonic n’oublie pas pour autant le plasma, avec notamment un nouveau haut de gamme, la série ZT60. Elle ne sera disponible qu’en série très limitée car la dalle de verre frontale ultrafine est difficile à produire en masse. Les spécifications laissent rêveur : processeur double coeur, nouveau traitement Hexa Processing Engine, nouvelle conception de dalle antireflet très efficace, compensation de mouvement 3D 24p, certification THX 3D Display et THX Display, ISF, etc…

Enfin, Panasonic faisait la démonstration d’une tablette de 20 pouces en Ultra-HD !

Si ce n’est guère une solution nomade, ni même pour les genoux. Très impressionnante pour l’image, elle intéressera surtout les photographes mais il n’est pas certains qu’elle soit commercialisée dans nos contrées.

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Le téléviseur est un objet de décoration en soi alors pourquoi ne pas l’encadrer. C’est ce que s’est dit la société Vutech qui a lancé une gamme Artscreen. Il s’agit d’entourer le téléviseur d’un cadre, on va dire chargé pour être poli. Certains modèles peuvent même cacher complétement le téléviseur avec un tableau de maître qui est amovible électriquement ! C’est tellement kitsch que ça peut en devenir tendance …ou pas.

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CES 2013, compte-rendu 1ere partie : la TV
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Les Plus

  • Très bon écran
  • DES BOUTONS
  • Mémoire extensible

Les Moins

  • Plus le lecteur audio
  • Finition imparfaite
  • Offre de livres réduite au magasin en ligne Virgin

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