Creative Sound Blaster Roar SR20 : nomade & audiophile

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Cette enceinte encore nomade mais pas minuscule affiche de grosses ambitions sonores. Si extérieurement elle ne se fait guère remarquer, il en va tout autrement à l’intérieur avec des technologies audio très sophistiquées. Le résultat est impressionnant, pour peu que l’on préfère le fond à la forme.

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Ce n’est pas une petite enceinte mais elle est encore facilement transportable dans un sac, tout comme elle se manipule aisément d’une seule main. Son aspect est austère, pour le moins. C’est un monolithe rectangulaire aux bords arrondis dont la plus grande fantaisie est de décliner des niveaux de gris. Le design n’est ni vintage, ni moderne, juste oubliable et ce n’est pas pour son aspect que l’on achètera cette enceinte, c’est sûr. La finition est du même acabit. C’est un mélange de plastique, de métal et de caoutchouc, avec tout de même des grilles en aluminium qui habillent l’essentiel du devant, du dessus et des côtés. L’ajustage est parfait mais il y a des choix douteux, comme le caoutchouc à l’arrière qui vieillira sans doute assez mal. De même, l’arrière est parsemé de connectique et de boutons avec des branchements ouverts peu esthétiques. Si cette enceinte passe relativement inaperçu, on ne l’achètera pas pour son look ni pour sa finition.

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Creative Sound Blaster Roar SR20 : beauté intérieure

L’essentiel est donc ailleurs, à l’intérieur pour être précis. Le poids conséquent de 1100 grammes annonce la couleur, le son devrait être de qualité car en audio il n’y a pas de miracle et en général des haut-parleurs au poids conséquent permettent d’espérer. En fait, Creative, dont on connait les capacités en matière de développement audio, n’a pas lésiné sur les moyens et la sophistication. Cela commence par une bi-amplifcation qui sépare les graves/médiums et les aigus. Elle alimente deux haut-parleurs de 1,5 pouce dédiés aux aigus er montés en façade avant. Un haut-parleur de 2,5 pouces pour les basses et les médiums est monté face vers le haut. De chaque côté, un radiateur de basses passif amplifie les graves. Cet agencement inhabituel a deux effets. D’une part, l’effet reflex entre les haut-parleurs et les radiateurs permet d’amplifier le son, de le rendre plus ample, plus dynamique et d’appuyer les basses. D’autre part, cela permet de spatialiser pour ne pas limiter la zone d’écoute à l’avant de l’enceinte. Ce montage sophistiqué explique aussi la forme de l’enceinte toute en grilles. On sent que c’est le son qui a prévalu sur l’aspect.

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Suréquipée

La Roar est aussi très bien équipée. Déjà, elle est Bluetooth avec support de l’aptX et des codecs AAC. Le NFC est de la partie aussi pour un appairage automatique avec des smartphones compatibles. Bien entendu, il y a une fonction mains libres pour des conférences téléphonique de qualité. Un lecteur de cartes micro-SSD permet de stocker de la musique directement dans l’enceinte aux formats MP3, WMA et WAV. Du coup, il est aussi possible de s’en servir en tant que dictaphone. Il y a même une fonction sirène pour appeler au secours en cas d’urgence. Un autre mode produit des sons divers et variés pour vous tenir éveillé ou en état d’alerte. Ce côté Rambo de l’enceinte nous semble très gadget et on s’en serait volontiers passé pour un panneau arrière plus sobre. Il en va un peu de même pour la fonction endormissement qui réduit progressivement le niveau sonore jusqu’à arrêter l’enceinte complètement. A noter que l’on peut aussi piloter la musique directement avec des fonctions lecture, suivant, précédent ainsi que le choix d’une diffusion en boucle ou aléatoire.

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Creative Sound Blaster Roar SR20 : des chevaux

La recharge se fait par un adaptateur propriétaire ce qui est logique au vu de la puissance et surtout de la batterie qui délivre 6 000 mAh et assure ainsi une autonomie moyenne mesurée de sept heures. Une prise micro-USB permet de connecter l’enceinte à un ordinateur et de gérer la diffusion à l’aide du logiciel Sound Blaster Control Panel. Une bonne solution pour sonoriser un ordinateur portable, voire un fixe. Un port USB host permet de recharger un autre appareil nomade et avec sa grande capacité, la batterie peut effectivement dépanner efficacement à ce niveau. Enfin, une prise mini-jack permet de relier en filaire n’importe quelle source audio. Les commandes principales se situent sur le dessus et prennent la forme de petits boutons ronds intégrés au caoutchouc. L’appairage se fait simplement et une LED signale l’état. Par ailleurs, trois LED indiquent le niveau de charge de la batterie. Tout cela est donc très complet mais ce qui nous intéresse avant tout, c’est la qualité du son.

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Du coffre

Déjà, il faut signaler qu’il y a une nette différence entre le Bluetooth standard et l’écoute en aptX, par l’entrée mini-jack ou en USB par un ordinateur. Le son est alors plus dynamique et plus ample, il est dommage de s’en passer. En Bluetooth standard, on perd un peu. Sinon première constatation, le rendu est équilibré et les basses sont bien présentes. La reproduction sonore est très fidèle à la source et aucun registre n’est sacrifié. Les aigus sont clairs et présents mais pas insistants. Les médiums sont plutôt bien remplis. Les basses sont précises et ont de l’impact mais ne descendent pas très bas. Il suffit d’appuyer sur le bouton Roar pour que cela change. Le volume s’élève un peu, les basses sont renforcées et le son est plus ample mais au détriment de la précision et de la séparation de instruments. On s’en servira en fonction du lieu d’écoute, de la musique et aussi de l’espace à sonoriser. C’est à notre avis une très bonne idée que de laisser ce choix à l’utilisateur.

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Plus globalement, il faut reconnaître que le niveau sonore et la qualité de restitution sont franchement impressionnants au regard de la taille de l’enceinte. Des exercices traditionnellement très compliqués pour une enceinte nomade comme les voix claires, les concertos de violon ou encore de l’orchestre classique sont très bien restitués. Pour autant, la musique un peu violente, de type hard rock et électro, passe tout aussi bien. Creative a donc réussi son pari de proposer une restitution de grande qualité dans un volume très restreint. Sans parler du volume atteint qui est franchement à même de sonoriser un espace décent sans saturation.

Creative Sound Blaster Roar SR20 : pour le son

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Elle est moche et plutôt lourde pour sa taille mais c’est aussi l’enceinte nomade qui produit le meilleur son dans cet encombrement et qui est la mieux équipée, si toutefois cela vous intéresse. C’est donc un excellent choix pour tous ceux qui mettent la qualité de restitution avant l’esthétique. Même le prix est absolument défendable au regard de la technologie mise en œuvre.

Caractéristiques
– Type : enceinte Bluetooth autonome
– Autonomie : 7 heures
– Dimensions : 200 115 x 58 mm
– Poids : 1 100 grammes
– Haut-parleurs : 2 aigus 1,5 pouces, 1 médium / grave 2,5 pouces
– Liaison sans-fil : Bluetooth, aptX, AAC, NFC
– Connexions filaires : micro-USB, mini-jack
– Fonction : mains libres, bouton d‘alarme, endormissement, carte micro-SD, dictaphone
– Prix public : 249 euros

Creative Sound Blaster Roar SR20 : nomade & audiophile
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