Les fichiers musicaux ne vous appartiennent pas

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Voici une décision qui pourrait bien poser un frein quand à la confiance dans les achats dématérialisés. Un procès opposait la maison de disques Capitol Records à ReDigi, une start-up qui s’était lancé dans la vente de morceaux d’occasion. Un juge vient de décider que c’était totalement illégal.

Évidemment, l’utilisateur lambda peut trouver ça un peu fort de café. Pourquoi, pour sensiblement le même prix, serait-il possible de vendre un morceau sur un support physique et serait-ce interdit avec le dématérialisé. Grande question. D’un autre côté, quand on lit les conditions d’utilisation associées à un achat (les fameux CLUF), bien que ce soit un peu obscur, on a toujours un peu l’impression de ne pas être gagnant sur toute la ligne, c’est le moins que l’on puisse dire.

Pour ce jugement, il convient cependant de prendre quelques pincettes. On imagine d’ici un juge qui n’a rien compris aux doléances des utilisateurs. Le délibéré est assez cohérent. Ce n’est pas un verdict contre le marché de l’occase mais plutôt sur les méthodes de ReDigi. La start-up ne s’appelant pas iTunes, il fallait passer par une astuce technique pour créer des morceaux d’occasion. Bref, il était nécessaire de créer un nouveau fichier et c’est là que ça a coincé.

Cela ne remet pas en cause les idées que peuvent avoir de grosses sociétés sur un éventuel marché d’occasion qu’on aimerait voir fleurir le plus vite possible mais bel et bien la méthode de ReDigi.

Une chose est sure : dans cette histoire, à cause de l’absence d’un réel marché de l’occasion, de CLUFs complètement délirants, le grand gagnant reste probablement le téléchargement illégal.

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