Volant Ferrari F1 Wheel : Thrustmaster à Monza avec Alonso et Massa

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Thrustmaster a choisi ce Grand Prix emblématique pour annoncer son volant de simulation ultime puisqu’il s’agit d’une reproduction exacte de celui qui équipe les Formule 1 de Ferrari. Le fabricant français est si convaincu de son réalisme qu’il nous a même permis d’essayer le simulateur officiel de l’écurie pour comparer. Et cerise sur le gâteau, Fernando Alonso et Felipe Massa nous ont fait une démonstration à voir en vidéo dans cet article.

Il n’y a pas de meilleur endroit que le salon Ferrari au-dessus des paddocks pour lancer un volant de Formule 1 à deux jours du Grand Prix de Monza, le temple de la course automobile en Italie. Fort d’un partenariat qui dure depuis plus de dix ans entre Ferrari et Thrustmaster, les deux partis ont jugé qu’il était temps d’aller jusqu’au bout. Et le résultat est un volant en tous points identique à celui de la vraie Formule 1, en taille comme en forme. Il fallait le faire. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder les photos et notamment celle où Alonso et Massa, conviés pour l’occasion, tiennent les deux, le vrai et la réplique. Au centre se tient Claude Guillemot, le PDG de Thrustmaster dont la passion n’est pas en reste pour se lancer dans des projets aussi ambitieux.

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Pour s’en servir, il est possible d’utiliser le fameux T500RS de Thrustmaster, le volant ultime pour la simulation qui fonctionne aussi bien sur PC que sur PlayStation 3. Il suffit de dévisser l’ancien et de visser le nouveau.

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Pour acquérir le seul volant Ferrait F1 Wheel add-on, il faudra débourser 150 euros. Il est également possible d’acheter un T500RS doté du volant F1 sous l’appellation Ferrari F1 Wheel Integral T500 pour 600 euros.

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Pour que le tout soit encore plus réaliste, les palettes de changement de vitesse font partie intégrante du volant et doublent celles d’origine du T500RS. Elles sont elles aussi très proches des vraies, tant par la forme que par le mouvement. La prise en main est au premier abord déconcertante mais comme nous le verrons plus loin, elle correspond en tous points à celle du vrai volant que nous avons pu essayer sur le simulateur de Ferrari.

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S’il y a des molettes de réglage en course reprises sur le volant de Thrustmaster et même un bouton DRS fonctionnel, on peut juste regretter que les commandes du milieu soient factices. Même si cela n’aurait correspondu à rien dans le jeu, on aurait aimé que ce soient au moins de vrais boutons. Mais pour tout le reste, il s’agit vraiment d’une réplique exacte. Evidemment, le plus réussi des volants de F1 ne sert à rien s’il n’y a pas de jeu qui l’accompagner dignement. Fort logiquement, Thrustmaster s’est associé à F1 2011 de Codemaster avec une sortie simultanée prévue le 23 septembre.

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Mais là où Thrustmaster et Ferrari ont vraiment mis les petits plats dans les grands, c’est en nous donnant l’occasion d’essayer le simulateur officiel. Alonso et Massa ont même eu la gentillesse de nous en faire une démonstration.

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Dans un monde de plus en plus virtuel, il n’est pas étonnant que même une écurie comme Ferrari ait recours à la simulation pour conduire une Formule 1 à moindre coût. Enfin, tout est relatif car le simulateur vaut tout de même plusieurs centaines de milliers d’euros. Deux vidéoprojecteurs sont conjugués à un écran courbe pour garantir une immersion maximale. La cellule de la Formule 1 est une vraie, tout comme le volant et les pédales. Le tout est monté sur vérin pour simuler les réactions de la voiture. Pour rendre le freinage plus réaliste, c’est un moteur qui tend les ceintures de sécurité. Le tout a été conçu pour être vraiment dans des conditions proches de la réalité.

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Pour l‘essai, c’est le circuit de Fiorano qui a été choisi par les ingénieurs de Ferrari, la fameuse piste d’entraînement maison. Ceux qui connaissent savent que c’est l’enfer sur terre en Formule 1 car ce n’est qu’un enchaînement incessant de virages serrés. S’il n’y a aucune sensation d‘accélération, le freinage est clairement ressenti même si évidemment tendre la ceinture ne peut procurer le même effet que les G de la réalité. En revanche, les commandes sont particulièrement réalistes. Si le volant est un vrai et que le retour de force est exceptionnel, ce n’est pas encore tout à fait la même sensation que dans la réalité mais on est proche. Le plus impressionnant, c’est la pédale de frein aussi dure que dans une vraie Formule 1. Même en appuyant de toutes ses forces, on peine à bloquer les roues.

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Si les graphismes ne sont pas très impressionnants par rapport à ce qui se fait dans les derniers jeux, la projection sur écran incurvé donne un réel effet de 3D et comme on ne voit pas les bords, on a vraiment l’impression d’être sur la piste. De même, les vérins recréent efficacement les mouvements de la Formule 1 pour les contraintes latérales. S’il faut quelques tours pour arriver à maîtriser un tant soit peu, assez vite on se sent à l’aise suffisamment pour ne plus sortir de la piste et commencer à soigner les freinages comme les trajectoires. Comme souvent, la réalité est plus facile à appréhender que de nombreuses simulations parce que le réalisme aide justement beaucoup Toujours est-il que l’on sort du simulateur totalement grisé et on se dit, il n’y a pas d’autres limites à la simulation que celle de l’argent.

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Alonso et Massa ont pris un peu de leur temps précieux pour faire une démonstration du simulateur. C’est le Brésilien qui s’y colle en premier et il passe plus de temps en dehors de la piste que dessus sous le regard attentif de son coéquipier. Les réglages ne sont manifestement pas les bons. Sur ce simulateur, il est possible de modifier tous les paramètres de la voiture dans les même conditions que sur une vraie. Une fois réglé, on est bouche bée devant le résultat mais plutôt que de le décrire, mieux vaut regarder un tour avec Alonso.

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Avoir pu essayer le simulateur professionnel permet d’aborder la simulation ludique avec un œil critique et on peut admirer la confiance de Thrustmaster en son nouveau volant. C’est fort logiquement F1 2011 de Codemaster qui a été utilisé. Le volant F1 a été intégré dans le jeu et les développeurs des deux sociétés ont travaillé main dans la main pour que cela se fasse dans les meilleures conditions. Evidemment, c’est le circuit de Monza qui a été choisi pour la démonstration ainsi que la version PC quasiment finalisée.

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Déjà, on peut dire que les graphismes sont impressionnants et qu’il y a une réelle ambition de simulation. Première constatation, le volant semble effectivement offrir une prise en main identique au vrai, ce qui en soi est déjà un exploit. Au début, la prise en main n’est guère agréable mais au fil des tours, on s’aperçoit de son bien-fondé. Le retour de force, tel qu’il a été réglé, est si violent que l’on se demande même si les effets ne dépassent pas la réalité du simulateur professionnel. Il faudra peut-être réduire un peu. Quoi qu’il en soit, l’impression de réalisme que dégage la direction est vraiment très proche de celle du simulateur Ferrari. Le pédalier est convaincant pour l’accélération, électrique de toute manière sur une F1.

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En revanche, le freinage est loin du compte ce qui est logique, d’autant que la pédale était réglée en position souple. On peut la durcir très significativement grâce à un accessoire fourni. Pour la simulation en elle-même, on est un peu dubitatif. F1 2011 est assez réaliste pour ce qui est de la motricité et du freinage avec surtout à Monza une parfaite illustration du peu de marge que l’on a pour définir le moment exact où il faut freiner lorsque lancé à 340 km/h on fonce sur la chicane. En revanche, les réactions de la voiture semblent tout de même assez éloignées de celle du simulateur Ferrari avec notamment une tendance à un survirage facilement maîtrisable que la vraie Formule 1 ne pardonnerait pas aussi aisément. Il faudra essayer le volant de Thrustmaster sur des jeux un peu plus exigeants come GTR-2 par exemple même si on ne pilote qu’une F3000.

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Toujours est-il que pour le volant, le pari est parfaitement réussi. Le Ferrari F1 Wheel est vraiment proche du vrai et permet pour la première fois de simuler la F1 par une approche matérielle car jusqu’à présent il a toujours fallu faire avec des volants qui n’avaient aucun rapport. Certes 600 euros, c’est une somme mais c’est de loin la manière la moins chère pour s’approcher des sensations de la Formule 1 dans une simulation. Et pour les heureux propriétaires d’un volant T500RS, il suffit d’acquérir le volant add-on pour 150 euros.

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  • Consommation
  • Design

Les Moins

  • Contraste léger
  • Colorimétrie à revoir

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