Sony KD-65X9005B : le meilleur écran du marché… ou presque

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Le Sony KD-65X9005B est le nouveau vaisseau amiral du constructeur japonais. On avait déjà eu l’occasion, que dis-je, le bonheur absolu, de tester la version précédente de l’écran Ultra-HD / 4k selon Sony et c’est donc avec une joie non dissimulée que l’on a mis la main sur la toute nouvelle édition. Au menu donc : une dalle pas vraiment nouvelle mais un design revu et corrigé et des performances toujours sur le haut du panier… vue la note, on a envie de dire « heureusement »…

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Le Sony KD-65X9005B est donc le nouveau haut de gamme de la firme japonaise. Il est disponible en 55 et 65 pouces et le moins que l’on puisse dire, c’est que le constructeur a mis la barre très haute. Ici tout respire le luxe, jusque dans la finition de la télécommande tactile d’un gris anthracite profond. Techniquement, la marque n’a pas pris beaucoup de risque. On reste sur une dalle 4k à rétro-éclairage Edge et une dalle EMR 800Hz là où d’autres montent plus haut leurs prétentions. Pourtant, l’appareil s’avère vraiment convaincant, notamment grâce à un traitement d’image irréprochable.

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Design et finition

Côté look, Sony a décidé de changer son fusil d’épaule. Exit donc le design monolithe de la série précédente X9005 au profit du design Wedge. La dalle est toujours aussi plate, là où d’autres constructeurs misent sur la courbe. Comme on a eu l’occasion de le dire, pour nous, la courbure de la dalle ne fait pas vraiment sens pour l’instant. L’appareil est très épais, surtout vers le bas, affichant un profil triangulaire :

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Il laisse beaucoup de place pour les haut-parleurs, toujours intégrés à l’appareil.

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La finition fait la part belle aux matériaux nobles, le métal et le verre.

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C’est vraiment un très bel objet.

Ergonomie

La nouvelle interface TV connectée a été simplifiée et s’apparente déjà plus à celle d’un téléphone, avec son jeu d’application. L’interface est d’ailleurs la même sur toute la gamme de TV Sony 2014, ce modèle de luxe ne fait pas exception à la règle.

On signalera malgré tout le mode Social TV, qui fait sens… surtout pour le foot en fait. Avec une partition de l’écran : votre programme courant dans la plus grande fenêtre (ici c’est un Blu-ray, mais ça marche quelque soi votre programme), Skype sur la partie verticale et les messages des réseaux sociaux (on pense notamment à Twitter) sur le bas de l’écran. Ça fait d’autant plus sens que la résolution de l’écran est très élevée… en l’occurrence, on pourrait regarder ce Blu-ray dans ces conditions sans rien perdre de résolution en fait.

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Equipement

L’équipement est très complet. C’est même le plus complet à ce jour. La webcam est bien sûr de la partie (d’ailleurs, vous pouvez me voir sur l’image ci-dessus en encadré, c’est assez perturbant). Côté télécommande, deux modèles sont livrés dans le carton : une zappette classique :

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Et une version tactile, plus pratique pour la navigation. On pense notamment au navigateur Opéra, intégré à l’appareil.

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A l’essai, c’est sympa, mais on préfère tout de même les modèles à reconnaissance de mouvement de chez LG, comme on peut notamment en voir sur le LG 55EA970V.

Toute la connectique est intégrée à l’écran, contrairement à la pratique courante chez Samsung. Voir par exemple le test du Samsung UE55HU8500. Mais pour ceux qui voudraient accrocher leur téléviseur au mur (on recommande un mur bien solide vue le poids de ce 65 pouces), Sony livre aussi un boîtier permettant de déporter la connectique. Quand on vous disait que c’était vraiment complet…

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Sony KD-65X9005B : une conso dans la norme pour un 4k

La consommation du Sony KD-65X9005B est assez élevée pour un 65 pouces, mais reste dans les clous pour un écran 4k. Il faut en effet la comparer par exemple aux 170W d’un Samsung UE55HU8500. Ici, le Sony engouffre tout de même 220W en fonctionnement, dans nos conditions de mesure standard. On notera d’ailleurs que le réglage du rétro-éclairage manque de finesse : à 4 on est à 250 cd/m2 mais sur 3, on n’est plus qu’à 200 cd/m2… pas très subtil tout ça…

tablo2.jpgLe Sony KD-65X9005B bénéficie des réglages maison. Ici, pas d’ISF, pas de THX, pas de White Light consulting, tout est fait en interne, avec un résultat plutôt correct. On notera toutefois que le système de réglage est assez déroutant. Il faut d’abord choisir la scène, puis ensuite, on peut accéder au réglage de ce mode scène. Ainsi, au début, on cherche en vain le préréglage cinéma, alors qu’en fait, la scène est réglée sur Jeu, parce que l’appareil a reconnu un PC. Mais on s’y fait.

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En mode cinéma, et avec une température des couleurs sur chaud 2, on arrive à une température des couleurs de 6100K. C’est un peu chaud, mais tout de même assez proche du standard. Du reste, la fidélité chromatique est correcte, mais on voit qu’il aurait été possible d’améliorer encore les choses. En fait, l’écran a un parti pris assez marqué quant au rendu des images. Comme son prédécesseur, il a tendance à privilégier la saturation, pour un rendu très valorisant, pas parfois un peu juste.

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Pour rappel, ce graphique donne la différence entre la nuance de couleur désirée et celle réellement affichée.

– Si DeltaE > 3, alors la couleur affichée est sensiblement différente de celle exigée, cet écart pourra être perçu par l’utilisateur.
– Si DeltaE < 2, LaCie considère que la calibration comme réussie, une légère différence persiste mais elle sera quasiment indécelable par son propriétaire. - Si DeltaE < 1, la fidélité des couleurs est excellente. Attention, ça reste très correct, on chipote. Toutes les couleurs sont au moins correctes par défaut et seules les teintes extrêmement claires sont à plaindre. tablo3.jpg

Si la fidélité chromatique pourra en surprendre certains, c’est parce qu’en fait, le téléviseur Sony exploite un système de rétroéclairage dynamique et ça a un impact, fort heureusement limité ici par rapport à la casse que l’on connait sur d’autres modèles et du coup, on peut vous recommander de l’utiliser. Au demeurant, le contraste ainsi obtenu dépasse toutes les espérances que l’on pouvait placer dans un écran LED : on dépasse les 8400 :1 c’est exceptionnel. Malheureusement, il faut aussi compter avec pas mal de reflets, comme on peut le voir sur l’image ci-dessous.

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Le filtre anti reflet est bien là, mais il est loin d’être parfait.

Passé au Gretag Eye-one Display 2, l’écran s’avère respectueux du standard, ce qui montre qu’on peut faire des écrans Triluminos sans que ça soit forcément le carnaval de rio dans ta télé tous les soirs.

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Le gammut représente la richesse des couleurs affichées. Les coins du triangle sont les couleurs primaires (en synthèse additive, bien sûr). Ainsi, la surface du triangle représente l’ensemble des couleurs affichables en combinant les trois teintes primaires avec plus ou moins d’intensité pour chacune d’entre elles. Donc plus la surface du triangle est étendue, plus les couleurs sont riches.

Sony KD-65X9005B : Uniformité centrée

Nous avons mesuré l’uniformité de cet écran. Pour rappel, voici la méthode :

Nous réglons la dalle sur 50 % de luminosité, 50 % de contraste et nous mesurons l’uniformité de l’éclairage dans une image blanche quadrillée en 64 zones de taille égale : le point le plus lumineux est considéré comme le point 100 %, la valeur du noir précédemment mesurée est considérée comme 0 %, les autres valeurs mesurées sont étalées ensuite.

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L’uniformité du Sony KD-65X9005B est correcte sans plus. Nous n’avons pas enregistré de fuites particulières, la dégradation de la luminosité sur la dalle est plutôt homogène et à ce niveau de prix, c’est le minimum syndical.Le Sony KD-65X9005B offre une réactivité correcte… sauf que nous n’avons pas pu la mesurer. Le système de contrôle des pixels, qui s’apparente à de la PWM au niveau même de l’accès pixels (et je ne parle pas du rétro-éclairage) perturbe grandement la mesure. Nous ne sommes donc pas en mesure (ahah… Garcimore, sort de ce corps), de vous faire part de la courbe de mesure habituelle.

Qualité vidéo

Alors, commençons directement par le 4K. Evidemment, on a très peu de contenu. Sony a bien voulu nous livrer un petit boîtier générateur d’image, qui contenait des vidéos mais à part le Trailer d’Elysium qu’on finit par ne plus pouvoir voir en peinture, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous les mirettes. On commencera donc par des natures mortes permettant d’apprécier la saturation des couleurs de l’engin :

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S’en suit alors une étrange série de vidéos où des gens de prennent des sacs d’aspirateurs remplis de poussière colorée sur la tronche.

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C’est beau, d’autant que c’est filmé au ralenti, ce qui permet d’apprécier pleinement la finesse du rendu.

Fort heureusement, il y avait aussi un extrait d’Elysium, tellement beau qu’on dirait un jeu vidéo. On a pu le comparer avec un trailer 4k d’origine informatique du même film. L’écran accepte de lire les vidéos en 4k via le port USB et c’est très appréciable, parce qu’à l’heure actuelle, c’est à peu près tout ce que vous pourrez regarder en 4k. Et bien le résultat est très comparable. La qualité d’image est époustouflante, la finesse du détail saute littéralement aux yeux, au point de remarquer quelques petits soucis de maquillage çà et là. On disposait aussi de plusieurs reportages en 4k et c’est à chaque fois le même choc ; le rendu est tout simplement exceptionnel, que ce soit sur les films en ultra-HD que sur les reportages.

Maintenant, il n’y a pas que l’ultra-HD dans la vie. Comment l’écran s’en sort-il avec des contenus « du commerce ». Et bien, là aussi, c’est une véritable claque. On ne perd absolument rien en netteté. Il suffit de voir ces quelques extraits de Training Day pour s’en convaincre :

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Pour info, on n’avait pas mis l’écran sur pause pendant ces prises de vue. La netteté de la calandre et des gouttes d’eau est très appréciable. Hélas, on n’avait pas de titre « remasterisé en 4k » mais comme on a pu voir lors du test du X9005, précédente édition, il s’agit tout simplement de disques en Blu-ray vraiment propres… c’est-à-dire aussi propre que devraient être tous les Blu-ray que l’on achète si l’industrie des biens culturels n’était pas aussi je-m’en-foutiste.

Quelques astuces de réglages. On commence par le motion flow. Plusieurs modes s’offrent à vous. Si vous êtes du genre à ne pas supporter du tout les saccades, il existe le mode Impulsion. Ce dernier insère carrément des images noires entre deux images réelles. Le résultat est d’une fluidité parfaite… mais on perd aussi la moitié (ou presque) de la luminosité. De jour, c’est quasiment inutilisable. Le soir, par contre, c’est à vous de voir, car cela fait tout de même pas mal scintiller l’écran. On trouve le bon compromis en mettant le curseur sur Net. Il faut aussi baisser un peu le contraste, à 100% au déballage du carton, ce qui procure un rendu caricatural. On vous recommande plutôt de le baisser à 90%. Vous aurez par contre raison de monter la définition à 40 (et non pas la netteté). Ce curseur devient accessible si vous passez en manuel pour la « création de réalité ». Dans ce cas, les textures sont vraiment rehaussées et le rendu est des plus agréables.

Jeu vidéo

Dans les jeux vidéo, l’appareil s’en sort plutôt bien, même sur des contenus en très basse définition, émanant par exemple d’une PS3. Le rendu est agréable, suffisamment fluide sans qu’on ait besoin de retoucher tous les réglages. Mais c’est bien évidemment sur PC que l’appareil prend tout son sens et de ce point de vue, on a progressé depuis la dernière fois. Ainsi, avec les derniers drivers Nvidia, on arrive à monter en 4K/60Hz… mais il y a encore un bug, ce qui fait que le SLI ne fonctionne pas. Autant dire qu’on est loin d’avoir la puissance suffisante pour tout faire tourner à fond. Ça reste bien sûr un bonheur rare de pouvoir jouer sur PC en 4K sur un 65 pouces. Mais il ne faut pas oublier qu’à ce jour, ce sont encore les joueurs qui ont le plus de contenu.

3D

Pas grand-chose à dire là-dessus. Il y a fort à parier que la 3D n’intéresse plus grand monde de toute façon, mais puisque Sony livre des lunettes, autant en profiter. Le rendu est agréable avec très peu de crosstalk.

Mode PC

On atteint la résolution native et désormais en 60Hz, au moins sur notre configuration de test Nvidia.

Qualité sonore

Avec quasiment 65W de puissance audio en sortie, l’appareil a les moyens de ses ambitions. Et c’est vraiment très bon. L’engin a du coffre et on peut s’en servir allègrement pour le home cinéma, même si les puristes préfèreront le 5.1. L’engin descend suffisamment dans les graves, mais il faut remarquer qu’il sacrifie aussi un peu les aigues, qui sont moins détaillées que ce que nous l’espérions. La spatialisation est très bonne, avec, pour une fois, des hautparleurs qui visent le spectateur et non pas le mur ou le sol comme sur la plupart des produits concurrents.

Sony KD-65X9005B : les yeux fermés et le porte-monnaie ouvert

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Le Sony KD-65X9005B est tout simplement le meilleur écran de l’année. On ne reviendra pas sur son design, mais la qualité d’image tant en 4k qu’avec des Blu-ray est tout simplement fantastique. L’écran nous a aussi bluffé par son contraste. Son traitement d’image est tout simplement irréprochable, avec la fidélité chromatique qui est toutefois un cran en dessous d’un écran OLED comme le LG 55EA970V mais l’appareil est plus polyvalent et un peu moins cher à diagonale égale. Dommage par contre que l’écran soit aussi brillant.

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9.5/10

Les Plus

  • Contraste exceptionnel
  • Résolution fantastique
  • Traitement d’image irréprochable

Les Moins

  • Prix
  • Reflets !!!

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